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 Chronique d'un premier voyage mouvementé

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MessageSujet: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Mer 27 Sep - 19:39

Eckhard avait annoncé son départ.

Debout, seul, il serrait les poings devant les très nombreuses pierres tombales du champ devant lui. Sa troupe avait été victorieuse mais il n’arrivait pas à s’arracher de l’esprit cette sensation de culpabilité. Non pas parce qu’il se sentait responsable de toutes ces âmes perdues -il savait pertinemment que la guerre faisait des victimes- plutôt parce qu’il n’avait pas compris pourquoi lui s’en était sorti vivant. Et pourquoi être entouré de cadavres, d’éteindre des vies lui avait autant plu. Il ne s’était jamais senti aussi vivant qu’en tuant, c’est ce qui le rongeait quand il regardait ses camarades tombés au combat. Peut-être était-ce parce que c’était simplement la première fois qu’il avait sa vie sur un fil.  À l’inverse…
Il avait prit un malin plaisir à jeter les cadavres de ses ennemis en tas dans un charnier, avant d’y envoyer les blessés qu’ils aient parlé ou non.

Les mains encore tremblantes, il avait expressément demandé l’autorisation de quitter le domaine pour une durée indéterminée. On lui avait attribué une tâche, qu’il devrait accomplir par ses propres moyens. Retrouver les commanditaires de l’attaque et les responsables de toutes ces morts, y compris celle de son père. C’était une lourde tâche, mais il avait enfin le droit de quitter la région. De quitter le Duché, même, et d’aller où bon lui semble pour la première fois. Il en était tout excité, même s’il faisait preuve de réserve. On lui avait autorisé à prendre une vingtaine hommes, mais il se limita à cinq. Cinq personnes, simplement pour avoir une plus grande marge de manœuvre et surtout pour se sentir moins chaperonné par le Duché. La seule chose qui lui manquerait désormais serait la présence de son frère.

Une semaine que les six cavaliers avaient tout abandonné derrière eux. Ils avaient remonté les traces laissées par les assaillants. Des pans entiers d’herbe piétinée, aux résidus de feux de camp, des témoignages de villageois ; tout leur indiquait que les rangs ennemis s’étaient renforcés à mesure qu’ils approchaient du château. Comme plein de petites rivières venant se jeter les unes sur les autres avant de former un fleuve. Il y avait trop de pistes à suivre, certaines venant de l’est, d’autres du sud-ouest. Ces dernières étaient néanmoins plus fournies et épaisses, ce qui détermina sa route.

Après quelques jours supplémentaires à bivouaquer, les hommes décidèrent de commencer à dépenser les quelques deniers qui leur avaient été offerts pour couvrir leurs frais pour s’arrêter dans la seule auberge d’un village assez quelconque. Ils achetèrent du pain frais, du fromage et du vin ainsi qu’un peu de viande de gibier pour satisfaire leur faim d’un premier repas réellement consistant. Le rez-de-chaussé servait de taverne, et de nombreux villageois s’y rassemblaient pour y passer un peu de bon temps ; ça et là, on pouvait remarquer quelques voyageurs. Certains encore encapuchonnés comme des brigands, un autre plutôt chétif vu de dos, une femme ou encore un marchand itinérant. Les chambres les plus chères étaient à l’étage, un peu plus à l’abri du brouhaha ; les autres presque adjacentes à la salle principale simplement connectées par un petit couloir démuni de porte.
La soirée avançait, et à mesure que les villageois rentraient chez eux, Eckhard et ses compagnons enchaînaient les verres à tel point que la plupart d’entre eux étaient complètement saouls. Le Loup, grâce à sa condition en tant que telle, passait pour un gaillard solide capable d’encaisser presque un tonneau entier sans flancher selon eux.

À la nuit tombée, il décida alors de sortir un instant pour évacuer un peu toute cette boisson en esquissant un sourire. Ils avaient bu, fait la fête pour on ne sait quelle raison, et avaient tous trop consommé pour épargner leur argent. Il parti seul sans prendre le temps de ramasser son manteau ou son équipement, il ne lui fallait qu’un peu de temps après tout. Il n’avait gardé sur lui que des manchettes en cuir lui protégeant le dos de la main jusqu’au coude, ainsi qu’une épée assez courte qui ne quittait jamais le dos de sa ceinture. Il fit sa petite affaire pas loin de l’écurie, avant de plonger ses mains dans un abreuvoir à chevaux devant un box inoccupé. Puis il entendit un bruit.
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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Jeu 28 Sep - 0:23

Chronique d'un voyage mouvementéStanislava & EckhardLouder than sirens
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Stanislava se réveilla en sursaut.

La gorge en feu, des sueurs froides recouvrant son front, la respiration sifflante et rapide, elle se releva brusquement de son lit peu confortable et se mit position assise, les sens en alerte. Ce ne fut que lorsqu'elle déglutit difficilement qu'elle remarqua sa main qui enserrait sa propre gorge qui tenait d'une poigner ferme sa dague qu'elle dissimulait habituellement dans sa botte droite. Elle ôta la main de sa gorge mais du patienter une bonne minute pour que ses doigts cessèrent de raidir et relâche l'arme. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Sa tête lui faisait mal. Mais la sensation la plus désagréable fut ce rappel entêtant de sa véritable nature.

Elle avait soif.

Et ce n'était pas cette soif habituel qu'il suffisait d'étancher en buvant de l'eau. Les vampires n'avaient pas la vie facile des vampires. Stanislava avait soif de sang. Et si elle ne satisfaisait pas cette soif rapidement, elle perdrait tout contrôle sur sa personne. Cela ne lui était jamais arrivé auparavant mais elle ne souhait nullement tenté le diable et gardé le contrôle de ses actes. Elle inspira. Puis expira. Et s'affala sur le lit, fixant le plafond quelques peu abimés de l'auberge dans lequel elle s'était arrêté un peu plus tôt dans la journée. Elle avait eu tout juste le temps d'arriver que le Soleil arrivait bientôt à son zénith et elle avait pu y trouver refuge. Une fois la première nuit payée, elle s'enferma fissa dans sa chambre, tira les rideaux et s'endormit comme une masse après deux longues semaines à dormir à la belle étoile. Deux années s'étaient écoulées depuis qu'elle avait quitté l'Empire Ottoman, déserté la guilde d'assassin de Cadis. Et cela ne faisait que quelques mois qu'elle n'avait plus ses larbins sur ses traces. Mais depuis qu'elle était entrée à son service, elle avait prit certaines habitudes et elle se méfiait désormais dès lorsqu'elle arrivait à un nouvel endroit, frôlant presque la paranoïa par moment. Mais c'était fini. Du moins, elle l'espérait.

La mercenaire reprit bien avec la réalité lorsque un brouhaha et des rires et des éclats de conversations passèrent sa porte. Elle posa son regard sur cette dernière, se demandant bien combien de temps elle avait dormi. Suffisamment pour faire un cauchemar. Elle se releva lentement, écarta avec précaution un pan de rideau et constata avec soulagement qu'il faisait nuit. Elle se mit finalement debout et ouvrit complètement les rideaux et observant le croissant de lune brillant dans le ciel. Elle songea à Gwilym, à ce lycan devenu comme un père pour elle, et se demandait bien ce qu'il était devenu après tout ce temps. Si elle le revoyait, elle n'oserait jamais lui avouer qu'elle avait perdu l'épée qu'elle lui avait offerte. Mais elle savait que leurs retrouvailles lui feraient néanmoins le plus grand bien. Du moins, ne serait-ce que pour un temps. Stanislava avait eu le mince espoir dans le croiser en ces terres où ils s'étaient rencontrés, en ces lieux qui l'avaient connu comme une petite fille innocente, presque aussi pure que l'Edelweiss.

Mais c'était une période révolue. Edelweiss n'était plus et Stanislava avait soif.

