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conversation au détour d'un chemin~Francis de Saint Cloud

EX CATHEDRA :: La France :: Le Château de Paris :: Les Jardins
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Sam 19 Aoû - 18:24
Conversation au détour d'un chemin

La douceur d'un songe d'une journée d'été. Je suis de retour. Bouleversée par les révélations de mon frère et de mon père mais je suis à nouveau là, à Paris. Le carrosse passe devant la cathédrale et je ne me peux m'empêcher de frisonner après avoir vu et vécu ce qu'il s'y était passé tantôt.

«  Nous sommes arrivés, Ma dame. »

Je remercie le cocher, William mon serviteur, m'accueille avec son sourire si particulier et s'incline à ma vue.

« Ravi de vous revoir, Marquise. »

« Moi de même, William. Je suis harassée par ces journées de voyages. Je vous donne votre journée, je vais passer le reste de l'après-midi au château. »

L'homme s'incline poliment et part vers la ville tranquillement. Je monte tranquillement à mes appartements saluant gracieusement les quelques courtisans qui passent par là. Je me rafraîchis, me change pour une robe plus élégante que ma robe de voyage et me fait coiffer. Je descend donc aux jardins, lieu de détente par excellence et m'installa sur un banc dégustant quelques mignardises. Je respire doucement et aperçoit le roi au détour d'une allée. Il est plus doux qu'avant, plus attentionné d'après ma douce Reine, depuis qu'il a perdu la mémoire. Cela me rend heureuse que Diane, malgré toutes ses épreuves, trouve un moment de répit et même si j'aurais aimé être la personne qui la console et la cajole : je dois taire ma petite jalousie envers le roi.

J'ai vingt-sept ans...voici plusieurs années que j'étouffe mon amour pour Diane. Il serait peut-être tant que je me marie.

« Si je renonçais ? »

J'entends un bruit derrière moi qui me tire de mes pensées.

« Oh, Monsieur de Saint Cloud. Enchantée de vous rencontrer. Vous semblez bien changé depuis la dernière que je vous ai vu. Que vous est-il arrivé ? »

Dans ce monde de cour, il y a certaines personnalités qui ressortent. Il en faisait partie. Lui est un grand ami du roi et moi de la reine. Nous nous côtoyons sans jamais vraiment se parler et puis cela fait très longtemps que je ne l'avais pas vu...avant la guerre en vérité. Je lui adresse un sourire angélique.

« Je vous en prie, installez-vous auprès de moi, contez-moi vos aventures et partagez mes douceurs avec moi. »

ft. Francis ♥
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Francis De Saint-Cloud
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Dim 20 Aoû - 22:30

Now all the birds have fled, the hurt just leaves me scared
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If I knew that I could reach you, I would go

Conversation au détour d'un chemin

Pourquoi était-il nécessaire d'être enfermé et de ne plus apercevoir la lumière du jour pendant des jours et des jours pour enfin apprécier la douce chaleur des rayons du Soleil sur sa peau? Francis soupira alors qu'il savourait les rayons de l'astre du jour dans les jardins du château. Il avait quitté Charles quelques instants plus tôt après une longue conversation et se sentait quelque peu fatigué. Parler de passé était amusant mais quelque part épuisant. Il pourrait rester ici toute la journée mais il avait tant à faire. Comme interroger ses subordonnés pour connaître tous les détails. Il allait devoir rejoindre ses quartiers pour envoyer des lettres et revoir le recrutement de nouveaux soldats après les pertes pendant la guerre contre l'albion.

Le duc se leva à contre cœur de son banc mais, ô chanceux qu'il était, ses mouvements avaient semble-t-il attiré l'attention d'une douce demoiselle. Et il la reconnut comme la marquis d'Orléans. Une très bonne amie de la Reine Diane, de ce qu'il lui avait raconté.

-J'ai donc si mauvaise mine que cela ? Eh bien oui, il m'est arrivé quelques… péripéties, en effet.

Il s'approcha d'elle et lui prit délicatement sa main pour y déposer un délicat baise-main.

-Vous êtes bien trop aimable, ma chère Marquise. Mais qui suis-je pour refuser une telle proposition?

Il prit finalement place face à elle et croisa les jambes, les mains posées sur son genou. Il y a quelques heures encore, il n'avait pas une tenue aussi parfaite pour une personne de son rang. Avec Charles, il se laissait aller mais une fois qu'il était entouré de demoiselles, il retrouvait sa superbe et redevenait le parfait duc qu'il devrait être. Être enfermé dans un donjon ne lui avait pas retiré ses habitudes, grand bien lui en fasse. Parce qu'à la Cour, tout n'était que manières et masques et il avait grandi tout en apprenant à jongler avec ses différents masques. Bien qu'il lui arrivait d'être sincère avec certaines personnes. Anne-Lise d'Orléans en faisait parti. Il voulait être sincère avec elle, sans aucune raison apparente.

