AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Melissande ••• Douceur entachée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Humain

avatar

Messages : 99
Âge du personnage : 24 ans


Mémoire de vie
Race: Humain
Métier/Rang: Comtesse
Statut amoureux: Célibataire

MessageSujet: Melissande ••• Douceur entachée    Mar 13 Sep - 21:19


Melissande

ÂGE ─ 24 ans
ANNIVERSAIRE ─ 13 août
ORIENTATION SEXUELLE ─ Hétérosexuelle
OCCUPATION ─ Comtesse
CLASSE SOCIALE ─ Noble
RACE ─ Humaine
AVATAR ─ Beatrice - Umineko

Profil Psychologique

La peur. Sombre et sordide. Hideuse. Captivante. Il est de ces sentiments si forts que l'on ne peut les omettre. Ils semblent nous posséder. Ils font partie intégrante de l'être. Ils s’immiscent en vous avec rage, avec force et douleur. Melissande possède en elle ce tendre poison, héritage et vestige du passé. D’une âme torturée. La peur depuis bien longtemps déjà a corrompu ce cœur pur et aujourd'hui encore, elle le tourmente avec véhémence.
Alors, douce âme effrayée, elle revêt son déguisement et ce chaque jour durant, se déplaçant aux travers des serpents.

Oh, Melissande. Tu es ravissante. Tu es douce. Ah, Melissande, mais rien n'avait d'égal que ta malédiction. Belle réprouvée que tu étais, trop tôt déjà t'avait-on damné. Il avait suffi d’une seule erreur de ta part et voilà que déjà tu sombrais dans une sombre torture, car enfin, tu as toujours agis dans le bien. C’était ce dont tu t’étais convaincue un temps et puis, il avait eu ce retour à la réalité. Fatale erreur. Si les montres t’entouraient et t’entourent encore aujourd’hui, tu te trouves bien plus hideuse qu’eux. Non, tu n'étais pas parfaite, car tu portais en toi des maux douloureux, mais silencieux. On vit bien vite en toi ce qui n'y était pas.
Vide. Il manquait en toi un petit rien qui t'aurait donné le goût de la vie, alors peu à peu naquit en toi cette crainte sans nom, prête à te faire perdre la tête. Ces craintes, car en toi l'orage grondait tandis que l'inquiétude grandissait.

Tu t'es perdue douce enfant, il y a de ça bien longtemps et jamais tu n'as regagné cette quiétude tant convoitée. Alors tu as choisis ce masque pour te dissimuler. Celui d’une noble. D’une comtesse sans reproches. Furtive. Taciturne. Il coule en toi cette émotion inoubliable, ce torrent de vie et de larmes. Tu n'es que sensibilité et passion. Ta perception se trouble et tes sens sont en éveil, car doucement le cocon se referme sur toi...Melissande, tu es telle le papillon qui jamais n'ouvrira ses ailes. Parce Melissande, tu es comme le vent. Insaisissable, mais douce. Obstinée et bornée, mais souvent sage et néanmoins piquée d’une curiosité sans failles.

Rêveuse lunaire, elle n'est rien d'autre que la face cachée de l'astre. Tel Pierrot, tu aimes et tu désires. Une tendre solitaire. Éternelle et candide. Il sommeille en toi ce soupçon d'émerveillement, comme l’innocence de l’enfant un matin de neige. Tes yeux brillent et pétillent, révélant ta véritable nature, celle qui refait peu à peu surface à mesure des rencontres que tu fais sur ce chemin tortueux qu’est la vie. Silencieuse, mais belle. Secrète, mais brillante. Tu possèdes en toi cette étincelle, ce petit rien. Cette différence qui fait ton charme. Tu marques les esprits comme un tatouage encrerait la peau à vie.

Tu es si triste. Ou peut-être l’étais-tu. Tu ne peux te résoudre à l'oubli, toutefois tu te libères peu à peu de tes entraves. Tu te consumes, tu as apprends à connaître ces nouvelles facettes de te personnalité ou peut-être n’étaient-elles qu’endormies. Tu t'exprimes comme personne ne le fait, la plupart du temps à travers quelques paroles posées et puis, soudainement, tu t’emportes. Cette crainte qui vit en toi est comme le souffle nouveau qui t'anime. Tu es ce puits d'émotions, parfois imprévisible. Tu es l'énergie, tu es l'apaisement. Tu as ce regard nouveau, celui d’une femme endurcie et entachée par la vie. Cependant, tout en toi rassure. Quel est donc ce sourire si mystérieux qui illumine chaque trait de ton visage. Si les doutes et la peur demeurent, comme les démons de ton âme, tu éclates pourtant de cette lumière étrange et nouvelle. Merveilleuse, en somme.