Un mouvement en contrebas attira son attention et elle aperçut une silhouette se diriger seul vers les écuries. Il faisait trop sombre pour qu'elle puisse distinguer sa silhouette. Mais il était seul, c'était le plus important. Elle vérifia que les dagues dissimulés dans ses bottes étaient bien là, ajusta ses couteaux de lancer dans les manches de sa chemise qu'elle referma. Elle n'emporta pas ses épées, estimant qu'elles ne lui seront d'aucune aide et qu'elles feront plus de bruit. Une fois les préparations faites, elle ouvrit la fenêtre de sa chambre et se hissa hors de celle-ci, grimpant sur le toit sans aucune difficultés. Elle ne remercia pas mentalement Cadis et sa guilde pour ses dix années passées à sauter d'immeubles en immeubles. Sur la pointe des pieds et avec le plus de précaution possible, elle traversa la toiture et se retrouva rapidement près des écuries. Elle n'arrivait malheureusement pas à voir la personne qu'elle filait. Lorsqu'elle put se rapprocher au maximum tout en essayant de ne pas entrer dans son champ de vision, elle le suivit à nouveau et dut s'arrêter brusquement lorsqu'il s'arrêta également pour se laver les mains dans un abreuvoir.

Elle eut tout juste le temps de voir qu'il s'agissait d'un homme, bien bâti, et à la peau foncée que ses mains glissèrent des tuiles, son corps bascula vers l'avant et qu'elle n'eut pas le temps de crier gare pour le prévenir qu'elle chuta lourdement sur l'inconnu qui aurait du lui servir de repas pour la nuit. Stanislava avait fermé les yeux, avait entendu quelque chose se déchirer, avait sentit son corps heurter un autre mais n'avait ressentit aucune douleur. Elle se retrouva sur un corps solide et ferme et prit quelques secondes pour rassembler ses esprits avant de se relever brusquement pour constater avec horreur que ses jambes étaient emmêlées à celles de l'homme, la faisant presque grogner de rage. En dégainant une dague, elle nota également que la manche gauche entière de sa chemise avait été scindé de tout son long, laissant apercevoir sa peau laiteuse sous les rayons lunaires. Elle pensa, une fraction de seconde, que sa situation ne pouvait s'empirer plus qu'elle ne l'était déjà, qu'elle devait être bien ridicule, ses cheveux désormais libres légèrement en bataille, sa chemise défaite, et que son regard empli de colère envers elle-même devait avoir quelque chose de comique pour l'homme sur lequel elle était assise. Mais elle remarqua un détail. Un tout petit détail qui allait gâcher sa soirée.

Son odeur.

Celui d'un lycan.

Et merde…

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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Jeu 28 Sep - 6:09

C’était tout de même avec une certaine candeur qu’Eckhard avait entamé ce voyage, bien loin de penser qu’on pouvait courir un grand danger sur les routes. Sa vision pour le moins manichéenne de la vie l’amenait à penser que le temps de la guerre était à la guerre, et que tout combat mortel était réservé à la guerre. Dans son esprit, sa vie n’était que très peu menacée en dehors des champs de bataille et son instinct n’était pas suffisamment rôdé aux aléas d’une existence de vagabond.
Ainsi, il n’eut pour réflexe de que regarder l’origine du bruit. En haut.

Il eut à peine le temps de voir ce qui lui tombait littéralement dessus, qu’il fut plaqué au sol assez brutalement. Sa tête heurta le sol, et ses poumons crachèrent leur air d’un coup. À moitié sonné il ouvrit un œil non sans pousser un petit juron allemand serré entre ses dents. Puis il eut une vision assez mitigée, partagée entre agréable et « merde ». Une femme à la chemise déchirée dévoilant peu certes, mais qui dévoilait une peau à d’apparence très douce. Un joli minois entouré de cheveux bruns en bataille, un regard passablement irrité, deux canines pointues… et une dague.
Si son appréciation du danger laissait à désirer, il était capable d’analyser assez rapidement la situation. Et là ou ses aptitudes des guerrier étaient efficaces, c’est qu’au delà de sa prédisposition de combattant, l’apprentissage des arts martiaux européens l’avaient affûté en porte lames redoutable. Il saisit fermement le poignet armé de la femme, avant de trouver un appui solide du plat du pied de sa jambe la plus libre. Il donna un coup de bassin vers le haut, brutalement, pour la désarçonner suffisamment pour lui laisser assez d’espace dans le dos, qu’il récupère son épée courte. Il la dégaina, et d’un habile et vif geste, la retourna dans sa main pour inverser sa garde et venir la figer sous la gorge du vampire encore assis sur lui. Il la maintenait encore fermement, sentant sa main complètement refermée autour de son fin poignet.

« Tu mal choisi ton repas, ma jolie », dit-il avec un petit sourire en coin.

Puis la fit basculer sur le côté pour la dégager de lui avant de rouler dans le sens opposé. Eckhard se redressa sur ses appuis et lui fit face. Les jambes fléchies, la main libre en avant, l’autre tenant son épée courte toujours en garde inversée, la lame le long de l’avant-bras devant son visage. Il aurait pu tenter de la frapper alors qu’il étaient au sol, mais il était limité dans son éventail de coups possibles par sa propre défense en maintenant la main de son adversaire, et surtout par la longueur de son épée qui le limitait dans un espace aussi restreint. Il n’aurait pas fait assez de dégâts, et il s’exposait aux représailles de la demoiselle au-dessus de lui. Il n’avait pas vraiment eu de choix de que tenter un combat debout.
Même si en pratique il ne connaissait pas la valeur de son adversaire, il avait grandement confiance en ses propres qualités de combattant. Et les toits, la dague et l’approche discrète le laissait penser que son adversaire en face était plus proche de l’assassin que du duelliste. Il estimait ses chances plutôt larges.

« On peut en rester là. Pas besoin d’aller plus loin. »
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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Jeu 28 Sep - 23:08

Chronique d'un voyage mouvementéStanislava & EckhardLouder than sirens
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Quelles étaient les chances que Stanislava choisisse un lycan comme proie? Un sur cinq. Quelles étaient les chances pour que cette même proie soi armée? Quitte ou double. La situation dans laquelle elle s'était empêtré elle-même était l'exception même qui confirmait la règle qu'elle n'était pas totalement aguerri dans les filatures bien qu'elle ait été une élite dans la guilde. Elle avait encore beaucoup de choses à apprendre bien qu'elle ait désormais six siècles derrière elle. Si elle avait été dans cette situation 500 ans plus tôt, elle aurait sans aucun doute coller son poing dans le visage du type en dessous sans réfléchir. Mais elle avait changé, avait évolué et avait simplement claqué sa langue d'énervement lorsqu'il lui rappela sa mauvaise fortune. Elle n'opposa aucune résistance lorsqu'il lui saisit son poignet tenant sa dague mais couinant bien malgré lorsqu'il souleva son bassin pour se dégager et dégainer sa propre arme.

La vampire ne frissonna pas en sentant la lame froide sur sa gorge. Et ne se débattit pas lorsqu'elle se retrouva brusquement basculer sur le côté pour être finalement enfin libre de ses mouvements. Elle ne perdit d'ailleurs pas une seconde pour se remettre sur pieds et en garde, dégainant sa deuxième dague. Sourcils froncés, elle étudia la posture de son adversaire et jugea en quelques secondes que son repas n'allait pas être pour ce soir-là. À en juger par son maintien et sa façon de tenir son épée avec une garde inversée, il savait se battre. Et elle avait beau être bien plus forte que la plupart des femmes, ou même des hommes, leur différence de gabarit influencerait l'issue de leur affrontement. Elle était certes agile et rapide, mais lui semblait plus costaud et le mettre à terre n'allait pas être simple. Cette conclusion, elle l'avait apprise à ses dépends face à un vampire dont elle préférait oublier l'existence pour l'instant.

