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L'émeraude. (ft.Martin.)

EX CATHEDRA :: L'Angleterre :: La Grande Place
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Hortense Blanc
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Ven 21 Sep - 14:42
Il existait bien des merveilles à travers le monde, à travers les âges. Tant de choses à découvrir, dans l'ombre d'un sourire, dans l'éclat d'une larme. La senteur des épices, les bienfaits d'une plante, le savoir de quelques pages. L'opulence des trésors était à la fois une bénédiction et une malédiction, à la fois une chance sacrée d'avoir la possibilité de les observer chaque jour mais aussi la terrible fatalité de ne pouvoir être en mesure de tout conquérir malgré les années. Hortense se plaisait donc à tromper le destin des mortels, usant de sa capacité à voyager à travers le temps et les frontières pour rapporter le plus de ces biens précieux qui panseraient ses plaies et rempliraient sa panse.

Il y avait dans son regard une lumière de malice et de curiosité, lorsque celui-ci se planta dans la brillance de cette émeraude centrale travaillée. Une bague richement ornée, sculptée, l'or paraissait encore plus précieux qu'il ne l'était déjà. L'éclat de diamant qui entourait la pierre verte ne faisait que mettre en avant cette pierre précieuse dont l'intensité de couleur ne quittait plus l'esprit de la sorcière.

Elle sembla se réveiller au son de la voix du vendeur de la bijouterie. Si elle ne comptait rien acheter, elle devait partir. Elle sembla se réveiller en entendant ces mots prononcés en anglais. Depuis quand était-elle en Angleterre ? Quand avait-elle quitté la France ? Elle ne se souvenait plus réellement. Elle ne savait pas non plus vraiment ce qu'elle faisait ici, encore moins dans cette bijouterie. Ce n'était pas un souci bien encombrant, elle s'était trouvé une raison à sa présence : la bague avec l'émeraude. Il la lui fallait sur les étagères de sa petite boutique.

Avec un anglais accusant ses origines françaises, elle offrit un sourire d'une douceur ferme qu'elle connaissait terriblement. Et du bout de son index, elle pointa la bague.

« Pardonnez moi. Elle est italienne n'est-ce pas ? Je vous l'échange contre un pendentif d'une valeur similaire, un rubis, splendide. Un instant, je vous le montre, je l'ai dans ma sacoche. Un instant je vous prie, un ouvrage d'une beauté comme vous en verrez rarement. C'est presque un cadeau que je vous fais très cher, il vaut plus que cette émeraude. Néanmoins, voyez-vous, je veux cette bague. Italienne c'est bien cela ? »

Le trésor qu'elle s'était fixé en tête n'était cependant pas à vendre. Réservé, par un riche noble. Elle ne savait pas qui, elle ne connaissait pas bien l'Angleterre. C'était une erreur que le bijou soit encore dans sa vitrine, il aurait dû être placé avec soin dans l'arrière boutique. Peut-être était-ce vrai, peut-être que son accent fortement français lui avait coûté la vente. Son regard se voilât d'une fine brume de colère mais ses lèvres souriaient toujours. Elle expliqua qu'elle comprenait et qu'elle excusait sans souci l'erreur.

Elle ne l'excusait pas.

Hortense n'avait pas l'habitude de voir ses trocs échouer. Elle n'avait pas l'habitude d'abandonner non plus. Cette bague se trouverait d'ici quelques heures sur le comptoir de sa boutique, que la bague soit vendue ou non. Elle attendrait le soir venu, elle se faufilerait dans la boutique, ou peut-être l'arrière boutique. Elle récupérerait son bien, cette bague était sienne, et filerait en France ni vu ni connu. Ce n'était pas comme si ce bijoutier pourrait lui courir après jusqu'à Paris. Et même si l'idée lui venait, le temps qu'il la rattrape, elle l'aurait sans doute déjà revendu.
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Martin
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Dim 23 Sep - 13:16
Ce n’était pas dans les habitudes de Martin de voler directement dans les boutiques. Les marchands étaient pour la plupart d’honnêtes gens. Ils n’avaient strictement rien à voir avec ces nobliaux prétentieux et arrogants que sa meute détestait et volait dès que l’occasion se présentait.