Tu poses sur le monde un regard nouveau et sans jugement, pourtant tu es encore bien souvent incomprise. Peut-être simplement parce que tu ne veux pas que l'on te comprenne. Pis encore que toutes ces peurs qui gangrènent ton être, il est ce secret presque sacré, qui te rend vulnérable. Celui du sang qui autrefois coulé, le tien comme celui d’un étranger, car c’est tout ce qu’il était. Tu t’es quelques peu endurcie, regagnant de l’énergie bien. Si autrefois tu rêvais de monts et merveilles, c’est toi qui pars à leur recherche aujourd’hui. Tu as laissé derrière toi livres et écrits pour mieux retrouver le monde. Pour mieux en faire partie. Il te reste tant de chemin à parcourir et d’obstacles à gravir, tu t’es toutefois prouvé que tu ne manquais pas d’ardeur. Il a fallu que la vie te mette à nouveau à l’épreuve et te violente, mais encore une fois tu t’es relevée. La tête haute.

Melissande, tu es un bouton rose, tendre et fragile. Celui qui renait. Melissande, tu es depuis si longtemps blessée. Douceur sucrée. Suave. Exquise poupée. Brisée et consumée. Tu n'es rien d'autre que ton propre poison. La plaie se referme, cependant la cicatrice reste à vie.

Histoire


MEA CULPA C'EST UNE VIEILLE FICHE
Peut-être que je referai un jour!


Comme dans toutes les histoires, avant que les héros puissent vivre heureux et avoir beaucoup d'enfants, il faut qu'il y ait une rencontre. Cette rencontre a lieu dans un quartier riche de Londres durant l'automne 1515. Sir James Matthews, un célèbre avocat anglais est invité à une soirée mondaine, chez John MacDowell, un puissant noble londonien. De même que dans chaque soirée semblable à celles-ci, les invités sont nombreux et on fait venir de toute l'Europe des astronomes, des philosophes ou encore des peintres et, tout particulièrement des Français qui sont très demandés à cette époque-là. Parmi ceux de ce soir-là se trouve Nicolas Poussin, un célèbre peintre d'origine française, accompagné de sa muse et amante Angélique. C'est une jeune femme d'une vingtaine d'années, fille d'un grand noble français et qui porte particulièrement bien son nom.
Et... ce qui devait arriver arriva. Mr Poussin fut présenté à Mr Matthews. Là, les regards du petit ange français et l'avocat, le plus prisé de toute la région londonienne, se rencontrèrent. Ce fut le coup de foudre. Lorsque le peintre embarque sur le navire qui devait le ramener vers la France, Angélique avait disparue. Il lui avait donné sa "bénédiction" quelques jours plutôt et elle était partie s'installer dans la modeste, mais grande, maison de l'avocat. Très vite, ils se marièrent et quelques mois plus tard, on divulgua la nouvelle : ils attendaient un heureux évènement. Leur vie était un véritable conte de fée, rien ne leur faisait plus plaisir que la venue de cet enfant, dont le sexe importer peu et leur amour était passionné. Rien ne pouvait venir entacher leur bonheur.


Par une belle nuit d'été très étoilée, un cri de souffrance, vient déchirer le paisible silence. Dans une maison du quartier bourgeois de Londres, on aperçoit la lumière d'une bougie et beaucoup d'agitation. A l'intérieur, une femme, une jeune femme blonde, ruisselante de transpiration et haletante, pousse des cris de souffrance. Rien de plus magnifique que la venue au monde de l'être le pur qu'il existe en ce bas monde. Pourtant, une chose inattendue et inquiétante était en train de se produire. En effet, alors que tout se passait bien, on vit soudain que l'enfant se présentait par le bras. C'était une chose très rare qui provoquait beaucoup de souffrance chez la mère et l'enfant, puisqu'il est évident, que nul ne peut naître de cette manière. Le médecin était désemparé. Angélique commençait à être épuisée et si les choses continuaient ainsi, le bébé et la mère allaient mourir ensemble. Une seule solution se présentait : opérer la mère. Cela dura des heures entières, mais le médecin réussit à sauver l'enfant. Angélique, elle, venait de décéder. Son corps était trop faible, elle avait perdu trop de sang et la souffrance lui avait fait perdre espoir. Elle venait d'utiliser ses dernières forces pour donner un nom à sa fille : Melissande.