Et il y avait le risque de, si elle buvait une seule goutte de son sang--

Elle ne préférait pas y songer.

Quelques secondes, ou peut-être minutes, s'écoulèrent, avant qu'elle ne capitule et ne baisse sa garde la première en soupirant.

-Soit. Tu ne seras pas mon repas pour cette nuit.

Elle replaça ses dagues à leurs places initiales, dans ses bottes, les faisant ainsi disparaître, ni vu ni connu. Elle examina l'ampleur des dégâts de sa chemise et grimaça en voyant qu'elle n'était pas récupérable si elle ne trouvait pas quelqu'un pour la raccommoder. Il ne lui restait qu'un vêtement de rechanges et elle ne savait pas dans combien de temps elle allait arriver à destination. D'autant plus qu'elle préférait garder ses précieuses pièces pour la nourriture ou une auberge plutôt qu'en vêtement. Peut-être que si elle arrivait à amadouer la fille de tenant de l'auberge… Elle pouvait faire cela sans problème.

Son réel problème restait tout de même sa soif. Ce qui l'obligea à reporter son attention sur sa cible, qui n'en était plus une. Maintenant qu'il savait qu'elle était une vampire, elle ne pouvait rien tenter sur lui et elle ne pouvait se permettre de chasser quelqu'un du village s'il était là. Elle allait devoir attendre qu'il quitte les lieux le lendemain. Si tant est qu'il le fasse. Un silence presque gênant s'installa entre eux, jusqu'à ce que des éclats de rire le parvient depuis l'auberge. Stanislava jeta un rapide coup d'œil par-dessus son épaule avant de porter son regard sur l'inconnu, une main posée sur sa hanche.

-Ca ne me pose pas de problème si tu veux en rester là. Mais je voulais t'offrir une collation en guise de dédommagement pour les désagréments que j'ai causé.

À comprendre comme : oublie tout ce qui vient de se passer, je ne me suis pas lamentablement rétamée en voulant pomper ton sang. Stanislava était capable de se séparer de beaucoup de choses. Mais pas de sa fierté.

-Qu'en dis-tu?

S'il acceptait, elle pourrait également profiter de la boisson et d'attendre sagement que le lendemain arrive. S'il refusait, la mercenaire retournerait dans sa chambre sans faire d'histoire et attendrait également le lendemain pour pouvoir étancher sa soif de sang.


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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Sam 30 Sep - 5:50

L’arrière de son crâne le faisait souffrir. Par mégarde sa tête avait tout de même bien frappé le sol. Ses jambes plus lourdes qu’à l’accoutumée n’étaient pas dues à l’alcool mais bien parce qu’en réalité il avait été sonné. Ça n’aurait pas été si simple au final, de se battre dans ces conditions. Et heureusement pour lui, elle rengaina ses lames dans ses bottes en se ravisant. Légèrement hésitant, craignant un coup fourré de ce qui lui semblait de prime abord être un assassin, Eckhard prit un peu de temps avant de ranger lui aussi sa lame dans son dos, en y passant les deux mains. Une pour maintenir le fourreau, l’autre pour y glisser habilement l’épée. Il les garda cependant dans le dos, une à chaque extrémité de l’arme, pas totalement à l’aise avec la situation. Après tout, la minute précédente, elle avait tenté -maladroitement certes- d’en faire sa proie. Peu accoutumé aux pratiques des vampires, il garda le silence quelques instants, encore aux aguets. Puis il soupira, puis redressa son buste droit, dans une posture moins guerrière. Entendre les rires de ses hommes à l’intérieur l’aida probablement à se calmer.

« Hé bien soit. Mes hommes seront probablement un peu jaloux, mais je ne refuserai pas une invitation à boire de la part d’une charmante demoiselle. Je m’appelle Eckhard. », dit-il avec un petit sourire en coin.

Il grommela un peu en lui tournant le dos, avant de s’attraper l’arrière de la tête. Il pouvait y sentir une bosse, mais pas de plaie. Rien de grave s’il en est, mais il savait que cela risquerait de le gêner pour la nuit. Et pour une fois qu’il pourrait en avoir une tranquille au chaud sur un matelas, il en était déçu d’avance. Il poussa la porte de l’établissement avant de faire signe à la vampire de le suivre alors qu’il se dirigeait vers sa table. Il attrapa une chaise à la volée autour d’une table avoisinante avant de la poser à son attention. Avant de s’asseoir il fit les présentations aux membres de son groupe et ordonna une tournée supplémentaire. Et ses hommes et lui discutèrent longuement sans ébruiter la raison de leur présence. Ils avaient eu la présence d’esprit, tous, de ne pas parler ouvertement et à portée de toute oreille de leur quête.
La nuit avança, et alors que l’auberge commençait à être presque vide, seul le patron, la vampire, un de ses compagnons et lui étaient debout. Pendant que le mercenaire expliquait à la demoiselle ses qualités -non négligeables- de bretteur, Eckhard lui était au comptoir pour tenter de soutirer encore un peu de bière ou de vin au patron, peu enclin à les laisser lui vider ses réserves. Ce dernier finit par accepter, racontant qu’il n’en avait déjà plus beaucoup depuis le passage du bourgeois français et de son escorte. Une histoire qui piqua l’intérêt d’Eckhard. C’était un vampire, un français trop propre sur lui pour être paysan qui menait l’attaque du Duché.

Quelques minutes plus tard, lorsqu’il revint à la table avec deux chopes de bière l’endroit était devenu presque silencieux. Tout le monde avait rejoint ses quartiers, le dernier soldat du duché avait  lui prit sommeil sur la table. Et le patron, agacé, n’osait pas les renvoyer simplement parce qu’ils avaient égalé son chiffre d’affaires hebdomadaire en une nuit. Eckhard prit sa chope et la tendit vers celle de la vampire pour trinquer.

« Désolé de vous avoir fait subir ça, je vous sens du genre taciturne et ses hommes n’ont aucune peine à partager leur expérience, même avec quelqu’un qui les a vu grandir. J’ai toujours été fasciné cependant, par la vitesse à laquelle les... humains – dit-il tout bas – évoluent. »

Eckhard se retint d’en dire plus. L’alcool commençait à faire effet, lui qui était déjà là alors que le soleil n’était pas encore couché. Il but à sa chope, acquiesça, et tapa l’épaule de son subalterne pour le réveiller. Il lui indiqua simplement la direction de sa chambre pour lui faire comprendre de se lever, ce qu’il fit sans réfléchir et le pas hésitant. Eckhard le regarda, l’air un peu perplexe, se disant qu’il aurait certainement du mal à monter l’escalier quand il irait, lui, se coucher. Il tourna la tête un instant vers elle.

« Permettez-moi de demander, vous avez l’air d’une voyageuse ; et même si je n’en ai pas eu la démonstration, vous semblez tout aussi aguerrie au combat. Mais êtes-vous seule sur la route ? »
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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Sam 30 Sep - 11:43

Chronique d'un voyage mouvementéStanislava & EckhardLouder than sirens
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Stanislava expira silencieusement de soulagement lorsqu'Eckhard - ainsi se nommait-il - accepta son invitation à boire pour se faire pardonner. Il avait été méfiant, à en juger par le temps qu'il prit pour relacher son arme. Mais elle n'allait pas le blâmer pour cela. Elle venait de l'attaquer pour le vider de son sang. Elle-même aurait été très méfiante si quelqu'un lui proposait de boire après une tentative d'assassinat. Elle aurait même essayé de renverser la tendance si elle avait été dans son cas. Mais Stanislava avait appris, depuis le temps, que la violence n'était pas forcément la solution à tout. Et le lycan pouvait s'estimer chanceux qu'il soit effectivement un lycan, sinon elle en aurait fait son casse-croutes. Vu son gabarit, elle aurait pu tenir pour un bon mois.