-Suite à la guerre contre l'Angleterre, j'ai été enfermé dans les donjons après que Charles- enfin sa Majesté ait été faite prisonnière. J'ai été ainsi écarté de tous les évènements. Vous n'imaginez pas mon… désarroi lorsque j'ai appris que Sa Majesté ait perdu sa mémoire.

Un léger froncement des sourcils naquit sur son visage ainsi qu'un fin sourire triste. Il reprit néanmoins son habituel sourire étincelant.

-Sauriez-vous, par le plus grand des hasards, ce qui s'est passé? Personne n'est capable de me répondre. Si ma question vous incommode, dites-le moi ma chère. Discutez simplement avec vous égayera sans aucun doute ma journée.

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Dim 27 Aoû - 18:59
Conversation au détour d'un chemin

Je l'écoute attentivement l'air un peu contrariée quand il me dit qu'il a été enfermé.
"Oh! Mon pauvre petit chou. Cela a du être terrible pour vous..."

Puis je le laisse à nouveau parler. Je vois qu'il a besoin de discuter mais je me trompe peut-être.

-Sauriez-vous, par le plus grand des hasards, ce qui s'est passé? Personne n'est capable de me répondre. Si ma question vous incommode, dites-le moi ma chère. Discutez simplement avec vous égayera sans aucun doute ma journée.


Je lui prends la main et lui dépose un petit gâteau à la poire et à la cannelle dans le creux de sa main.

"Ce n'est pas grand chose. Mais j'espère que cela vous permettrait de réchauffer votre âme qui semble bien triste."

Je pose ensuite mes mains sur mes genoux et baisse la tête.

« Cela ne m'incommode pas très cher mais c'était très violent... »

Je sers ma robe entre mes doigts. Je pense soudainement à mon frère, à sa blessure et à la mienne. Je ressens à ce moment-là une vive douleur à la tête et manque de peu de défaillir. Je me ressaisit et lui affiche un pâle sourire.

« Ce n'était un épisode très sympathique...Mon frère avait fait la guerre en Angleterre mais quand elle a cessé je n'ai pas eu de nouvelles hormis la capture du roi et la défaite française. J'avais peur qu'il soit mort. Étant confidente de la Reine comme vous le savez sûrement, j'ai appris que des anglais avaient débarqués à Calais avec des prisonniers français pour allez à Paris. Mais la missive est arrivée le matin de leur arrivée et donc impossible de riposter et de tenter une manœuvre. »

Je m'assois près de ce cher Francis et lui prend le bras.

« Je suis arrivée sur le parvis Notre Dame...C'était noir de monde et très confus. Je me souviens d'un échafaud et du roi dessus, de soldats anglais le tenant en joue, de canons luisants et d'une violence totale et incontrôlable. Je cherchais mon frère et Monsieur de SaintLouis et au moment ou j'avais atteint le lieu supposé de leur détention, j'ai été pris dans un mouvement de foule après que des coups de canons ont été donnés et on m'a donné un coup de coude sur la tempe et...je me souviens plus de rien. »

Je l'observe un court instant puis regarde par terre visiblement penaude.

« Je ne sais pas si cela vous a été a y voir plus clair cher Francis mais voici tout ce que je me souviens... »

ft. Francis ♥
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Lun 28 Aoû - 12:32

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Conversation au détour d'un chemin

Le Duc la remercia du petit gâteau d'un signe de tête et l'enfourna doucement dans sa bouche, décelant les parfums de cannelle et de poire. Il eut l'impression que cela faisait une éternité qu'il n'avait pas eu de douceur. Il n'avait d'ailleurs, pas encore pris de véritable repas et se doutait qu'il allait être affamé une fois qu'on le servira.

Francis ne savait comment réagir lorsque la marquise lui attribua le surnom de "mon chou". Il… ne s'y attendait réellement pas à ce qu'on l'appelle de la sorte. Toutes personnes vivant au château savaient qui il était. Le Duc de Saint-Cloud, mais plus important encore le Général d'Armée. Un rang difficile à ignorer. Mais il ne lui en tint rigueur et laissa son écart de conduite sur les évènements récents. Comment ne pas être bouleversé après tous ses évènements? Lui-même n'était pas entièrement remis de ce qui s'était passé.