On présenta ensuite l'enfant à son père qui découvrit au même moment, la scène macabre du corps ensanglanté et découpé de sa femme. Le lit était imbibé de sang et des serviettes jonchaient le sol. Cette vision fut un choc pour James. Lorsque tout le monde fut parti et la chambre nettoyée, il laissa sa fille dans son berceau et ne lui accorda aucun regard. Les visions de cette chambre et de sa femme, lui était insupportable, il décida de déménager. Il avait assez d'argent de côté pour pouvoir se payait un petit domaine en campagne et il abandonna son métier. James ne s'occupait pas de sa fille. Ou du moins, pas de la bonne manière. Il rejetait la mort de sa femme sur sa fille. Selon lui, la mort de sa femme était uniquement due à sa fille, c'était sa faute. La faute de cette erreur, qui, si elle n'avait jamais existé aurait permis à Angélique de vivre. Très vite, il sombra dans l'alcool et devint violent. Il ne supportait rien venant de sa fille, la moindre erreur, le moindre faux pas, lui valait d'être battue et d'être enfermée durant des heures dans sa chambre. Il préférait la savoir enfermée plutôt que de la voir traîner devant lui. Elle n'était pas autorisée à sortir de la propriété, les personnes habitant autour ne devaient jamais la voir. James souhaitait se couper de l'extérieur et ainsi personne ne pouvait voir les blessures et les bleus de Melissande.
Son père étant la plupart du temps saoul, elle apprit à faire à manger et faire les tâches ménagères très tôt. Elle s'occupait également de son père, lorsqu'il tombait et heurter trop violemment les meubles, se blessant au passage. Très vite elle acquit de la maturité et face aux problèmes de son père, se vit contrainte de lui désobéir et de partir de la propriété pour aller chercher la nourriture et les biens dont ils avaient besoin. Elle devait déjà avoir une douzaine d'années à cette période et c'est au magasin du village qu'elle rencontra William. William était le fils de l'épicier, âgé de quatre ans de plus qu'elle. Un grand brun aux yeux gris. Elle tomba amoureuse de lui et inversement. Il était son seul bonheur, son soleil et pour lui elle était prête à tout. Ils se promirent l'un à l'autre. Son père ne savait rien à propos de cette histoire, pourtant il voyait bien que sa fille n'était plus la même. Elle avait ce sourire et elle ne réagissait plus de la même manière face aux punitions. Il sentait quelque chose de nouveau en elle. Il comprit qu'il n'y aurait plus beaucoup de temps à attendre avant qu'elle ait l'âge d'être mariée. Il décida de partir à la recherche d'un ami qu'il avait eu il y a longtemps, il avait entendu dire qu'il avait eu deux fils dont un qui n'avait qu'un ou deux ans de plus sa fille. Ça serait l'occasion pour sa fille de servir une dernière fois. Il se mit donc en route.
Pendant son absence, Melissande passa beaucoup de temps en compagnie de William. Elle était heureuse et épanouie avec lui. Elle découvrit le bonheur, un sentiment qu'elle n'avait jamais connu jusqu'à présent. Ses bras lui procuraient un bien-être et une impression de sécurité. Lorsque James revint, il était en compagnie du fils de son ami, un noble que tout opposé à William. Certes il grand, mais son air était hautain et méprisant. Rien chez lui n'inspirait confiance à Melissande. Elle put voir la fureur envahir son père, lorsqu'il aperçut Williams dans le jardin du domaine. Il guida Adam dans sa chambre puis revint pour William. Il le menaça d'un sabre pour le faire partir de la propriété, tandis qu'elle empoignait les cheveux de sa fille pour l'empêcher de le suivre. Elle le supplia de ne rien lui faire, en même temps que des larmes ruisselant sur son visage de porcelaine. Une fois qu'il fut dehors, il la jeta au sol.