La vampire haussa un sourcil, prenant un dubitatif lorsqu'il évoqua ses hommes. Il avait des hommes? Combien? Étaient-ils également des lycans? Et pourquoi avait-il des hommes avec lui? Il n'était pas en simple voyage, pour sûr. Elle n'était pas du genre à mettre le nez dans les affaires des autres mais cette histoire titillait bien sa curiosité, elle devait bien l'avouer.

-Si cela peut vous rassurer, je paierai également pour vos hommes. Et appelez moi Edelweiss.

Elle avait donné ce patronyme, celui que lui avait donné son père adoptif, lorsqu'elle avait payé sa chambre, dans l'espoir sans doute vain qu'ils arrivent aux oreilles de Gwilym et qu'elle puisse le recroiser d'ici quelques jours.

La mercenaire le suivit donc à l'intérieur de l'auberge et se contenta d'un simple hochement de tête envers les compagnons d'Eckhard avant de se poser sur la chaise qu'il avait prit expressément pour elle. Stanislava dut quitter la table une fois pour changer de vêtement lorsqu'elle se rendit du regard trop insistant d'un des hommes sur son bras légèrement dénudé. Elle se sentit un peu plus à l'aise une fois changé et elle en avait profité pour attacher ses cheveux en une queue de cheval basse qui reposait doucement sur son épaule droite. Elle intervint de temps en temps dans les conversations sans trop s'étaler. Elle n'obtint pas plus de réponse pour la raison de leur voyage mais soit. Elle n'allait pas s'insinuer plus que de raison sur ce sujet.

L'alcool commença doucement à faire effet sur ses sens, et Stanislava sentit les traits de son visage se détendre et esquissait de temps en temps un petit sourire. Désormais éclairé par les nombreuses lanternes, elle pouvait bien très distinctement voir son visage et le détailla. Mâchoire carrée et solide, des traits attirants et une peau embrassée par le soleil et des yeux sombres et malicieux. Une jambe remonté contre sa poitrine, elle posa sa tête sur son genou et le regarda se lever pour prendre une nouvelle chope. Lorsqu'il revint, Stanislava remarqua enfin que l'endroit était désormais silencieux, qu'il n'était plus que trois, si on oubliait le tenant de l'auberge et si on comptait le dernier homme qui s'était assoupi sur la table. Elle trinqua avec le lycan et but quelques gorgées d'alcool.

-Ne vous inquiétez pas. J'ai connu des personnes beaucoup plus bavardes avec des récits forts moins intéressants.

Elle comprenait plus ou moins sa fascination pour l'évolution des humains très différente de celle des créatures de la nuit. L'apparence de la vampire s'était figée alors qu'elle était dans la fleur de l'âge et garderait sans doute son apparence actuelle pendant quelques siècles encore. Eckhard était-il aussi âgé qu'elle, plus jeune ou plus vieux? Ses aptitudes au combat laissait penser qu'il était suffisamment expérimenté pour la désarçonner. Elle attendit que le dernier homme de main d'Eckhard s'en aille pour reprendre la parole, redescendant sa jambe pour les étaler sous la table.

-Vous avez vu juste. Je voyage seule. Si cela peut vous assurer, cela fait très très longtemps que je voyage ainsi et comme vous l'avez bien remarqué, je sais manier les armes et l'art de l'assassinat. Bien que, je dois l'avouer, ma tentative un peu plus tôt fut… un échec.

Elle grimaça légèrement en se rappelant de cette chute désastreuse et le regarda d'un air un peu inquiet.

-Je vous remercie d'ailleurs d'avoir amorti ma chute et vous présente mes excuses mais qu'en est-il de vous? Avez-vous mal quelque part? A la tête ?

Sa main s'était dirigée vers l'arrière de son crâne, là où il s'était frotté un peu plus tôt en grommelant, et elle constata effectivement qu'il y avait une bosse à cet endroit. Au moins, il ne saignait pas mais elle était suffisamment grosse pour lui causer une certaine gêne pendant quelques temps. C'est en croisant son regard qu'elle fit attention à leur proximité et retira sa main brusquement et se recula, gênée par son propre geste.

-Veuillez m'excuser, je ne voulais pas être intrusive.

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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Dim 1 Oct - 19:19

Eckhard croisa les bras, et prit une posture moins droite sur sa chaise. La fatigue commençait un peu à prendre le pas, l’alcool devait aussi grandement y contribuer. Il haussa les épaules en souriant, lorsqu’elle lui parla de l’orientation de son style de combat. Quelque part, ça l’avait amusé de l’imaginer se planter à chaque tentative. Il se mit même à rire, il y avait mieux à faire comme première impression. Elle s’excusa d’ailleurs de lui être tombé dessus, assez étrange quand juste avant elle était prête à lui saigner le cou pour se nourrir. Ça, il n’y prêta aucune attention, pas plus qu’à sa main venant constater les dégâts derrière sa tête. Défenses complètement basses à cause de ses excès de la soirée, il pencha même la tête dans sa direction, yeux mi-clos pour la laisser faire. La fraîcheur de la nuit, très probablement, provoqua un frisson le long de sa nuque. Lorsqu’elle retira sa main en s’excusant, il releva la tête vers elle avec un petit sourire amusé, bras toujours croisés.

« Aucun mal. Vous ne faites que constater vos dégâts après tout », dit-il avec un léger rire dans la voix.

Il bailla un instant, en cachant son visage avec l’avant-bras, avant de reprendre sa chope en main et de boire un coup.

« Je suppose que c’est votre faim qui vous a fait défaut, plus tôt. Je ne compte pas vous empêcher de vous nourrir, si tant est que vous ne touchiez à aucun de mes compagnons. »

Le visage légèrement engourdi, il hocha la tête avant de continuer à boire. L’aubergiste les alpaga cependant un instant, pour leur signifier son manque de patience. À vrai dire, la nuit était déjà pas mal avancée, et le pauvre homme n’attendait que le moment où ils iraient rejoindre leur chambre. Et s’ils ne les avait pas pressés jusque là, c’est bien parce qu’ils avaient fait de bons clients. Eckhard acquiesça et fit un petit signe de tête à Edelweiss pour lui demander de bien vouloir attendre un instant. Il parti au comptoir, y resta un petit instant avant de revenir avec une troisième chope de bière. Le loup la posa sur la table, finit les deux gorgées restantes dans celle qu’il avait déjà, et emporta la pleine en faisant signe à la vampire de le suivre dehors.

« J’imagine que vous êtes encore loin de l’heure du coucher. Permettez-moi de vous accompagner encore un peu cette nuit. »

Il passa la porte, et tout en avançant il se retourna pour pouvoir regarder le toit de la bâtisse qu’il venait de quitter. De l’écurie jusqu’à l’auberge, le toit n’était pas loin d’être escarpé. Même si elle avait glissé, c’était tout de même un tour de force d’avoir pu marcher là haut sans bruit. À sa place, il aurait fait un vacarme incroyable, se sachant loin d’être dans la finesse.
Eckhard baissa les yeux avant de boire encore une gorgée de bière, et proposer la chope à Edelweiss. Il la laissa prendre le conteneur, avant de prendre le chemin de l’écurie à quelques pas à peine. Il regarda les traces qu’ils avaient laissées. Si elles n’avaient pas l’air parfaitement explicites, une certaine qualité de traqueur lui permettait de se revoir bouger avec précision en fonction des sillons tracés dans la poussière.
Il se rappela même qu’elle était loin d’avoir abdiqué même en sentant une lame sous sa gorge.


« Si ce n’était pas pour votre maladresse, j’aurais certainement moins bien fini. Serait-ce de la faim ?  Pas encore au point de vous transformer en bête sauvage, mais assez pour vous affaiblir ? D’ailleurs, je vais devoir me transformer d’ici quelques jours. Je commence à en ressentir le besoin.»

