Ex Cathedra
FORUM RPG LYCANS VAMPIRES - AVATAR 200X320 - CONTEXTE EVOLUTIF
« Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. »
Charles Baudelaire.
Le prestige est un péché qui ne se partage point; en ces temps de luxure où la magnificence règne sur tous les visages, où les robes sont des œuvres d'art, où les épées se croisent et s'entremêlent inlassablement durant de viles batailles.Vous voici plongés à l'époque aristocratique, au beau milieu d'un resplendissant 16ème siècle, aux côtés des Rois, des Reines et de leurs sujets. Oserez-vous vous imposer dans cet ordre social ? Serez-vous de la partie ? Entre nobles, suivants et simples communs mortels, c'est un monde d'opportunités qui s'ouvre à vous. Laissez vous tenter, laissez vous pénétrer par cet incroyable fragrance, et toute cette vénusté. Choisirez-vous la France, la Suède, l'Italie ou l'Angleterre ? Á moins que vos chemins ne viennent d'ailleurs...
un sombre marché • pv hortense



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EX CATHEDRA :: La France :: Le centre ville
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Olympe de SaintLouis
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Lun 8 Oct - 18:38
Elle avance dans les rues, le visage partiellement dissimulée sous le capuchon de sa cape de velours. La louve s'est, une fois encore, échappée de la demeure familiale pour se rendre où bon lui semble. Elle ne prend même pas le temps de s'attarder sur la vie qui s'anime doucement autour d'elle. La marquise sent pourtant les regards curieux qui se posent sur elle ; une femme de son rang qui marche là, dans les rues parisiennes, sans escorte. Il y a de quoi attirer l'attention.

Généralement, elle ne s'aventure jamais si loin dans le village ; ses pas l'ont toujours guidé jusqu'à l'église de Valarian, jamais plus loin. Elle n'avait pas de raison de fourrer son museau plus loin puisque l'objet de ses désirs était là, à portée de main.
Et voilà qu'aujourd'hui, elle ne peut plus retourner à ses côtés.

Voilà déjà presque un mois qu'elle n'a pas revu son tendre et cher Valarian. Un mois déjà qu'elle a fait l'erreur impardonnable de se transformer devant lui. Un mois qu'elle a vu, dans ses exquises prunelles bleues, la peur, la terreur. Le dégoût aussi. Et depuis, elle n'a plus goût à rien ; sa hargne habituelle s'est éteinte en même temps que son coeur.

Elle obéit à son père sans proférer la moindre parole, se rend auprès de Mezariel lorsqu'on le lui demande, prend part à l'organisation du mariage, le sien.
Elle est là, sans être là. Et Olympe veut mourir.

Parce qu'une vie sans lui, ce n'est pas une vie ; c'est une longue et douloureuse agonie.

Olympe finit par s'arrêter devant la devanture d'une échoppe ; elle lève ses yeux dorés vers l'enseigne avant de déplier le morceau de papier dans sa main. Elle est à la bonne adresse. La louve pénètre donc dans la boutique qui est visiblement vide pour le moment, à sa grande satisfaction. Olympe regarde autour d'elle ; les différentes babioles la laissent indifférente, son intérêt n'est même pas piqué par une seule d'entre elle. Néanmoins, en attendant la tenante des lieux, elle fait mine de s'intéresser.

Soudain, elle capte un bruit, et une étrange odeur. Elle ne met pas de nom dessus, et ne cherche pas à l'identifier pour autant. Une femme apparaît alors devant elle ; Olympe se découvre en laissant sa capuche retomber doucement sur ses épaules.

« Bonjour. Vous êtes la propriétaire des lieux, j'imagine ? » Elle laisse son regard courir sur les articles tout en s'avançant vers elle. « Une connaissance m'a conseillé votre échoppe. Il semblerait que vous soyez assez douée pour vous procurer ce qu'un simple marchand n'est pas en mesure d'avoir. »

Son regard s'ancre dans le sien ; son visage ne traduit aucune agressivité, ni même aucune émotion particulière. Ses yeux dorés, quant à eux, ne semblent pas plus animés que ses traits ; à la fois éteints mais attentifs.

« Qu'en est-il ? »

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Hortense Blanc
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Lun 8 Oct - 19:30
Un long soupir s'échappa d'entre ses lèvres violettes, de soulagement ou d'ennui, on n'aurait su le définir. D'un mouvement fatigué et grelottant, elle se glissa contre son lit, abandonnant son grand chapeau noir. Elle ne savait plus réellement depuis combien de temps son regard pivotait de droite à gauche, de bas en haut. Elle ne se souvenait plus réellement de ce qu'elle faisait, ni pourquoi. Où était-elle partie déjà ? Elle n'aurait su répondre à cette question, alors elle s'affala, fesses au sol, contre le rebord de son lit. Le regard vidée de toute émotion, elle cherchait. Que cherchait-elle déjà ? Il lui était tellement compliqué de réussir à se concentrer dans ce genre de moment, qu'elle failli abandonner. Elle l'aurait fait, si elle ne s'était pas aperçue que sa poche recueillait en son sein, un edelweiss.