Mais quand il était enfin revenu à Londres pour faire du repérage, il avait découvert qu’une nouvelle boutique avait ouvert sur la Grande Place de la ville. Une belle grande bijouterie qui avait prit la place du vieux cordonniers qui, malgré sa difficulté à joindre les deux bouts, venait encore à réparer les chaussures des malheureux pour trois fois rien. Nul doute que ce nouveau commerçant n’avait eu aucun scrupule à le chasser pour ouvrir sa boutique à une meilleure place.

Il tenta de ne pas faire attention à ce nouveau commerçant et Martin s’était mit à flâner l’air de rien autour des boutiques, essayant de trouver de potentielles victimes pour ses larcins. Mais la plupart des gens se méfiaient et ne se promenaient pas les bourses à l’air (si je puis dire xD).

Malgré tout, il ne put s’empêcher de lorgner de temps à autre sur la vitrine du bijoutier. C’est qu’ils étaient particulièrement brillant et sans doute très cher. Ca donnait envie. Vraiment. Mais voler un bijoutier, comme ça, en pleine journée n’était pas très intelligent. Et puis ce joaillier faisait peut-être ces bijoux lui-même ? Ce serait comme voler un artisan. Martin avait quand même une touche d’honneur et ne descendrait pas si bas.

Du moins, c’est ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas surpris ce mec en train d’arnaquer des gens. Il avait racheter pour trois fois rien une bague verte à une veille femme qui semblait n’avoir plus que ça et qui revendait très certainement ce bijou familiaux pour survivre à l’hiver qui venait ; et l’avait revendu une heure plus tard à un noble pour cinq fois son prix de base.

Martin fulminait intérieurement et il prit une décision. Cette bague, il l’a récupèrerait et la rendrait à la grand-mère. L’acheteur n’avait pas repris sa bague car il n’avait pas le compte juste sur lui et avait promis de repasser le lendemain. C’était le moment ou jamais pour récupérer le bijou. Il devait la voler cette nuit.
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Lun 1 Oct - 1:21
Son cœur battait la chamade, comme rarement. Il lui semblait tout drôle de ressentir ce drôle de mouvement dans sa poitrine. Habituellement, sa respiration était calme, tellement calme qu'elle en oubliait parfois de mettre en marche ses poumons. Impavide, ses gestes étaient assurés, concis, précis. Il lui était difficile de mettre le doigt sur ce qui clochait, elle savait simplement que quelque chose n'allait pas. Peut-être avait-elle oublié quelque chose d'important, peut-être était-elle justement en train de s'en souvenir. Toujours était-il que son assurance joueuse n'était pas au rendez-vous ce soir là.

La nuit était belle. Les orbes lumineuses de son regard se perdirent quelques instants dans les étoiles de la ville. Elle ne savait plus exactement depuis combien de temps elle était présente, assise sur ce banc. Des heures sans nul doute. Ou bien si, le doute subsistait, était-elle réellement là depuis ce matin ? Avait-elle avancé d'un clignement des cils jusqu'au soir ? Avait-elle séjourné en Italie en attendant ? Elle ne savait plus réellement. Ne restait que ce cœur qui battait outrageusement vite et cette couleur, jade, à moins que ce n'était émeraude. L'émeraude ! Il fallait qu'elle se dépêche, qu'elle se faufile à la manière d'un chat pourchassant un rongeur.