Puis, il se reprit un instant. Il avait commencé à se laisser porter dans ses songes, le regard tourné vers cette lune qui "bénit" les personnes de sa race. Celle qui leur confie ces pouvoirs si particuliers. Ces pouvoirs, qu'il savait dangereux, s'il venait à les négliger et à les étouffer. Il connaissait les dangers que cela pouvait amener, à tenter de mettre sa bestialité sous silence. Et si pour l'instant Edelweiss n'était qu'affaiblie, bientôt elle ne serait plus capable de se contrôler.

" Si vous voulez, Edelweiss... Je peux vous offrir un peu de mon sang. Si cela peut vous permettre d'étancher votre soif."

Il prit sa petite épée de son dos, avant de tapoter son avant-bras du plat de la lame.
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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Dim 1 Oct - 23:17

Chronique d'un voyage mouvementéStanislava & EckhardLouder than sirens
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Stanislava eut la sensation de "caresser" l'un des loups qui l'avait vu grandir lorsqu'Eckhard inclina sa tête pour prolonger le contact de sa tête contre la paume de sa main. Lorsqu'elle se sentait seule, surtout après l'un de ses nombreux cauchemars auxquels elle n'y comprenait rien à l'époque. L'un de ses frères, celui au pelage sombre, aimait particulièrement qu'elle le gratouille derrière les oreilles. Eckhard lui rappelait cette période de sa vie et elle en eut presque, presque un pincement au cœur. Lorsqu'elle se replaça sur sa chaise, elle se retint également de bailler lorsqu'il le fit. C'était contagieux, quand bien même Stanislava avait dormi une bonne partie de la journée. Sa faim était bien la seule chose qui la maintenait éveillée pour l'instant.

-Je ne toucherais pas à vos compagnons, je vous le promets. J'ai la sensation que vous me le ferez regretter si je le faisais.

Il n'y avait des vampires à la pelle dans le coin. S'il découvrait l'un de ses hommes morts le lendemain, il n'aurait pas eu besoin de réfléchir longuement pour connaître le coupable et se mettre à sa poursuite, quand bien même Stanislava partirait sur le champ. Elle songea qu'elle pourrait s'abreuver plus tard, lorsque tout le monde sera couché et qu'elle trouvera une proie facile à faire disparaître. Elle pinça les lèvres lorsque le tenant de l'auberge les pressa de partir, voulant lui aussi rejoindre les bras de Morphée. Eckhard se leva finalement pour aller le voir et revint un peu plus tard avec… une nouvelle chope. Il finit sa précédente et l'invita à sortir de l'auberge pour continuer la soirée.

Elle s'attendait à ce qu'il propose à rejoindre leurs chambres mais un bol d'air frais ne serait pas de refus. Elle l'observa observer les toits. Évidemment qu'il se demandait comment avait-elle fait pour se déplacer sans faire un seul bruit. Des années d'expérience et d'entrainement qui portaient leurs fruits. Si on oublie cette maladresse et cette horrible chute. Elle le remercia pour la bière et n'en but qu'une gorgée. Elle avait déjà assez bu comme cela pour la soirée et elle avait besoin d'être entièrement sobre pour dégoter sa proie.

-C'est effectivement… de la faim, à mon plus grand malheur.

Stanislava avoua dans un soupir. Elle n'aimait pas sa condition de vampire, en particulier cet aspect. Devoir se nourrir de la gorge d'autrui était plus une corvée qu'un plaisir et lorsque l'occasion se présentait, la vampire essayait d'en boire une grande quantité pour ne pas à avoir à se nourrir tous les deux jours. La dernière fois qu'elle s'était sustenté de sang humain, elle n'avait pu le faire correctement et la voilà désormais dans l'obligation de le refaire à nouveau.

Elle jeta un rapide coup d'œil à la Lune qui brillait au-dessus d'eux lorsqu'il évoqua son besoin de se transformer. Elle avait déjà vu Gwilym le faire et… c'était quelque chose qui la fascinait et qu'elle enviait quelque part. Elle n'osa demander si elle pouvait assister à sa métamorphose. Mais faillit s'étouffer lorsqu'il lui proposa de boire un peu de son sang.

Il… Il n'était pas conscient des effets du sang lycan sang pur sur une vampire n'est-ce pas? La première fois qu'elle en avait goûté avait été un accident. Son corps entier s'était soudainement réchauffé de la tête au pied et sa peau plus sensible qu'à l'accoutumé, elle qui ne ressentait rien à l'origine. Elle avait du attendre que les effets s'effacent au point d'en pleurer une journée entière.

La russe contempla la lame contre son poignet sans pour autant ouvrir son épiderme. Elle sentit ses crocs frémir à la simple idée de les planter dans cette chair chaude et de se délecter avec plais--

Stanislava ferma les yeux très forts et posa sa main sur sa bouche. Elle avait vraiment envie de boire son sang. Mais ce n'étaient pas sans conséquences. Est-ce que Stanislava était prête à assumer les conséquences? Son esprit vagabonda rapidement sur des pensées peu approuvées par l'église avant qu'elle ne revienne sur terre. Elle inspira puis expira avant de planter son regard sérieux dans le sien.

-Je vais être franche avec vous, Eckhard. Mon véritable nom est Stanislava, pas Edelweiss. Mon histoire est assez compliquée et je n'ai pas envie de vous embêter avec cela. Pour de ce qui est de votre… proposition, comme vous l'avez dit, j'aurai très bien pu en finir avec vous dès le début, nous ne serions pas en train de discuter à l'heure actuelle. Mais vous n'avez pas l'air d'être conscient de ce que cela implique alors je vais vous le dire parce que vous avez été suffisamment généreux avec moi pour me pardonner alors que j'essayais de vous saigner un peu plus tôt.

La vampire se trouvait étrangement bavarde pour le coup, alors qu'elle était sur le point de lui expliquer quelque chose de pourtant très simple. Était-ce du aux évènements qui risquaient de se produire si elle venait à succomber à la tentation? C'était sans doute cela, elle ne voyait pas d'autres explications. Elle ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois, cherchant ses mots. Mais rien ne vint. Elle fronça les sourcils.

Et puis flute !

Agacée par sa propre hésitation, Stanislava attrapa son avant-bras d'une poigne ferme ainsi que de sa petite épée dans son dos et avec la précision d'un chirurgien entailla une plaie légère de quelques centimètres mais peu profondes pour laisser le sang s'écouler. Ses yeux émeraudes laissèrent place au rubis et ses lèvres se posèrent sur la plaie pour récolter du précieux liquide. Un soupir de contentement s'échappa de ses lèvres, tandis qu'elle aspirait lentement son sang. Elle réussit à se faire violence pour s'en détacher et compta silencieusement les secondes dans sa tête, attendant que les effets arrivent.

Les lèvres teintés de carmin, elle croisa son regard et ne sut s'en détacher. Elle lâcha l'arme et son bras et sentit une vague de chaleur l'envahir, partant de sa tête, traversant son buste, allant jusqu'à ses jambes.

-Je… je suis désolée… Je… je n'aurai… pas… pas du…

Pourquoi s'excusait-elle ? Stanislava avait une grande peine à réfléchir, encore plus à parler, comme si une sorte de brume lui brouillait l'esprit. Il lui fallut quelques secondes, comme à chaque fois, pour réaliser que son calvaire, venait de commencer.


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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Lun 2 Oct - 5:41

Pourquoi s’était-il permis cet abus de générosité ?

