Ex Cathedra
FORUM RPG LYCANS VAMPIRES - AVATAR 200X320 - CONTEXTE EVOLUTIF
« Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. »
Charles Baudelaire.
Le prestige est un péché qui ne se partage point; en ces temps de luxure où la magnificence règne sur tous les visages, où les robes sont des œuvres d'art, où les épées se croisent et s'entremêlent inlassablement durant de viles batailles.Vous voici plongés à l'époque aristocratique, au beau milieu d'un resplendissant 16ème siècle, aux côtés des Rois, des Reines et de leurs sujets. Oserez-vous vous imposer dans cet ordre social ? Serez-vous de la partie ? Entre nobles, suivants et simples communs mortels, c'est un monde d'opportunités qui s'ouvre à vous. Laissez vous tenter, laissez vous pénétrer par cet incroyable fragrance, et toute cette vénusté. Choisirez-vous la France, la Suède, l'Italie ou l'Angleterre ? Á moins que vos chemins ne viennent d'ailleurs...
« You've got a hard path but don't let anyone tell you how to walk it. »



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EX CATHEDRA :: A chaque coeur son ouvrage :: Entités nouvelles :: Les Âmes Damnées
♕ • Sang-Pur • ♕
Aranea K. Owens
Aranea K. Owens

Mémoire de vie
Race: Sang-pur
Métier/Rang: Mercenaire.
Statut amoureux: Veuf/Veuve
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Messages : 35
Âge du personnage : Un peu plus de neuf cent ans.

Lun 14 Aoû - 15:04

Aranea

ÂGE ─ 28 ans d'apparence, aux alentours de 900 ans en vérité.
ANNIVERSAIRE ─ 8 Septembre.
ORIENTATION SEXUELLE ─ Hétérosexuelle désintéressée.
OCCUPATION ─ Mercenaire.
PAYS ─ Angleterre.
CLASSE SOCIALE ─ Comtesse d'héritage.
RACEEdward Cullen. Vampire, ça vaaa.
AVATAR ─ Aranea Highwind - Final Fantasy XV.

Profil Psychologique

« Darkness is coming. If I were you, I'd watch my princely ass. Uh—'kingly' ass. »

Prétendre qu'Aranea est quelqu'un de facile à vivre serait mentir. Outrageusement.
Elle est fermée et sèche. Impétueuse et abrupte. De ces créatures que l'on désigne comme des forces brutes, mais non moins calmes. De ces femmes indépendantes et arrogantes, douées d'une fierté qu'elles ne manquent jamais d'étaler. Un esprit libre délié de son statut de Comtesse parce que c'est ce qu'elle a choisi, en dépit de l'héritage qu'on lui a laissé.

« Les hommes ne me dicteront ni ma vie, ni mon destin. »

Incapable d'accepter le chemin que sa naissance lui a tracé, elle a préféré s'en détourner.
Les remords ? Elle n'en a pas. Ou tout du moins, elle ne les regarde pas. Sa vie ne se résume qu'à avancer sur la voie qu'elle a choisi d'emprunter, ni plus ni moins.
Alors elle ne s'encombre de personne, parce que sa solitude lui va bien. Repousse ceux qui l'approchent avec un désinvolte effronté voilé sous un masque de malice incroyablement prononcé, et ne manque jamais d'user de sa franchise pour leur faire savoir qu'elle n'a besoin de personne pour avancer.

Voyez cela comme une forme d'égocentrisme si vous le voulez. Appelez la comme vous l'entendrez. Ses capacités à se sentir concernée ne se limitent qu'à elle et grand bien lui en fasse.
Notez toutefois qu'il peut lui arriver de faire preuve de quelques paroles et gestes enjôleurs. Juste pour s'amuser.
Histoire

PARTIE I.