La nuit était même splendide, elle se surprit à penser que c'était une nuit parfaite pour le forfait qu'elle s'apprêtait à commettre. Il aurait été bien moins poétique de chaparder un bijou sous une nuit nuageuse. La myriade de pierres célestes accompagnait avec une élégance ironique la détermination joueuse de ses pas. Elle se faisait ombre invisible dans le coin des rues malgré la clarté de ses cheveux argentés, elle se faisait silencieuse prédatrice malgré la précipitation de ses talons claquant sur les pavés des ruelles. Plus elle se rapprochait du lieu de la bijouterie, plus son cœur s'affolait. Ce n'était pas de la peur, avait-elle déjà eu peur ? Sans doute, il lui semblait que tout créature possédant le don de la vie connaissait la peur. Elle se connaissait néanmoins et la peur ne faisait pas partie de ses qualités. L'excitation peut-être ? Ce bijou valait son obsession passagère, valait-il cependant une telle ivresse ? Il ne lui semblait pas. Il y avait un quelque chose qui clochait, un quelque chose que son instinct essayait tant bien que mal de lui révéler. Négatif, positif, dangereux ou bien innocent, il y avait quelque chose. Mais elle ne ferait pas demi-tour. Pas par culpabilité, elle ne se sentait coupable que de ce qu'elle considérait mal. Hortense ne faisait rien de mal, elle récupérait simplement ce qu'elle considérait comme sien. Elle cherchait simplement à apaiser ce creux qui s'était formé dans son cœur lorsqu'elle aperçut la couleur chérie du bijou.

Arrivée au croisement de la bijouterie, elle observa la vitrine du bout de la rue, cachée derrière un muret. Elle épousseta le long tissu de sa robe noire, flatta du dos de la main sa chevelure, tira légèrement sur la gauche sa capeline et elle ferma les yeux. La respiration se coupa, comme souvent. Il lui sembla que son souffle s'était éteint et ne suivrait plus son chemin. Il lui était plus difficile de se déplacer sur de petites distances, sur une même époque. Elle avait tendance à laisser son esprit naviguer où bon lui semblait, ainsi elle s'imaginait dans des pays d'or et de lumières à des périodes qu'elle ne connaissait pas encore. Il lui était, oui, bien difficile de se cantonner à ce qu'elle avait déjà en face de ses yeux. Cette fois-ci, elle compta sur la couleur de ce trésor qu'elle convoitait avec ardeur, et en ouvrant de nouveau ses paupières, elle fit face à un lieu sur lequel elle n'avait encore jamais posé les yeux. Un regard à droite, un regard à gauche. Au dessus, en dessous. C'était un silence apaisant qui émanait de la pièce. Son cœur s'était calmé. Ou alors était-ce qu'elle n'avait pas encore repris sa respiration ?

Au vu de la composition de la pièce, elle se trouvait bel et bien dans l'arrière boutique de la bijouterie. Le vendeur ne lui avait donc pas menti en lui annonçant qu'il y avait eu une erreur et que la bague était réservée. Elle modifia donc légèrement la version de l'histoire, concluant que la bague lui était réservée. A elle, elle seule. Encore fallait-il la trouver parmi tous ces écrins. D'un geste déterminé et joueur, elle remonta les manches de sa robe et s'agenouilla pour commencer ses recherches.
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Martin
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Mer 3 Oct - 23:06
Martin avait flâner toute la journée et avait réussi à chaparder quelques pièces d’or par-ci par-là mais en voyant l’intégralité de son butin, il se dit que ce n’était pas la meilleure des journée.
Il faut dire que son esprit était plus obnubilé par la bague qu’il comptait voler cette nuit.

Il hésita longuement. Est-ce que ça valait vraiment la peine de courir le risque ?

Il faut dire qu’il n’avait encore jamais voler une boutique. Faire le pickpocket en ville était simple quand on connaissait la technique. Pareil pour chiper des trucs sur des stands pendant les marchés mais alors, entrer par effraction dans la maison/boutique de quelqu’un durant la nuit c’était autre chose.

Evidemment, il avait appris à crocheter les serrures mais il n’était pas le meilleur dans ce domaine et il ne savait pas combien de temps il prendrait à ouvrir la porte. Et n’importe qui pourrait le voir.