Simplement parce qu’elle n’avait pas insisté. Même, elle s’était montrée agréable, et rien que le fait qu’elle ait accepté de ne mordre aucun de ses compagnons sans rechigner en était la preuve. Quant à  la raison pour laquelle il lui faisait confiance, il n’arrivait tout simplement pas à déceler la moindre ombre de malhonnêteté, ni le moindre vice émaner de sa personne. C’était même une femme qui avait l’air agréable à vivre.
Eckhard ne s’attendait simplement pas à sa réaction, qu’elle soit aussi surprise et décontenancée par son offre. Elle qui avait l’air si taciturne dévoilait maintenant beaucoup de choses, et enchaînait les paroles. Il dû retenir un rire entre ses dents, si tant est que le petit sourire réfréné du coin de sa bouche passa inaperçu. Elle avoua son vrai nom, et même là ça l’amusa ; elle donnait juste l’impression d’une jeune fille dans la fleur de l’âge qui voyageait sous un nom d’emprunt pour éviter les ennuis.

Elle parlait cependant d’effets, ou d’implications ou de choses qu’elle ne détailla même pas. Peut-être était-ce qu’elle ne pouvait pas accepter ceci venant de la part d’un inconnu ?

C’est pourtant elle qui fit le premier pas, allant elle même lui taillader le bras pour en sucer le sang. Eckhard pouvait presque sentir le sang se presser vers l’entaille, sans une interruption. Ce n’était pas réellement douloureux, mais dire que c’était agréable serait un mensonge éhonté. Mais la vue de quelqu’un aussi appliquée sur son corps était suffisante pour allumer comme une braise au plus profond de son torse. Et puis elle releva la tête l’air satisfaite, mais ses yeux rougeoyants semblaient à moitié confus.

« Tout va bien, tout va bien. C’est moi qui vous ai offert mon sang, après tout » dit-il avec une pointe de rire dans la voix. Et puis il se ravisa assez rapidement.

Ce n’étaient pas que ses yeux qui donnaient l’air de divaguer. Ils n’arrivaient même plus à se focaliser sur quelque chose, elle donnait l’impression de regarder dans le vide en essayant de se reprendre. Pendant un instant, il la vit haletante, avec d’avoir une faiblesse dans les jambes. Eckhard se précipita et l’attrapa par les épaules.

« Edel.. Stanislava ! Quelque chose ne va pas ? »

Stanislava agrippait sa chemise alors qu’elle essayait visiblement de reprendre son souffle. Quelque chose lui échappait. Comme si son sang l’avait empoisonné. Il repensa alors à cet avertissement qu’elle avait tenter de donner, avant de se perdre dans ses mots, puis à ses excuses après avoir bu. Le sang de Loup était-il trop puissant, ou pas adapté au régime alimentaire des vampires ?
Eckhard ne prit pas plus de temps pour y réfléchir, et la souleva dans ses bras pour la ramener dans l’auberge. Pris de court et surtout pressé, ne sachant pas dans quelle chambre exactement elle logeait, il monta les escaliers quatre à quatre avec elle dans les bras, prenant soin ni de la secouer, ni de la bousculer. Il ouvrit la porte de sa chambre, et la déposa sur le grand matelas de plumes d’oie de son lit.
Elle semblait fiévreuse. Mais son visage, sa respiration étaient loin d’être ceux d’une souffrante. Complètement désemparé mais sans pour autant céder à la panique, il vit volte face pour atteindre le bureau de sa chambre, et d’y saisir la carafe d’eau qui avait été servie au moment où ses quartiers furent préparés. Il remplit un gobelet d’acier avant de revenir vers le lit, sur lequel il vint s’asseoir, tout proche de Stanislava. Il entreprit de la redresser en passant sa main libre dans son dos pour la relever et l’aider à boire. Et il sentit deux bras l’enlacer, et le maintenir fermement, avant de l’attirer.
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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Mer 4 Oct - 1:03

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Stanislava avait sous-estimé sa faim plus qu'elle ne le pensait. Si tant est qu'elle arrivait à penser en cet instant précis. Elle s'installa mentalement avant que les effets du sang de lycan ne s'insinuent dans son corps. Avec le temps - et l'expérience - elle s'y était faite et s'y était préparé mentalement. Son rythme cardiaque s'accélérait, au point d'entendre son sang pulser dans ses oreilles. Un feu s'allumait dans son bas-ventre avant de se rependre entièrement dans tout son corps. Ses joues si pales prenaient une légère teinte rosée. Ses pupilles se dilataient au maximum et tous ses sens étaient anormalement exacerbés. Plus particulièrement celui du toucher. Elle qui détestait qu'on la touche contre son gré cherchait désespérément le contact d'une autre peau contre la sienne lorsqu'elle était dans cet état.

Pour ensuite sentir la honte et le dégoût ramper sur sa peau lorsque tout s'arrêtait.

Mais pour l'instant, elle s'en fichait de tout ça. Ses jambes lui firent défaut. C'était nouveau ça. Elle entendit à peine la voix d'Eckhard au loin et gémit brièvement lorsqu'elle sentit ses mains sur ses épaules et tourna la tête vers lui lorsqu'il la souleva. Stanislava comprit à moitié qu'il était retourné dans l'auberge lorsque le froid laissa à la chaleur. Chaleur qui fut décuplée lorsque sa tête dodelinant se posa contre son torse. Son odeur, presque entêtante, emplit ses narines, provoquant une nouvelle vague de chaleur, la faisant se tortiller dans ses bras.

Mais on la posa enfin sur quelques chose de confortable. Le monde cessa de tourner autour d'elle pendant quelques secondes. La fraîcheur de la pièce lui apporta un moment de lucidité. Elle ne reconnut pas sa chambre. Elle se souvenait parfaitement avoir posé ses armes près du sommier de son lit avant de quitter sa chambre par la fenêtre. Son regard se posa la silhouette imposante d'Eckhard qui revint près d'elle, un verre en acier dans la main. La vampire essaya de se relever sur un coude mais ce fut le lycan qui vint lui apporter son soutien pour l'aider dans le but de la faire boire. Mais son corps bougea de lui-même et ses bras encerclèrent ses épaules et l'attirant automatiquement contre elle.

Leurs visages étaient si proches. Il lui suffisait d'écourter la distance pour que leurs lèvres se rencontrent. Elle pouvait le faire. Elle avait envie de le faire. Là. Maintenant. Mais les derniers fils de sa conscience la retenaient faiblement. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres, tandis que ses yeux passèrent du rubis à l'émeraude.

-Je crois… que ma faim était plus forte que ce que je croyais, avoua-t-elle entre deux soupirs. Je… je suis désolée, Eckhard… de vous… impliquer… mais je… j'ai besoin de vous…

La mercenaire sentit son esprit filer entre ses doigts mais elle distinguait parfaitement chacun de ses mouvements, savait parfaitement ce qu'elle faisait.


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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Sam 7 Oct - 5:58

La surprise le garda de tout mouvement pendant un temps. Son sang ne l’avait pas empoisonné, du moins, pas de la façon qu’il avait imaginé. Il n’avait jamais rien lu à propos d’une maladie qui ferait une femme dégager subitement une aura aussi sensuelle, et il avait eu le temps de lire pas mal de livres de la large bibliothèque du manoir de Schleswig. Aussi ne bougea-t-il pas lorsqu’il vit ses deux yeux reprendre leur couleur verte d’origine, alors qu’elle gardait son visage à peine à quelques centimètres du sien. C’était une surprise qui avait de quoi être agréable après tout. Il s’attendait à rencontrer quelques imprévus courants que peuvent rencontrer les voyageurs de ses épopées littéraires, mais probablement pas à ça.
Le torse nu, allongé sur le dos, Eckhard laissa ses yeux redessiner les courbes de la vampire qui siégeait sur son bassin. Si Dieu les avait condamné dès la naissance, la nature elle, les avait gâtés. Sa peau pâle était contrastée par une chevelure brune qui lui retombait au bas des épaules. Elle n’avait pas l’air particulièrement bâtie comme une force de la nature, mais sa carrure laissait tout de même penser qu’elle était parfaitement apte physiquement, voire même affûtée.