La fleur. Elle était partie chercher une fleur des montagnes, ce qui expliquait le froid qu'elle ressentait depuis qu'elle était revenue dans sa demeure ainsi que ses lèvres violacées. Elle ne saurait néanmoins expliquer pourquoi elle était partie chercher cette merveille. Hortense était cependant heureuse de l'avoir fait. Il fallait protéger la beauté de la fleur, avant que celle-ci ne flétrisse. Ce n'était pas une plante d'intérieur, encore moins de ville. Une immortelle des neiges n'était pas immortelle de Paris. Ainsi, elle attrapa de nouveau son chapeau, épousseta quelques résidus de neige qui se trouvaient encore sur sa robe ; comment avait elle pu louper cet indice sur sa destination ?, et descendit jusqu'à sa boutique, décidée à faire sécher sa trouvaille.

Pour finalement faire une seconde trouvaille. Son regard s'illumina d'une certaine curiosité face à cette figure qu'elle n'avait jamais vue jusqu'à présent. Une jolie figure, une figure qui devait sans aucun doute avoir accès à des fonds bien supérieurs à un simple bourgeois. Une figure qui lui paraissait terriblement vide, sans doute aussi vide qu'elle pouvait parfois l'être. La lueur de curiosité s'effaça pour laisser place à un regard maternel qu'elle ne contrôlait pas, et bien qu'elle contournait avec grâce la jeune femme pour poser son edelweiss sur le comptoir de sa petite boutique, elle ne la quitta pas du regard. Elle répondit à son salut par un hochement de tête et un sourire, écoutant attentivement.

« Il m'est possible de fournir tout ce qu'il est possible d'imaginer, à condition d'y mettre le prix et de parfois être un peu patient. Je vous écoute, que vous faut-il donc ? Quel trésor souhaiteriez-vous ? »

La jeune femme la touchait en plein cœur sans ne rien lui avoir dit quant à sa situation mais elle n'oubliait néanmoins pas ses priorités : elle était marchande, il fallait faire tourner la boutique et il n'y avait rien de plus offrant qu'un cœur désespéré.
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Olympe de SaintLouis
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Lun 8 Oct - 20:51
Olympe la regarde passer à côté d'elle ; en temps normal, elle se serait probablement offusquée de la manière dont la commerçante l'a saluée. Mais à l'heure actuelle, c'est le cadet de ses soucis. Elle aurait pu la bousculer qu'elle n'aurait alors même pas réagi. Ses prunelles dorées glissent sur ce que la femme semble transporter ; une fleur.
Olympe n'y connaît pas grand-chose, elle ne saurait y mettre un nom.

« Il m'est possible de fournir tout ce qu'il est possible d'imaginer, à condition d'y mettre le prix et de parfois être un peu patient. Je vous écoute, que vous faut-il donc ? Quel trésor souhaiteriez-vous ? »

Olympe l'observe un court instant avant de sortir une bourse bien remplie de sous sa cape ; elle en défait le fin lacet avant de prendre quelques pièces d'or qu'elle montre à la jeune femme en face d'elle.

« L'argent n'est pas un problème. Quant au temps, je n'en ai guère. »

Olympe jette la bourse sur le premier support plat qui se présente ; le tintement des pièces pour unique son. La noble dirige son regard vers la marchande avant de s'approcher, jusqu'à être en face d'elle.

« Je veux le sang d'un sorcier, ou d'une sorcière. Allez le chercher où vous voulez, je m'en moque. Tuez qui vous voulez, je m'en moque. Je veux ce sang, jusqu'à la dernière goutte. »

Son regard, désormais, semble plus vivant ; la détermination y prend place comme une vieille amie. Olympe se détourne d'elle, s'éloignant de quelques pas.

« Si cette bourse ne suffit pas, dites moi votre prix. Quel qu'il soit. »

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Lun 8 Oct - 21:31
Le marché était soit tout à fait à son avantage, soit complètement fou à accepter. S'il s'agissait de quelques gouttes de sang, elle offrirait volontiers le sien contre une bourse d'or bien remplie. S'il fallait ramener l'équivalent d'un corps, elle ne serait en mesure de le faire. Hortense était marchande, pas assassin. Et dans ce cas là, si elle ne pouvait pas lui ramener la marchandise, si la femme en face d'elle savait, apprenait qu'elle-même était une sorcière, elle ne ferait pas long feu.