« Les mots sont utilisés comme des lames, Aranea. Ils peuvent te blesser, mais les cicatrices qu'il te laissent sont toujours là pour te rappeler les erreurs pour lesquelles ils t'ont été accordés. »

La fraîcheur de l'hiver apportait avec elle les premières pluies du mois de décembre. Mordantes de froid.
Le vent du Nord, plutôt qu'épurer le ciel, le parsemait de multiples masses cotonneuses aussi lourdes que déprimantes, transformant la voûte céleste en une étendue grise que même le Soleil ne parvenait parfois pas à percer. Aranea aimait ce temps. Autant qu'elle aimait le fracas des gouttes sur la vitre de sa chambre.

Elle en compta cinquante-six, avant que le monde ne commence à s'effondrer. Cinquante-six avant que ses larmes ne se mettent à couler au même rythme que la pluie sur les tulles, lourdes de regrets. Les souvenirs affluaient dans son crâne, jaillissaient sous ses paupières, alourdissaient son cœur de culpabilité. Un unique gémissement s'échappa d'entre ses lèvres, et Aranea se recroquevilla. Étouffa ses larmes dans ses draps. Tenta de les étouffer.


ⱷⱷⱷ



— Pourquoi les humains meurent-ils et pas nous ?

Cattleya van Rensburg éclata d'un rire si clair qu'il se réverbéra sur les murs de la chambre dans un écho presque apaisant.

— Tu as des questions quelque peu singulières, malgré ton jeune âge, tu sais ? Mais c'est tout simplement parce qu'ils ne sont pas comme nous.  
— Pourquoi ?
— Je ne sais pas, ma poupée. Et c'est pour ça que tu dois faire attention à eux.

Le visage éclairé d'un sourire délicat, elle glissa le bout de ses doigts contre la joue de sa fille puis, dans le même mouvement, la ramena tendrement dans ses bras.

— Je ne comprends pas.
— Tu comprendras, plus tard.

La fillette laissa échapper un soupir désabusé, blottie contre la poitrine de sa mère. Elle n'aimait pas ne pas comprendre. Le monde lui semblait encore bien trop vague, du haut de ses sept ans. Aussi vague que les mots qui se suspendaient à ses lèvres, sans qu'elle n'arrive à les formuler, sans qu'elle n'arrive à les comprendre, éveillant ainsi, dans sa poitrine, une frustration qui ne manqua pas de doucement la faire grimacer. Elle était aussi têtue que curieuse, douée d'une obstination sans faille et il lui était généralement difficile d'accepter une réponse si elle ne l'estimait pas correcte en rapport à sa question.
Alors, doucement, sa déception se mua en petite moue agacée sur son visage, déformant ses jolis traits de poupée jusqu'à ce que sa mère ne l'emprisonne dans l'océan, bleu, de ses yeux. Et le brouillard de sa contrariété se dissipa.

— Je te le promets.




ⱷⱷⱷ



Elle aurait voulu ne pas comprendre.
Elle ne voulait plus comprendre.

Aranea enfouît son visage dans son oreiller, voulût s'évanouir. Mourir.
Ses larmes redoublèrent.
Sa poitrine se souleva, lourde du torrent d'émotions qui déferlait en elle.

Elle tourna finalement sa tête en direction de la fenêtre, ouvrît les yeux.
La brume qui se dessinait à l'extérieur prît la forme d'une silhouette. S'infiltra jusque dans son conscient. Joua sous ses paupières et, soudain, Even fût là. Saisissant de réalité. Renversant de vie. Ses bras se tendirent vers elle et, instinctivement, Aranea ouvrît les siens.
Les referma.
Even n'était plus là.
Son fils n'était plus là.



ⱷⱷⱷ



— Vous pouvez bouger ?

Kathleen ouvrît les yeux, les referma...
Les rayons du soleil à travers sa fenêtre lui donnaient le tournis, agressaient ses iris assez violemment pour qu'elle ne finisse par s'en détourner. Elle détestait la lumière, trop forte, de l'astre diurne, favorisait la nuit et la fraîcheur mordante des landes norvégiennes.

Comme s'il avait perçu son trouble, l'individu à sa droite tira doucement ce qu'elle devina être un rideau et, enfin, Aranea laissa le sommeil quitter ses paupières.