Cela faisait déjà quelques mois qu’il n’avait pas eu de compagne pour une nuit, et si le baiser avait suffit à l’attiser, le feu lascif en lui avait soudainement évolué en un brasero ardent. Son statut particulier au domaine ne lui permettait pas réellement de faire la cour, et le peu de temps qu’il passait hors du manoir, il était sous étroite surveillance. Soit par son père les soirs de transformation, soit par plusieurs gardes attentifs à ce qu’il ne disparaisse pas. Ainsi il n’avait que très peu d’occasions de faire la cour, si ce n’était aux femmes du personnel domestique. Et ce n’était pas toujours simple, ces dernières étant souvent craintives de perdre leur poste.
Eckhard prenait de plus en plus rapidement goût au voyage.



Et que la foudre lui tombe dessus s’il ne put en profiter. C’était le parfum de la liberté. Plus d’escorte, à proprement parler. Plus de conventions ou de dissimulation. Même si sa famille ne s’était jamais montrée oppressante avec lui, parfois il sentait sa présence dans le manoir comme une sorte de sécurité. Comme si le père n’avait pas voulu savoir un fils dans la nature, sans savoir s’il en aurait un autre. Après tout, Eckhard n’avait jamais appris ce qui était advenu de la sienne. Était-elle morte, disparue, lui avait-il juste été arraché ? Il ne le savait pas, et il ne le saurait jamais, père étant enterré avec ce secret. La seule chose qu’il pouvait affirmer était qu’elle était Louve, en atteste son sang pur. Alors, oui. Il comptait profiter de sa liberté, et ce sous toutes les formes qui se présentaient à lui.



Ses yeux se mirent à virer à l’ambre l’espace d’une seconde pendant qu’il se redressait sur ses genoux, face à elle. En gardant son regard rivé dans le sien, il glissa lentement le dos de sa main sur sa lèvre inférieure, avant qu'elle ne soit étirée dans un rictus malicieux.
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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Sam 7 Oct - 21:12

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A quand remontait la dernière fois? 5? 6 ans peut-être? Stanislava avait du mal à se concentrer. La dernière fois qu'elle avait bu du sang de vampire en toutes connaissances de cause était lors d'un contract d'assassinat. Elle lui devait soutirer des informations pour… pour quoi déjà ? La vampire recommençait à perdre le contrôle. Elle avait été sur le point de retrouver un minimum de lucidité mais Eckhard ne l'aidait pas du tout.



Des informations pour savoir qui avait détourné une cargaison entière de tissu dont les bénéfices auraient du revenir au Sultan de l'Empire Ottoman. Stanislava s'en souvint lorsqu'il cessa de la toucher, lui accordant un court moment de répit. Elle le sentit plus qu'elle ne le vit bouger sous elle et se perdit une nouvelle fois dans un kaléidoscope de sensations.


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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Mar 10 Oct - 7:41

Ce serait mentir que de dire qu’il n’avait pas aimé la sentir vibrer. Eckhard n’était pas un grand séducteur dans l’âme, mais il appréciait grandement lorsqu’il sentait une femme réagir comme cela entre ses griffes. Même si un doute certain subsistait dans sa tête, quant à savoir si la nature de cette relation n’était liée qu’à son sang ; ce qui dans ce cas, était un acte charnel désobligeant, et un comportement révoltant. Il fut vite dissuadé en faisant l’expérience de ses gestes, dénotant une certaine expérience dans la discipline. Stanislava ne semblait pas si perdue dans ses pensées. Ses yeux verts semblaient lucides, même s’ils trompaient son esprit. Mais ses mains, la douceur de ses mains laissait imaginer qu’elle était maîtresse de ses gestes. Elle ne semblait pas habitée d’un démon frénétique ou erratique, elle savait ce qu’elle voulait, et comment elle le voulait.



 Eckhard avait besoin de ce contrôle. Comme une allégorie à ce désir irrémédiable de pouvoir enfin contrôler sa propre vie, à défaut de pouvoir contrôler son destin. Plus d’ordres, plus de soumission, plus de silence. C’était désormais lui et pour lui, tant que cela représente un quelconque bénéfice. Il ne regrettait plus de lui avoir proposé son sang si cela devait s’achever dans ces conditions, fusse-t-il qu’une fois. À la suite de ça, s’ils ne devaient jamais se revoir, tant pis, au moins ils auraient profité de la vie à deux le temps que cela aurait duré.
L’Hédonisme serait sa doctrine, à compter de cette nuit.



 Dans sa tête, un tambour. Le chant des pas synchrones d’une compagnie entière en marche. Dans sa tête, un écho. Béat pendant un quart de seconde, Eckhard eut l’impression d’être à nouveau emporté sur un champ de bataille. La scène pourtant en était loin, dans l’intention comme comme dans la sensation. L’air s’échappa de ses poumons bruyamment, il passa une main dans ses cheveux. Il avait eu l’impression de glisser dans un cauchemar à mesure que sa conscience s’effaçait. Comme s’il entrait dans une véritable transe où son corps agissait sans maître. Ses yeux reprirent leur couleur noisette habituelle.
 Eckhard attrapa une joue de Stanislava. Il n’avait pas été violent ni fait de geste capable de la blesser, mais il s’était laissé emporter dans ce qui n’était plus un moment privilégié à deux. Il avait arrêté de prêter attention à elle, et à ce qui lui ferait ressentir le plus puissant mais éphémères des bien-être.

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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Mar 10 Oct - 13:11

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Stanislava avait toujours eu un problème avec tout ce qui se rapportait à l'autorité et la hiérarchie. Elle se moquait bien de savoir qui était noble, esclave ou roturier. Elle ne supportait pas qu'on l'oblige à faire des tâches si elle n'avait pas décidé elle-même de le faire. Et cela s'applique dans n'importe quel domaine, même dans ses rapports intimes avec ses partenaires.

Et pourtant, une certaine catégorie de personnes faisaient exception à la règle. Si le sang de lycan rendait la chose agréable, il faisait également ressortir un côté un peu plus docile qu'à l'accoutumé. Mais elle n'en restait pas moins maîtresse de ses actes et de ses désirs, et n'allait dans un sens qui s'était agréable pour elle également. Elle n'hésiterait pas à frapper son partenaire pour le lui faire comprendre. Eckhard allait peut-être éviter ce traitement de faveur, mais tout dépendait de lui.



Eckhard se saisit de sa joue avec une douceur dont il n'avait fait preuve jusqu'à présent, ce qui perturba grandement la vampire. Son regard planté dans le sien, ce simple contact estompa la brume qui entourait son esprit et elle sentit qu'il revenait, que comme elle, il s'était perdu dans cette relation purement charnelle et inopinée. Ce simple constat lui donna la sensation d'être encore plus intime avec lui, allant bien au de-là du lien physique qui les unissait actuellement, bien plus que l'énième baiser qu'ils échangeaient cette nuit-là.



Son corps se détendit peu à peu, son emprise se relâchant enfin. La respiration saccadée, elle chercha son souffle, n'osant cependant pas regarder Eckhard dans les yeux. La chaleur qui l'habitait un peu plus tôt s'estompa peu à peu, la faisant frissonner de la tête au pied. Osant un regard vers le lycan, elle ne put empêcher un sanglot s'échapper de sa gorge alors que ses anciens démons venaient la pourchasser encore et toujours, même des siècles plus tard. Le corps trop lourd pour s'échapper, Stanislava se contenta de cacher son visage ruisselant de larmes avec ses bras, se mordant la lèvre inférieure jusqu'à sang pour faire barrière à ses sanglots, espérant vainement qu'il ne lui pose pas de questions.

Espérant secrètement qu'on vienne la sauver.