« -Que faisait cet intrus dans MA propriété ? Je t'avais pourtant interdit de sortir d'ici et de faire rentrer des inconnus !

- Mais ce n'est pas un inconnu !

Il la gifla.

«- Tu vois ! C'est ta faute ! C'est toujours ta faute ! La tienne si elle morte, si je suis un mauvais père... Tu es une honte et une erreur ! Par chance, je vais enfin pourvoir me débarrasser de toi. Le jeune homme là-haut et ton futur, tâche de le respecter comme un mari doit l'être et ne me fait pas honte en sa présence. C'est un noble et tu le seras toi aussi. Tu me serviras au moins cela. »

A ces mots, Melissande s'effondra dans l'herbe tandis que des larmes perlaient sur ses joues. Elle allait finalement perdre la seule chose qui avait de l'importance à ses yeux, son seul bonheur.
Le lendemain, elle dut partir avec Adam et les préparatifs pour le mariage furent courts. Un mois se déroula avant que tout soit prêt, mais ce temps suffit à la jeune fille pour découvrir que son futur époux était un homme cruel et s'adonnait à des vises dénués de toute moralité. En effet, Adam n'avait aucune pitié et était un homme malsain et narcissique. Il n'hésitait pas à tuer si ça pouvait lui faciliter la vie ou simplement, pour son simple plaisir. Quant au plaisir charnel, Melissande savait que si le jeune homme connaissait des filles de joies avant le mariage, il en connaitrait ensuite. Elle avait malheureusement vu juste. Lorsque tout le monde eu quitté leur domaine, Adam fit appel à de nombreuses courtisanes et ce jusqu'à ce qu'il juge sa femme appétissante. Un soir il rentra dans la chambre de Melissande, simplement vêtu d'un pantalon et... la torture commença. Il monta sur Melissande et commença à défaire son corsage, elle avait beau se débattre, elle était impuissante. Plus les minutes passées, plus il l'effrayait. Il devenait violent et lorsqu'il souleva son dernier jupon... Elle perdit tout ce qui lui rester. A son réveil, elle se sentit salie et se dirigea vers la baignoire. Elle entra dans une eau brûlante et se frotta de toutes ses forces. Elle frotta durant des heures entières, entamant parfois sa peau. Ceci devint son quotidien pendant une année entière, une année de souffrance et de dégout face à un homme violent qui ne  se satisfaisait de rien, même après ce qu'il lui volait.

Pourtant, il finit par se lasser d'elle. Après une violente dispute, alors qu'il avait trop bu, il essaya de la tuer à l'aide d'un poignard qui se retourna contre lui après qu'il ait trébuché. Elle se précipita vers lui et pu voir qu'il était seulement touché à l'épaule. Elle appela le majordome et le pria d'aller quérir un médecin. Avant qu'il ne soit revenu, elle prit la fuite et décida de repartir chez son père. Malheureusement, lorsqu'elle arriva au village, elle apprît que son père s'était suicidé dans le lac, après des mois de souffrance. Elle chercha donc à avoir des nouvelles de William. Elle apprit que peu de temps après son départ, il était partit en compagnie d'une autre fille. Il était temps pour Melissande de partir pour la France, le pays de sa mère et le pays dont elle avait toujours rêvé.
Elle prit donc les économies de son père et prit un billet pour prendre un navire en direction de la Bretagne. Là-bas elle chercha longtemps un point d'ancrage et, finit par s'établir dans hôtel en bord de mer. Elle y resta un long, passant ses journées à se balader en bord de mer ou en forêt. La routine s'installait doucement, quand elle fit une rencontre inattendue. Un soir, alors qu'elle allait en direction de l'hôtel, un chien passa en courant devant elle et, manqua de la faire tomber sur le pavé mouillé. Une vieille femme accourut alors vers elle, accompagnée de son majordome qui venait de rattraper son chien. Elle s'excusa et Melissande lui assura que ce n'était rien, un accident pouvait arriver à tout le monde et un chien est toujours imprévisible. La vieille femme insista et l'invita pour se faire pardonner, à partager son repas du soir avec elle. Voyant qu'elle ne cèderait pas, la jeune fille finit par accepter la proposition.