— À peu de choses près.
— Vous étiez dans un sale état.
— Vous êtes visiblement doué d'un étonnant don de clairvoyance.

La voix de son interlocuteur se perdît dans un rire claironnant. Aranea, elle, soupira en glissant ses yeux dans sa direction.
Grand, fin, le teint livide et des cheveux noirs de jais au-dessus d'un regard bleu pétillant d'une malice qui la fît vaguement grimacer, difficile de ne pas remarquer qu'il était séduisant pourtant, ce furent les deux fossettes piquées de chaque côté de ses joues, qui captivèrent Aranea.

— L'amabilité est une vertu, chez vous ?
— Je ne vous dois rien.
— La vie, peut-être.
— L'humilité est une vertu, chez vous ?

Son insolence arracha un sourire visiblement amusé à son vis-à-vis et, silencieusement, il se redressa pour quitter la chambre en la laissant seule avec ce qu'il lui restait. À savoir de la honte et quelques vagues regrets. La situation n'étaient en rien dramatique. Elle s'était tout naturellement faite avoir à un jeu d'agilité avec un lycan qui n'avait pas manqué de s'amuser avec sa vie, en guise d'une récompense qu'il s'était lui-même appropriée. Un sauvage qui lui avait déchiquetée la poitrine et les cuisses sans aucune vergogne avant de la laisser pourrir au fond d'une ruelle, frigorifiée. Absolument glorieux. Elle avait voulu jouer avec le feu, après tout. Et elle s'était brûlée.

— Si je vous demande votre nom, vous allez encore m'envoyer valdinguer ?

Aranea sursauta.

— Quand est-ce que vous êtes revenu ?
— À l'instant.  
— Mh.

Il n'insista pas plus, déposa simplement un bol fumant d'une odeur étrange sur ce qui servait de table de chevet, puis s'installa silencieusement près d'elle, sans cesser de la regarder.
Aranea eût le temps de compter vingt moutons avant qu'il n'ouvre à nouveau la bouche, pour être finalement devancé.

— Kathleen, énonça-t-elle naturellement, sans le regarder.
— Oh... Ian.

Elle n'était pas enchantée. Néanmoins, le fait de n'avoir que son nom parut le satisfaire et il reprît instantanément la parole pour lui énoncer, avec entrain, la façon dont il l'avait trouvée. Si tout du moins, le mot « entrain » s'adaptait à leur situation. Au-delà du sourire léger qui animait son visage, Allan s'exprimait de façon claire et fluide. Captivante.

— Et puis, vous avez dormi à peu près trois jours, acheva-t-il en la gratifiant d'un sourire aimable.

Aimable mais pas niais.




ⱷⱷⱷ



Elle l'avait aimé. Plus que ce qu'elle aurait cru aimer. Plus que ce qu'elle pouvait aimer.
Elle avait un peu plus de deux siècles, lorsqu'elle l'avait rencontré. Blasée par une vie que son éternité rendait morne. Désabusée des cycles de rois, de reines et d'erreurs qu'elle voyait défiler.
Elle était née au cœur d'une Norvège ravagée par le froid, par la stupidité des hommes et par des guerres internes lancées sur de ridicules malentendus. Fille unique de deux vampires, elle s'était épanouie à travers une petite fille bercée par l'amour de sa mère, atténué par la sévérité de son père. Kathleen Aranea van Rensberg avait grandi jusqu'à ses vingt-huit ans et, finalement, son éternité avait débuté.
Alors elle se plaisait à jouer avec ses limites, parce que rien d'autre ne lui plaisait. Parce que l'adrénaline lui la rendait euphorique autant qu'elle la faisait jubiler. Parce qu'elle était immortelle, au fond, alors pourquoi s'inquiéter de ce qu'il pouvait lui arriver ?