La lueur qui dansait dans son regard lui avait bien fait comprendre ; le sang qu'elle souhaitait lui était nécessaire et la dame aux cheveux argentés savait pertinemment que si c'était elle qui devait passer à la casserole, elle y passerait. Avec un peu moins d'expérience dans des situations inconfortables, Hortense aurait laissé sa respiration s'affoler ; ce n'était pas tous les jours qu'une femme de haut rang venait demander du sang qui pourrait vous appartenir. Elle jugea bon de ne pas laisser filer l'information et se félicita de ne jamais l'avoir laissé filer. Avec nonchalance, elle s'accouda au comptoir. Un sourire commercial aux lèvres, celles-ci retrouvaient peu à peu leur couleur rosée, elle semblait nullement déconcertée par la demande. Ce qui était tout à fait faux.

« Je suis marchande très chère, pas meurtrière. Si vous attendez de moi que je tue pour vous ramener une marchandise, vous feriez mieux d'aller voir un assassin. »

Elle ne savait pas réellement comment se débrouiller. Habituellement, les demandes extravagantes de ses clients se limitaient à des objets fantasques, des bijoux ou des ingrédients plus ou moins simples à trouver. Elle n'avait jamais eu à faire à ce genre d'exigence.

« L'équivalent de combien de fioles, bouteilles auriez-vous besoin ? En fonction du nombre, le prix augmentera évidemment, je présume que vous vous en doutez.»

Toutefois, Hortense n'aimait pas décevoir, encore moins rater une vente.
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Ven 2 Nov - 16:24
« Je suis marchande très chère, pas meurtrière. Si vous attendez de moi que je tue pour vous ramener une marchandise, vous feriez mieux d'aller voir un assassin. »

Olympe peste sans s'en cacher et fronce les sourcils avant de pousser un soupir agacé. Elle inspire profondément et pivote légèrement tout en essayant de se contenir. Pas par bienséance, mais parce qu'égorger une pauvre marchande sous le coup de l'impulsion, ce serait tout sauf une bonne idée.

« Si c'était un assassin qu'il me fallait, ce serait vers un assassin que je me serais rendue. Ou vers n'importe qui. Acheter quelqu'un pour un simple meurtre n'est pas chose très difficile. »

La sang pur lève ses prunelles dorées vers la marchande ; Olympe ne veut pas perdre son temps, elle n'a jamais aimé le perdre. Si cette marchande, dont on lui a pourtant vanté l'efficacité, ne souhaite pas prendre en compte sa demande, elle irait chercher ailleurs. Quand bien même, désormais, la marchande peut se douter de la réelle nature de la noble, Olympe s'en moque. Qu'on expose son secret au monde entier, ça l'importe peu. Que sa famille court à sa perte à cause de ce secret dévoilé, elle s'en moque éperdument.

Elle, ce qu'elle veut, c'est retrouver l'époque où Valarian et elle étaient ensemble, à parler, à rire.
Et elle vendrait jusqu'à son âme pour pouvoir être aux côtés de l'homme qu'elle aime.

« L'équivalent de combien de fioles, bouteilles auriez-vous besoin ? En fonction du nombre, le prix augmentera évidemment, je présume que vous vous en doutez. »

Olympe a vivement tourné la tête vers la femme, clignant des yeux. Bientôt, l'espoir dans ses yeux laisse place à la perplexité. Il y a quelques instants, elle prétendait ne pas être une meurtrière, et maintenant elle voudrait l'aider ? L'appât du gain certainement.
Les marchands sont tous les mêmes. Plus encore ceux qui sont compétents et demandés. Ce qui doit être le cas de la demoiselle.

Olympe n'en demande pas plus.
Elle hausse les épaules.

« Autant de fioles, bouteilles, sceaux, marmites qu'il faudra. Je m'en moque. Prenez un baquet ou même un tonneau entier au besoin, peu importe. Du moment que je dispose de ce sang jusqu'à la dernière goutte. » Elle désigne la bourse qu'elle a lancé un instant plus tôt sur la table. « L'argent n'est pas un problème, je vous l'ai dit. Cette bourse servira d'acompte. »

Olympe plante alors son regard dans celui de l'argentée pendant un moment. Il se dégage d'elle une étrange odeur, mais elle ignore bien ce que c'est. La louve a la sensation de connaître cette odeur, mais en même temps non. Ce n'est pas une louve, c'est tout ce qu'elle peut dire. Ni une humaine. Pour le reste, elle n'est sûre de rien.

« Comprenez que je préfère m'assurer de la marchandise avant de vous en offrir davantage. » Olympe la toise un instant, reniflant encore l'air. « L'affaire est-elle entendue ? »

Cette odeur l'entête davantage, et ça n'est pas bon signe. Quelque chose cloche. Son instinct de louve la titille bien trop ; elle ne peut rester sans savoir. Olympe s'approche jusqu'à se planter en face de la jeune femme pour mieux la humer.

« Vous n'êtes pas humaine, c'est évident. Encore moins une louve. Qu'est-ce que vous êtes, précisément ? Votre odeur est étrange. »

Spoiler:
 

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