Une boule d’angoisse c’était formée dans son ventre et pendant un moment, il se dit que ça ne valait pas la peine de tenter l’impossible. C’était triste pour la vieille femme mais les voleurs étaient rarement relâché entier quand il se faisait prendre. Il n’avait pas envie de perdre une main ou encore finir au bout d’une corde.

Il y pensa vraiment. A abandonner. Mais il repensa à la pauvre dame et à ce type sans scrupule et prit sa décision. Au pire, il pouvait toujours se transformer en loup et s’enfuir facilement si ça tournait au vinaigre.

Il prit donc une inspiration pour se donner du courage et, une fois qu’il fut nuit, se dirigea à pas de loup vers la boutique.  

Au coin de la rue, il s’assura qu’il n’y avait personne en vue. Il scruta chaque fenêtre de chaque maison mais la plupart des rideaux étaient tirés et apparemment personne n’observait la rue en pleine nuit.

Il prépara ses outils qui lui servait à crocheter une serrure et se glissa jusqu’à la porte de la boutique, cachant son visage le plus possible en remontant la capuche de sa cape. On était jamais trop prudent.

Ca lui prit quelques minutes. Des minutes super angoissantes. Mais il finit tout de même par réussir à ouvrir la porte de la boutique. Il eut le réflexe de tenir la cloche qui annonçait l’arrivée d’un client afin que celle-ci ne sonne pas et se glissa doucement dans la boutique en fermant la porte derrière lui.

La pièce était plongée dans le noir et il y faisait très calme. Il se demandait si le propriétaire vivait au-dessus ou si il avait une autre maison plus loin. Dans tous les cas, il ne devait faire aucun bruit.

Il commença à chercher le bijou mais compris très vite qu’il n’était pas en boutique. Il se dirigea donc vers l’arrière-boutique et ouvrit la porte tout doucement.

Son coeur fit alors un bon dans sa poitrine et il crut qu’il allait faire une crise cardiaque.

Juste devant lui, il y avait quelqu’un. Heureusement pas le propriétaire. C’était une femme mais il ne savait pas si c’était mieux. Evidemment, elle aussi le remarqua et ils s’observèrent en silence.

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Jeu 4 Oct - 14:18
S'il y avait quelque chose que la dame avait appris durant toutes ses années d'existence, c'était que le meilleur moyen de répondre à une accusation, c'était l'audace, l'assurance. Et dieu merci, elle excellait dans l'art de débiter des informations aussi probables que possible. Ainsi, elle oublia son cœur qui s'était remis en route après avoir entendu la porte s'ouvrir et son affolement eu à peine le temps de s'installer, qu'elle s'était déjà relevée, les épaules droites.

En face d'elle, une jeune personne. Les traits lui semblaient masculins mais elle ne pouvait l'affirmer avec certitude, la pièce était bien trop sombres et les physiques bien trompeurs. La seule réelle information qu'elle avait, c'était qu'il ne s'agissait pas du bijoutier. La seconde chose qu'elle devinait, c'était qu'il ne devait pas plus avoir le droit qu'elle de se trouver ici. Il ne marcherait pas aussi silencieusement autrement, et elle l'aurait entendu arriver avant qu'il ne se trouve face à elle. Un voleur ? Un concurrent venant saboter les lieux ? Un client mécontent ? Dans tous les cas, il fallait qu'elle s'exprime avec dextérité et douceur, elle était cible d'une potentielle agressivité. S'il était en porte-à-faux, il pourrait aisément tenter de la blesser avant de s'enfuir, de peur qu'elle ne le dénonce. Néanmoins, elle ne pouvait pas non plus énoncer la raison de sa venue ici aussi aisément, s'il n'était pas le bijoutier, il pouvait toujours être quelqu'un qu'il connaissait et appeler au secours.