Le repas se déroula dans une grande maison que Melissande avait déjà remarquée, puisqu'elle se trouvait non loin de l'hôtel où elle logeait. Les deux femmes firent donc connaissance et il s'avéra qu'elles s'entendaient très bien. La vieille dame était en réalité la Comtesse Sullivans. Elle habitait un peu plus au sud de la Bretagne sa petite fille et son beau-fils, qui était lui-même Comte. Elle était venue ici pour se reposer. Sa fille était morte depuis quelques années déjà et, son gendre, ne s'occupait pas de sa fille. Elle était donc restée pour s'occuper d'elle, faute d'avoir une mère, elle aurait la meilleure grand-mère du monde. Melissande donna également quelques informations à la concernant, en évitant les sujets trop fâcheux. La comtesse lui proposa alors son aide et lui demanda de la suivre jusqu'à la commune de Carnac où elle résidait. Elle s'installerait ainsi chez elle et n'aurait plus d'hôtel à payer. Sentant que le courant passait entre elles et qu'elle pouvait lui faire confiance, Melissande accepta avec plaisir. Mme Sullivans n'avait rien d'une comtesse ordinaire, elle détestait les soirées mondaines et les règles de bienséances. C'était une incarnation de la bonté, si elle ne pouvait pas agir elle-même, elle payait pour qu’une aide soit donnée.

C'était l'aube lorsqu'elles arrivèrent à la maison. C'était une très grande bâtisse faite de pierre et de bois, elle surplombait l'océan d'une centaine de mètres et possédait un chemin qui descendait jusqu'à une petite plage. Le premier jour, Melissande passa beaucoup de temps en compagnie de la Comtesse, pour mieux découvrir les lieux et apprendre ce qu'il y avait à savoir la commune ainsi que les choses à éviter. Le matin suivant, elle décida de partir faire une balade à cheval avant que tout le monde soit levé. Son père, lorsqu'elle petite, l'avait obligé à monter et elle n'avait pas pensé le refaire un jour. Lorsqu'elle entra dans l'écurie, elle pensait être seule, mais elle découvrit très vite que quelqu'un était déjà là. Melissande commença par s'excusait mais, la jeune fille se leva et la rattrapa en lui disant qu'elle pouvait rester. Elle s'appelait Emily et c'était la petite fille de Mme Sullivans. Melissande l'avait reconnue, elle avait le même regard plein de tendresse et de bonté que sa grand-mère. Elles décidèrent de faire plus ample connaissance en allant monter ensemble. Elles s'entendaient si bien, qu'elles ne virent pas le temps passer et ne revinrent que très tard. Cela devint ensuite leur quotidien. Elles avaient toutes les deux le même âge et des goûts communs. Très vite une complicité s'installa puis, une totale relation de confiance. Emily avait elle aussi subit des violences de la part de son père, qui souhaitait avoir ungraçon et non une fille, mais qui n'en avait jamais eu l'occasion puisque morte jeune, car elle était trop faible et sujette aux maladies. Ce point commun renforça un peu plus encore leur lien.
Elles passaient la plupart de leur temps ensemble et en compagnie de la Comtesse. Deux ou trois ans passèrent, tout n'était pas rose biensûr, mais l'amitié des deux jeunes filles étaient plus forte de jour en jour. Un matin, alors que Melissande venait tout juste de se réveiller et de s'asseoir au de bord de son lit, la Comtesse apparut à sa porte. Elle s'approcha d'elle et lui tendit une enveloppe.

-Qu'est-ce que c'est ?

-Tu vas voir. Ouvre et lis à haute voix.

Melissande s'exécuta et lu :

-Demande d'adoption. Enfant : Melissande MacDowell. Sans tuteur. Futur parent: Mme la Comtesse Sullivans..Que ? Quoi ?.. Mais je suis âgée et...vous avez déjà tellement fait pour moi...

- Oui, mais je t'aime. Je t'aime comme ma fille et j'aimerais que tu la deviennes. Un mot de toi et les papiers seront signés.

Melissande se jeta au cou de la vieille femme et la remercia. Quelques jours plus tard, elles étaient officiellement mère et fille. Le seul point noir du tableau fut la jalousie d'Emily. Durant quelques temps, elle rejeta Melissande, elle l'enviait parce qu'elle était plus proche de sa grand-mère qu'elle ne l'avait jamais été. Elle trouvait la situation et fut profondément blessée. Un soir, la jeune fille descendit sur la plage et vit Emily, qui dès qu'elle l'aperçut s'empressa de partir. Melissande lui courut après et l'attrapa par le bras.