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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Mer 11 Oct - 7:33

Plus les secondes passaient, et plus le souffle au creux de son torse brûlait. C’était lancinant, régulier, et chaud. Comme le marteau d’un forgeron, frappant sans cesse une barre de fer qui servirait de lame ; la sensation ou la vision d’un coup appuyé mais appliqué, l’envolée d’étincelles ardentes. Et la lame était bientôt prête. Son corps sentait les coups du marteau du forgeron diffuser  comme une onde électrique, de son échine jusqu’au bout des doigts. Quelque chose qui le ramena à quelques semaines plus tôt. Un sentiment de plaisir. Un sentiment de bien-être. Un sentiment de puissance.
Et c’était différent cette fois. L’énergie était bien là, à ne s’y tromper. Mais cette fois, elle était bien plus douce et bien plus apaisante.



Eckhard s’employait à reprendre son souffle à grandes et lentes inspirations. Stanislava lui tournait le visage, étrangement. Ses joues étaient humides… Quelque chose n’allait pas. Il pencha la tête sur le côté, en essayant d’attraper son regard, cherchant à savoir si il lui avait infligé une quelconque douleur, ou si elle éprouvait de profonds regrets pour ce que venait de se passer. Lorsqu’elle lui fit enfin face, elle surpassa toutes ses estimations. Son visage fut envahi par une tristesse trop profonde pour qu’il n’en saisisse les racines. Un traumatisme, certainement, qui était lié à l’acte ou à un homme similaire à lui. Mais il n’avait pas le temps de se poser de questions qu’il essaya d’attraper le bras de Stanislava pour l’empêcher de se cacher.

De sa main libre, il vient essayer de libérer la lèvre qu’elle se mordait jusqu’au sang en lui caressant le coin de la bouche. Puis il attrapa ses deux joues de ses mains, et commença à balayer les larmes qui y coulaient avec les pouces, passant délicatement au sommet de ses pommettes dans un mouvement synchrone. Puis, sans dire un seul mot, il posa son front contre le sien, yeux clos. Pas la moindre stimulation supplémentaire, pas un mot. Juste son front contre le sien, et à peine quelques caresses sur les joues pour l’aider à chasser ses larmes.
Il ne savait pas quoi faire. Et il n’osait surtout pas demander ce qu’il lui fallait. Mais quelque chose au fond de son être lui souffla que ce geste serait bon, comme une voix résonnant en son sein. C’était un mouvement d’instinct qu’il trouvait particulièrement réconfortant, et apaisant. Comme si il en avait déjà fait l’expérience ; alors que personne, aussi loin qu’il s’en souvienne, n’ait jamais porté ce geste à son encontre. Il patienta sans plus prêter d’attention au temps, jusqu’à ce qu’elle ne commence à se calmer avant de se laisser glisser sur le flanc, et de l’attirer contre son torse, en lui caressant délicatement les cheveux.

« Je suis désolé Stanislava. Si tout ceci a pu paraître déplacé. Je n’aurais pas du vous tenter avec mon sang, dès le départ. »

La vampire aux allures taciturnes avait montré bien des visages différents rien que cette nuit. Son air de femme forte et indépendante cachait très probablement quelque chose de bien plus torturé, tiraillée par un traumatisme latent prêt à surgir et à l’engloutir à nouveau. Alors, il lui caressait doucement les cheveux.

« Je n’ai pas la prétention de pouvoir vous comprendre, et je n’ai pas les mots pour vous apaiser. Alors si je ne peux chasser votre peine, permettez moi au moins de vous offrir mon épaule pour vous y reposer. »
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MessageSujet: Re: Chronique d'un premier voyage mouvementé   Sam 14 Oct - 1:00

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Dégoutant.

Dégoutant. Dégoutant. Dégoutant.

Stanislava avait envie de s'arracher la peau, là où Eckhard l'avait touché. Alors que quelques secondes, elle serait prête à tout pour obtenir le contact de sa peau contre la sienne, les effets du sang désormais estompés, elle tuerait pour ne plus avoir ce sentiment atroce grouillant sur sa peau. Effacer ce qui lui rappelait ce fameux soir. Ces sensations-là ne lui étaient pas inconnues. Stanislava savait les maîtriser. Mais cette fois, tout était différent. Autre que sa peau, quelque chose d'autre lui rongeait atrocement le cœur. La culpabilité. Elle se sentait coupable vis-à-vis du lycan d'éprouver du rejet alors qu'il avait été tout le contraire de Sven cette fameuse nuit. Prévenant. Attentionné. Passionné. Tout ce qu'elle ne trouvera sûrement jamais chez un autre homme, que ce soit avant, pendant ou après.

Son cœur gonfla un peu plus lorsque leurs regards se croisèrent et un voile d'une grande tristesse passa sur son visage se transforma en sanglot en remarquant l'air inquiet de son visage. Prenant délicatement son visage entre ses mains, Eckhard tenta de chasser ses larmes sur ses joues en y glissant ses pouces dans un geste qui se voulait réconfortant. La vampire posa ses mains glacées sur les siennes chaudes pour les retirer. Mais n'eut pas la force de le faire. Elle s'étonna même de les serrer. De s'y accrocher. Une nouvelle douleur dans sa poitrine naquit lorsqu'il posa son front contre le sien mais la douleur s'estompa peu à peu, alors qu'elle fermait finalement les yeux, faisant couler les dernières perles salées sur ses joues. Sa respiration tremblante et saccadée ne devint plus qu'un souffle régulier normal après quelques minutes de silence bien étrange.

En temps normal, Stanislava aurait frappé quiconque touchait ses cheveux ou n'importe quel partie de son corps sans son avis. Mais les circonstances n'étaient pas normales. Car c'était la première fois qu'on lui accordait autant d'attention. Qu'on daigna enfin l'aider à chasser ses cauchemars, ses vieux démons après des siècles et des siècles de solitude. L'oreille collé contre son torse, elle écouta attentivement le battement régulier du cœur du lycan. Ce son répétitif eut le pouvoir de l'apaiser quelque peu, si bien qu'elle ferma les yeux et soupira sans doute de bien être ou de soulagement alors qu'il lui caressait ses cheveux. Elle oublia pendant quelques minutes leurs proximités.

Mais elle se détacha, presque à regret - mais elle savait qu'elle finirait par ressentir à nouveau du dégoût si elle prolongeait le contact. Allongée sur le flanc, elle retira ses mains sur ses cheveux et les posa sur le lit entre eux, sans pour autant briser le contact. Seulement du bout des doigts. Elle scruta ses pupilles noisettes et soupira finalement.

-Pas la peine de vous excuser. Je savais très bien quels étaient les effets du sang de lycan et j'en ai bu en toutes connaissances de cause. J'ai essayé de vous le dire mais ma faim eut raison de moi, semble-t-il.

Elle grimaça légèrement en réalisant qu'elle n'avait pas totalement le contrôle sur son côté vampirique et qu'elle devrait désormais redoublé de vigilance. Cette sensation de soif n'était plus mais pour combien de temps ? Elle n'avait bu que peu de sang après tout. Il lui faudra bientôt se recourir dans les prochains jours à venir.

La mercenaire réprima un frisson et prit à nouveau conscience de sa nudité, serrant légèrement les jambes.

-Pour ce qui est de ma… peine… Je n'ai jamais pris le temps de la surmonter… Voilà maintenant plus de cinq siècles que je la traîne.

Sa gorge se serra légèrement à ses mots et elle prit une grande inspiration puis expira lentement, chassant les pensées sombres de son esprit, se concentrant sur le lycan qui était allongé à peine quelques centimètres d'elle.

-Merci, Eckhard… C'est… la première fois que… qu'on se préoccupe ainsi de moi.

Une larme solitaire roula sur sa peau de porcelaine et elle ne prit même pas la peine de l'essuyer, ne détachant pas son regard émeraude du lycan.

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