Il fallait mettre fin à ce silence ridicule et il lui semblait nécessaire d'être la première à le faire. Elle abandonna son regard de poisson rouge et esquissa donc le sourire le plus tendre qu'elle avait en magasin, bien qu'elle n'était pas certaine que l’intrus puisse le voir et d'une voix calme et rassurante accueilli l'homme.

« Bonsoir. Vous cherchiez quelque chose ? Je peux peut-être vous aider, vous veniez chercher un bijou peut-être ? Il me semblait que quelqu'un devait passer ce soir. Oui il me semble que c'était le cas. Je pourrais peut-être allumer quelques bougies, les étoiles sont bien belles ce soir mais vous n'allez pas y voir bien clair si nous laissons la pièce dans une telle pénombre. Vous veniez pour quoi, déjà ? »

Elle espérait que non, il ne demanderait pas à éclairer la pièce. Si de la lumière provenait de l'endroit, elle se ferait bien rapidement repérer. En soit, elle n'avait pas exposé un seul mensonge. Elle n'avait jamais dit travailler ici, jamais dit être l'épouse du bijoutier non plus. Il y avait bien quelqu'un qui devait passer le soir même, c'était elle. Les étoiles étaient belles et ils n'y voyaient pas clair. Elle n'avait pas non plus cherché à adapter un accent typiquement anglais et son français se devinait à la première syllabe. Elle n'avait été que pure honnêteté dans son offre d'aide. Avec un peu de chance, c'était un petit chapardeur, elle lui donnerait le rubis qu'elle souhaitait refourguer au bijoutier, prendrait sa bague et chacun tracerait sa route dans le plus grand des calmes.

Elle continuait à lui sourire sans trop bouger. De peur de l'affoler lui, de peur d'affoler son propre cœur. Il fallait qu'elle maintienne cette assurance, comme s'il était tout à fait normal qu'elle se trouve ici, qu'il se trouve ici. Et s'il entendait le battement fou de sa peur, c'était fichu.
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Martin
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Dim 7 Oct - 14:30
Un silence gênant perdura un petit instant entre les deux intrus. Le temps que le coeur de Martin se remettent à battre normalement. Par chance, aucun des deux n’avaient hurler ou fait tomber un truc par surprise. Ca n’aurait absolument pas arranger la situation qui était déjà bien dérangeante actuellement.

Il ne savait pas qui était cette personne. D’après sa taille et ses vêtements, c’était bel et bien une femme comme il l’avait penser au premier coup d’oeil. Elle ne portait pas de robe de chambre, ce n’était donc pas l’épouse du bijoutier qui serait descendu en pleine nuit pour il ne savait quelle raison. Elle ne portait également pas des vêtements de domestiques. Elle devait donc sans doute être une voleuse, comme lui.

Pendant qu’il réfléchissait à tout ça, la jeune femme ouvrit la bouche. Elle avait un drôle d’accent qu’il n’avait jamais entendu auparavant. Il s’en voulu de l’avoir laisser parler. Parler revenait à faire du bruit et il ne voulait pas qu’il y ait du bruit dans ce bâtiment. De plus, elle lui proposait même d’allumer les bougies. Ce qui n’était absolument pas logique avec son raisonnement qu’il était en face d’une voleuse.

Il fini tout de même par réagir, un peu tard certes, et d’un bond, il fut sur elle. Plaqua une de ses mains sur sa bouche et sortit un petit poignard qu’il gardait toujours sur lui de l’autre. Il appuya la lame de ce dernier contre le cou de la jeune femme et chuchota :

« Je sais pas qui vous êtes mais vous v’nez pas d’ici et ils seraient dans notre intérêt à tous les deux de ne rien allumer du tout et de se la boucler. »


Il tendit l’oreille pour écouter les bruits environnants. Il n’entendit rien si ce n’est leur respirations à tous les deux. Personnes ne semblaient avoir remarquer leur présence et ça le soulagea.