-S'il te plait...reste.

-Et dis-moi seulement pourquoi ? Tu m'as volé la seule chose que j'avais..

-Je ne t'es rien volé. J'aime sincèrement ta grand-mère, mais je t'adore toi aussi. Tu es la seule personne en qui j'ai entièrement confiance. Et, je vais te le prouver, en te disant quelque chose que jamais personne n'a su.

Alors, elle lui raconta tout ce qu'elle avait vécu avant de venir en Bretagne. Elle parla de son père alcoolique et violent, de William qui l'avait profondément déçue et enfin, de ses viols.

-Cela ne justifie rien, mais c'est l'une des meilleures choses qui ne me soit jamais arrivé. Maintenant si cela doit te déranger, je préfère tout annuler.

-Non ! Non, tu le mérites.

Elles se sourirent et se prirent dans les bras.

-L'ironie, c'est que je suis ta tante maintenant.

Elles éclatèrent de rire.

Quelques années plus tard, la comtesse mourut, épuisée par une maladie grave. Profondément touchées par ce décès, les deux jeunes filles firent leur deuil puis prirent la décision de partir pour Paris. Elles prendraient ainsi leur indépendance et ce, malgré les protestations du père d'Emily. Ainsi, elles louèrent une diligence et partirent pour la capitale. En peu de temps, elles l'avaient atteint du haut de leurs 19 années tout juste gagnées.

Questionnaire

ÊTES-VOUS AU COURANT DE L'EXISTENCE DES VAMPIRES ET LYCANS? ─ Oui, depuis bien longtemps maintenant et ce, grâce à une louve du nom de Raven
QUE PENSEZ-VOUS DES LYCANS/VAMPIRES ─ Créatures mystérieuses qui attisent ma curiosité, j'ai compris avec la révélation de leur existence qu'un nouveau monde s'ouvrait. C'est à la fois effrayant et exaltant.
ÊTES VOUS SATISFAIT(E) DE VOTRE VIE ACTUELLE? ─ La vie est un perpétuel recommencement et depuis peu, je recommence. Ou peut-être serait-ce le fameux commencement.
SI NON, QUE VOUDRIEZ-VOUS CHANGER? ─ Elles sont déjà en train de changer, laissons le temps au temps.
VOTRE POINT DE VUE SUR LE MONDE CONNU? ─ Fascinant.

Joueur

PSEUDO ─ Trinity
ÂGE ─ 23 ans
SEXE ─ Féminin
LA COULEUR DE TON PYJAMA ─ Rayé de vert et de bleu


Dernière édition par Melissande A. Sullivans le Sam 17 Sep - 0:35, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Infant

avatar

Messages : 427


Mémoire de vie
Race: Infant
Métier/Rang: Marquis
Statut amoureux: En couple

MessageSujet: Re: Melissande ••• Douceur entachée    Mar 13 Sep - 21:40

VALIDATION



LOL COMMENT J'AIME TROP APS TA FICHE QUOI LOL.
Erm. BON BAH VOILA ON Y EST. Et tu sais ce que j'en pense héhé ♥
Je ne peux que souhaiter beaucoup de courage à la petite Melissande dans cette nouvelle vie et j'espère la voir vite s'accomplir tout plein! *-*


Passons! Tu as passé le test d'entrée, faisant donc de toi une NOBLE HUMAINE, encore bravo!
Tu peux dés à présent aller recenser ton avatar, chercher des partenaires de rp et poster une fiches récapitulative de tes relations si cela te tente!

N'hésites pas, également, à apporter ta pierre à l'édifice d'Ex-Cathedra, nous fondons beaucoup d'espoir sur toi!
Profites de ta jolie couleur ♥

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Melissande ••• Douceur entachée
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Vidéo][Next Gen] Une introduction tout en douceur ...
» La douceur estivale d'une conversation jardinière [Katrina]
» C'est le grand jour ! ~ Nuage de Douceur & Pluie Torrentielle ~ [END]
» La legerté et la douceur d'une Plume
» III. 02 ¤ La force et la douceur d'un ange

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
EX CATHEDRA :: A chaque coeur son ouvrage :: Entités nouvelles :: Les Âmes Damnées-