Il l'écouta donc attentivement, n'en perdant pas une seule miette. Francis se doutait bien que l'offensive contre les anglais ne fut pas fructueuse. Il n'avait reçu aucune missive, aucune nouvelle à ce sujet alors qu'il était resté en France, pour protéger le château. Et n'ayant pas été prévenu à temps, il a été capturé par les Généraux anglais et enfermé dans les donjons.

Ses pensées s'empirèrent brièvement lorsqu'Anne-Lise vint prendre place près de lui et lui prit audacieusement le bras. Soit elle savait pertinemment ce qu'elle faisait, soit elle était réellement empli d'une candeur à toute épreuve.

Il ne l'interrompit pas pour autant et la laissa continuer son récit. Il posa d'ailleurs sa main sur la sienne dans une tentative pour la rassurer, notant bien que se souvenir de tous ses évènements ne lui faisaient pas le plus grand bien. Il fronça lui-même les sourcils lorsqu'il réalisa que Charles avait été sur l'échafaud. Qu'avaient-ils prévu de lui faire? Charles devait remercier une quelconque entité pour l'avoir gardé en vie malgré tous les facteurs qui montraient son désavantage certain.

Il retira ses mains de ses bras mais les garda dans les siennes pour apposer un baiser tendre sur ses phalanges.

-Ne soyez point inquiète, ma chère. Vous m'avez été d'une aide précieuse. J'y vois un peu plus clair grâce à vous, bien qu'il reste encore quelques zones d'ombres, j'en ai bien peur. Je n'ose imaginer à quel point ses évènements furent difficiles, et je vous prie d'accepter mes plus sincères excuses pour vous obliger à revivre ces instants désagréables.

Sa main libre vint s'emparer d'une des mèches blondes et soyeuses d'Anne-Lise pour la replacer derrière son oreille.

-Et comment se porte son Altesse, notre Reine Diane? J'ai ouï dire qu'elle fut d'un courage sans égale et qu'elle mena nos fantassins pour mettre fin à la guerre.

Francis mentirait s'il ne ressentait pas une pointe de fierté en évoquant ce sujet. Sa douce et tendre cousine n'était pas aussi inoffensive qu'elle ne le laissait paraître.

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Mar 19 Sep - 23:49
Conversation au détour d'un chemin

Finalement ce grand général est d'une galanterie à toutes épreuves. Moi qui pensait que l'entourage du roi était froid et distant, je peux constater que je me suis trompée. Il me rassure et sa main chaude sur la mienne ne fait du bien. Je ne peux m'empêcher de sourire quand il m'adresse un adorable baise-main.

« Ne soyez point inquiète, ma chère. Vous m'avez été d'une aide précieuse. J'y vois un peu plus clair grâce à vous, bien qu'il reste encore quelques zones d'ombres, j'en ai bien peur. Je n'ose imaginer à quel point ses événements furent difficiles, et je vous prie d'accepter mes plus sincères excuses pour vous obliger à revivre ces instants désagréables. »


Je pose ma main sur ma joue et je ne peux m'empêcher de rougir. Je reprends brièvement son bras avant de rétorquer :

« Oh, il y a beaucoup de choses qui m'inquiètent en ce moment mais j'essaie de ne pas m'en faire. Ne vous excusez donc pas cher Francis. Cela a du être de dures épreuves pour vous. »

Je suis surprise quand il me remit une mèche de cheveux derrière mon oreille. J'aurais pu être offusqué, le gifler et le traiter de malotru mais ce n'est pas mon envie. Depuis que Charles-Henri a fait ses révélations, fausses ou non, il est plus distant. Mon cher Mezariel est peu présent depuis qu'il a été blessé, il ne me reste guère que Lucrecia mais elle est si loin. Je me sens si seule d'un coup. J'ai besoin de réconfort, de douceur et de tendresse. Je sens que je perds mes belles couleurs.

« Et comment se porte son Altesse, notre Reine Diane? J'ai ouï dire qu'elle fut d'un courage sans égale et qu'elle mena nos fantassins pour mettre fin à la guerre. »

Il me tire de ma réflexion soudaine et je finis par fixer le vide. Diane...Ô Diane...si belle, si frêle et tellement courageuse. Je suis aussi livide dans mon teint que dans mon ton.

« Elle va bien...même si la perte de mémoire du Roi l'affecte au plus au point. Oui, elle m'a raconté comment elle avait bouté les Anglais hors de France, une véritable héroïne...Une merveilleuse Reine... »

Je commence à désespérer. Taire son Amour n'est pas une chose aisée mais je n'ai pas le choix. Je sers ma jupe entre les mains et me mord la lèvre jusqu'au sang. Je dois continuer à me taire, il est son cousin après tout. Je tourne mon visage osant plonger dans son regard. Je sens qu'il ne me juge pas mais qu'il se doute que je ne vais pas très bien. Il faut faire diversion. Sourire, sourire forcé certes mais sourire. Je passe une langue rapide sur ma plaie à la lèvre.