« Je veux pas vous faire de mal et si vous me promettez de ne plus parler, je vous lâcherais. »

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Lun 8 Oct - 13:34
D'un geste ferme et vif, empreint toutefois de la douceur d'une mère grondant son petit, elle frappa la main qui tenait ses lèvres scellées. Son regard illuminé par les remontrances qu'elle lui faisait en silence, elle sembla lui signifier que ce n'était certainement pas une manière de se comporter avec autrui, encore moins avec une femme qui était sans doute son aînée. Nullement effrayée par la lame contre son cou, elle savait parfaitement qu'en cas de dérapage, elle pouvait tout à fait s'éloigner en un clignement de paupières et dans le pire des cas, finir avec une coupure qu'elle soignerait avec un peu d'onguent. L'agressivité des jeunes poussins, elle en avait vu et revu durant toutes ces années.

Ne parlait-il pas lui-même ? Elle était bien certaine que son assaut et ses menaces avaient sans doute fait plus de bruit qu'elle n'en avait fait jusqu'ici. Tout de même, ce n'était pas un enfant qui allait lui dire comment se comporter. Ainsi, elle redonna un petit coup sur la main qui la maintenait et chuchota d'une voix terriblement tendre et autoritaire.

« Ne venez-vous pas de parler vous-même ? Mais quelles manières que voici, je vous offre de bonne grâce mon aide, et vous m'agressez. Il va falloir apprendre à respecter ses aînés mon petit, ce n'est certainement pas une manière de faire. Où croyez-vous qu'il soit correct de faire taire une dame ainsi ? Rangez moi donc ce couteau, il ne vous sera d'aucune utilité. Et si vous souhaitez que je me taise, faites-en la demande de manière courtoise. »

Plus elle parlait, moins son anglais semblait correct. Il lui était plus difficile de tenir des propos structurés lorsqu'elle n'avait pas le temps de réfléchir à ce qu'elle devait dire. Les sourcils à peine froncés, on aurait pu croire qu'il s'agissait tout simplement d'une remontrance faites à un jeune chenapan qui venait bousculer une vieille dame. On voyait bien que la colère ne noircissait pas ses traits et que celle-ci ne tenait que de la formalité. Elle ne tentait pas non plus de le repousser, ni de le frapper avec l'intention de le blesser. Hortense n'était pas une personne violente, encore moins avec ceux qui lui paraissaient plus jeunes qu'elle. A la place, elle attendait sagement qu'il se dégage de lui-même. Elle remonta même ses bras pour les croiser sous sa poitrine, à l'image d'une nourrice qui attendait les excuses de l'enfant qui venait de voler un morceau de pain dans les cuisines.
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Jeu 11 Oct - 20:05
Martin fut prit au dépourvu quand la femme, qui n’avait pas l’air plus terrifiée que ça, lui fit une tape sur la main pour qu’il la lâche. Surpris, il ne put que relâcher sa prise.
N’importe quelle femme aurait hurler de terreur en voyant le couteau mais apparemment, il avait à faire à un autre genre de femmes.

Bouche bée, il écouta les remontrances de la femme qui apparemment étaient plus âgée que lui. D’ailleurs Martin n’en doutait pas une seule seconde. Il était comme un petit garçon qui venait de se faire réprimander par sa mère. Chose qui n’était jamais arrivé cela dit vu qu’il était orphelin.

Il hésita longuement. Si elle avait voulu le dénoncer, elle aurait crier depuis longtemps. Et d’ailleurs, elle proposait même son aide. Il finit donc par baisser son arme qu’il garda tout de même en main et marmonna :

« Désolé. »

Il tendit de nouveau l’oreille, au cas où les bruits auraient alerté le bijoutier et sa famille mais il faisait toujours aussi silencieux dans le bâtiment. Il n’y alla pas par quatre chemin et annonça :

« Je recherche une bague avec une pierre verte qui sera vendu demain. »

Peut-être qu’elle l’avait vu en fouillant les lieux.

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