ⱷⱷⱷ



— Marie-toi donc si tu le souhaites. C'est un humain, Kathleen. Il n'aura rien à t'apporter.
— Simplement parce qu'il est humain ? S'enquît Aranea, sarcastique.
— Je suppose qu'il aura au moins le mérite de t'apprendre ce que ces idiots appellent « la valeur de la vie. »

Et pourtant, il lui avait tout apporté. La joie, le bonheur, l'amour. Even.
Un Soleil. Son Soleil. Qui avait nimbé ses journées de tant de tendresse qu'elle avait cru en mourir, à chaque fois qu'elle l'enlaçait. Qui avait chassé ses craintes avec son rire, effacé ses doutes avec ses « Je t'aime ». Elle aurait aimé qu'il soit encore là. Elle aurait aimé pouvoir les lui murmurer, les lui chanter, les lui conter. Les lui écrire dans le ciel pour qu'il n'en doute pas, jamais.

Ian avait fait d'elle une mère et une femme.
L'avait aimée comme on aime une femme.

Elle avait été heureuse. Infiniment heureuse.

Avant que tout ce bonheur ne lui soit arraché, quelques années après. Emporté par une maladie qu'elle avait sûrement trop sous estimée.




ⱷⱷⱷ



Aranea sentît une nausée immonde secouer ses entrailles. Gémît. Voulût gémir.
Sa voix se perdît dans sa gorge, étranglée. Elle ne voulait plus y penser. Elle voulait oublier.



ⱷⱷⱷ



— Si je te mords, tu y survivras peut-être Ian, ça ne te coûte rien d'essayer.

Le désespoir dans sa voix la fît frissonner si violemment qu'elle sursauta. Ian, lui, ne broncha pas.

— Mais c'est justement pour ça que je ne veux pas que tu le fasses.
— Ça n'a aucun sens. Je croyais que tu voulais me rendre heureuse.
— Je l'ai fait, non ?
— Si tu t'en vas, tu emporteras ces années de bonheur avec toi.

Son propre égoïsme la fît chanceler.

— Je suis né humain, Kathleen. J'ai grandi comme un humain et je voulais mourir comme tel. L'idée d'une vie incroyablement plus longue avec toi, avec vous, est séduisante mais... Non. J'aurais peur de perdre ce qui fait de moi ce que je suis. Je sais que je n'ai pas assez vécu, mais je suis heureux de la vie que j'ai eu.
— Tu pourrais en avoir tellement plus...

Les doigts de Ian se refermèrent sur les siens, empreints d'amour et de tendresse. De tout son amour et de toute sa tendresse.
Et Aranea sentît son cœur tomber dans sa poitrine, remonta doucement leurs mains à hauteur de ses lèvres, embrassa ses doigts.

— Tu vas tomber malade.
— Je n'ai pas peur de tomber malade.
— Tu es affreusement têtue.
— Certaines choses ne changent pas.
— Comme mon avis.
— Tu en es sûr ?
— Autant que je l'étais quand je t'ai demandé de m'épouser.

Elle s'immobilisa, tenta de s'empêcher de pleurer. S'effondra.
Écrasée par la peine et la douleur.

— J'étais heureux. Si heureux que j'aurais pu m'évanouir, quand tu as accepté.
— Je sais.
— Je t'aime.

Aranea ouvrît ses lèvres, les referma, les rouvrît, les referma... Sa main de libre se perdît sur le visage de Ian, le retraça du bout des doigts. Sa peine engloutissait ses pensées, noircissait son avenir, empêchait aux mots de prendre forme aux bouts de ses lèvres et, pourtant, ils jaillirent. Plus vrais que jamais.

— Je t'aime.




ⱷⱷⱷ



— Je ne voulais pas comprendre...

Son murmure se perdît dans l'infinité de la nuit. Rejoignît Even, à quelques milliers de kilomètres de là. Perdu parmi des étoiles qu'elle avait trop longtemps compté, pour espérer l'y retrouver.



ⱷⱷⱷ



— Où est Papa ?
— Parti.
— Il revient quand ?
— Je ne sais pas encore, Even, mais il reviendra.

Les yeux d'Even brillèrent d'une petite lueur rassurée.
Blotti dans les bras de sa mère, il s'empara machinalement de la longue natte argentée battant son épaule.