« Mais je n'ai rien vu de tout cela, j'étais déjà assommée au milieu des gens quand elle est arrivée. Encore heureux que je n'ai pas été piétiné, je n'aurais pas donné cher de ma vie. Je ne sais cependant pas qui m'a sauvé. Je me suis réveillée dans un dispensaire de sœurs. »

Je vais mieux, je sens que j'angoisse tout de même. Ce traumatisme, cette scène me donnerait presque envie de pleurer. Encore une diversion. Je me cale donc contre lui et reprend encore une fois son bras comme pour me raccrocher à un tronc alors que je suis en train de couler.

« Diane est une Reine merveilleuse, je suis si contente d'être à ses côtés. Je sais que vous êtes un grand ami de notre Roi Charles même si je ne porte pas dans mon cœur j'ai tout de même du respect pour lui. Comment vas-t-il ? A t-il retrouvé un peu de sa mémoire ? »

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Ven 22 Sep - 19:09

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Conversation au détour d'un chemin

Francis savait jouer de ses charmes et se savait d'une beauté irrésistible pour un homme. Il ne s'offusquait jamais lorsque des caresses, légères pour la plupart, des frôlements, une main peu pressante dans le bas du dos se perdaient. En public, à la vue de tous, les dames en sa compagnie se montraient presque pudiques mais des regards échangés et entendus en disaient bien plus que des gestes. Alors, lorsque la marquise d'Orléans le touchait aussi délibérément, sans aucune gêne, dans les jardins royaux, là où n'importe qui pouvait les voir, il fut fort surpris, et non offusqué ou outragé comme beaucoup de personnes de son rang le serait. Il la laissa donc s'accrocher à son bras, lui toucher la joue si elle le voulait. Leur proximité ne le dérangeait point. Passer des jours dans les donjons lui fit connaître la solitude et son doux parfum chassait sans effort les odeurs nauséabondes de ces lieux sordides.

-Je me porte bien. Je vous suis fort reconnaissant de votre sollicitude.

Ses propres domestiques et employés avaient également été très inquiets de le savoir enfermé au cachot puis fondirent en larmes lorsqu'il en émergea, les joues plus émaciés et le teint un peu pale mais bel et bien vivant.

Le Général haussa un sourcil dubitatif en réalisant enfin le teint pale de sa consœur. Cette conversation semblait lui drainer ses forces. Il serait peut-être temps d'écourter leur entrevue et la laisser se reposer. Mais il l'écouta avant tout et esquissa un sourire teinté de tristesse en entendant les éloges faites sur sa chère cousine. Sa tendre Diane… Elle qui n'était qu'une enfant il y a peu encore, la voilà qu'elle se dresse, qu'elle se bat pour son pays, pour sauver son époux, qu'elle redoutait tant pourtant il y a quelques années encore. Il y avait eu semble-t-il eu des bouleversements dans le couple royale et Francis se sentit presque trahi de ne pas être au courant de tout cela.

Dans un élan de protection, Francis se détache d'Anne-Lise et prend ses mains délicates dans les siennes, beaucoup plus grandes et les porte à ses lèvres, apposant un baiser aussi léger qu'une plume ou la brise d'un été. Il plonge ses yeux céruléens dans les siens et décèle la fatigue et une pointe d'angoisse dans ses grands yeux noisettes.

-Charles… semble aller mieux. Sa mémoire lui fait certes défaut mais je suis confiant qu'il la retrouvera peu à peu. Il a besoin avant tout de repos… Tout comme vous ma chère. Votre teint m'inquiète…

Il lâcha l'une de ses mains pour venir caresser du bout des doigts sa joue et constata avec plaisir qu'elle avait une peau de pêche.

-Je ne souhaite vous embarrasser davantage avec mes questions. Aussi, je vous propose d'achever notre conversation ici et de parler de choses plus légères. Ou permettez-moi de vous prêter mon épaule afin que vous puissiez vous reposer quelques instants. Qu'en dites-vous? Le choix vous appartient, Madame d'Orléans.

Il se redressa enfin, le dos droit, montrant ainsi qu'il la surplombait de sa taille mais garda un visage doux et conciliant, ses mains toujours dans les siennes. Francis n'était pas revêche face à un peu de contact humain et l'accueillait même avec plaisir et soulagement.


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