— D'accord.

Il s'était épanoui autant qu'il avait pu. Adorable, curieux et intelligent.
La seule limite qu'il restait à Aranea entre ce qui était réel, et ce qui ne l'était pas.
La mort de Ian avait emporté avec elle tout ce qui avait fait d'elle une femme heureuse. Une mère heureuse. Elle souriait, parfois. Se ressourçait dans les sourires d'Even, passait des heures à le regarder dormir, pour oublier. Pour tout oublier. Sans réel succès.

Et au final, à tout juste six ans, il l'avait lui-même abandonnée.




ⱷⱷⱷ



Aranea voulût arrêter là le flot des souvenirs qui remontaient de ses plus profondes pensées, pour venir l'accabler. Pas lui. Pas maintenant. Pas Even. Pourquoi Even ?



ⱷⱷⱷ



Trois mois s'étaient écoulés, depuis ses six ans. Elle n'était pas réellement remise de la mort de Ian, deux ans auparavant, mais elle s'en sortait, comme elle pouvait.

— Si on a quitté notre maison, Papa ne nous retrouvera pas, non ?

Aranea tenta au mieux de taire l'angoisse qui nouait sa gorge, inspira.
Installée sur le lit de la petite chambre qu'elle occupait lorsqu'elle était encore enfant, elle ramena un peu plus près le corps brûlant d'Even dans ses bras. Sentît son cœur se déchirer. Encore une fois.

— Il nous retrouvera. Il reviendra.

Difficile de mettre plus d'incertitude dans une telle promesse.

— Mais si tu veux qu'il revienne... Il va falloir que tu guérisses... D'accord ?
— Oui...
— On pourra même aller le voir tous les deux, au pire, s'il ne revient pas.

Elle frissonna lorsqu'elle comprît son propre sous-entendu, frissonna lorsqu'elle le sentît se blottir plus fort dans ses bras, frissonna, encore, lorsqu'elle l'entendît maladroitement tousser, étouffé par le masque maladroitement enroulé autour de sa bouche.

— Papa a dit que... Si tu voulais venir le chercher, il faut t'en empêcher.

Aranea blêmît.

— … Ah ?
— Oui... Parce qu'il t'aime fort et qu'il ne faut pas. Maman ? Je veux te faire un bisou.

Elle sentît son cœur bondir dans sa poitrine. Marteler sa cage thoracique si violemment qu'elle eût l'impression d'étouffer.
Ses doigts remontèrent jusqu'à l'arrière de la tête d'Even, commencèrent à dénouer le masque de fortune qu'il portait, échouèrent. Elle tremblait.

— Attends... Attends, je vais te l'enlever.
— Non, tu vas être malade aussi. Et ça fait mal. Fais moi un bisou, toi.

Aranea hocha la tête, perdît son visage dans l'océan, ébène, des cheveux de son fils et le couvrît de baiser, jusqu'à son front, jusqu'à ses tempes. Partout où elle le pouvait. Autant qu'elle le pouvait.
Even éclata d'un rire étouffé. Sans joie.

— On fait dodo ?
— Tu viens de te réveiller... Tu ne veux pas essayer de manger ?

Il secoua la tête, la blottît contre la poitrine de sa mère, silencieux.
Et Aranea sentît ce qu'il restait de son cœur éclater.
Ses larmes roulaient sur ses joues, écrasaient son cœur, noyaient sa vue autant que son futur, qu'elle voyait un peu plus s'effondrer.
Elle voulût crier.
Sa voix ne fût qu'un murmure.

— … Tu peux te rendormir un peu, si tu veux. Je t'aime de tout mon cœur.
— Moi aussi, Maman...

Even sombra dans un sommeil sans fin. Éternel et sans rêves.




ⱷⱷⱷ



Une peste pulmonaire... C'était ridicule. Affreusement ridicule. Et pourtant désespérant de vérité.

Alors elle avait fui la Norvège, quelques années après, renié son nom autant que son héritage.
Née Kathleen Aranea van Rensberg, elle avait choisi de rester une Owens, en dépit de son veuvage. Son véritable prénom l'avait quittée en même temps qu'elle avait vu sa Norvège natale disparaître derrière l'horizon.

— Tu restes ma fille. Et tu pourrais m'être utile en Angleterre. Ne sois pas sotte, Kathleen, je t'aiderai.

Elle avait accepté. Le temps de trouver ses marques, de s'habituer à la vie telle qu'elle y était. L'une des branches de sa famille avait accepté de l'héberger et elle avait déguerpi dès que ses poches avaient commencé à se renflouer.
Devenue mercenaire, son véritable nom, autant que son statut, étaient passés à la trappe pour lui éviter trop d'ennuis et elle s'était hissée assez haut dans le métier jusqu'à être remarquée par la cour.

— Je ne savais pas que même les Nobles pouvaient aller aussi loin pour préserver leurs places dans la société. Vous voulez le tuer parce que c'est votre bâtard illégitime ou parce qu'il vous rappelle votre stupidité?

Son sourire s'était paré d'insolence, de dédain, de désinvolte et de tout ce qui avait fini par la transformer en la femme plus ou moins insaisissable qu'elle était. Un esprit libre, quoiqu'enfermée dans une solitude qui était aussi bien sa cage que ses raisons d'avancer. Elle ne voulait plus aimer. Jamais.

— Plus jamais...

Aranea ferma les yeux.



PARTIE II


Spoiler:
 

Aussi insaisissable qu'un rêve, Aranea se redressa, glissa ses doigts contre les épaules du Roi, les perdît contre ses bras...
Une multitude de mots se pressèrent alors contre ses lèvres, bousculèrent ses pensées pour l'amener à hésiter, un instant. Qui sembla durer une éternité.
Pourtant, déjà, son souffle se perdait contre la nuque de Philippe, dénué des doutes qui la submergeaient. Qui tentaient de la submerger.

— C'est fou ce que l'amour peut rendre un homme vulnérable, tout de même.

Ses lèvres papillonnèrent contre son cou, délicatement.

— Tu t'imagines, glisser ses doigts contre sa peau ? Les perdre dans ses cheveux alors que, doucement, les siens se glissent contre ton dos ?

Son regard s'illumina alors d'une légère lueur. Une flamme. Une flamme qui brûlait avec tant d'intensité qu'elle aurait presque pu la consumer. Chaude de son insolence et de sa sensualité.

— Et ta bouche qui papillonnerait avec la sienne pour une danse endiablée. Ta langue qui trouverait la sienne pour s'y entremêler alors que tu sentirais ses cuisses se glisser autour de toi, pour t'obliger à venir un peu plus près.

Elle s'amusait, jubilait. Ses mains descendirent jusqu'à la chemise de celui qu'elle aimait considérer comme son jouet, défît les premiers boutons tandis que ses dents taquinaient le lobe de son oreille, au creux de laquelle elle se laissa aller à soupirer.

— Est-ce que tu l'imagines, Philippe ? Gémir ton nom en te demandant de continuer, plus fort. De l'aimer, plus fort. Est-ce que tu t'imagines, enfin, goûter au plaisir interdit qui repose au creux de son bassin ?

Là-dessus, Aranea se redressa, imperceptiblement, recula sa tête tandis qu'un sourire insolent se dessinait sur sa bouche.

— C'est mal de désirer aussi intensément la femme de ton pire ennemi, tu sais ?

Elle avait gagné.




ⱷⱷⱷ



Entrer dans la cour du Roi avait été aussi facile que trouver une paille particulière dans une botte de foin : Éprouvant.
Toutefois, il lui fallait admettre qu'elle n'avait que très peu mis la forme dans ses tentatives et s'était contentée de s'y faire remarquer auprès de la cour, deux ou trois. Jusqu'à se frotter à son Roi.
Elle l'avait vu, une fois. Quelques années plus tôt. Alors qu'il n'était encore qu'un enfant aux yeux aussi intéressants que ceux d'un merlan frit. Curieuse de savoir ce qu'il deviendrait, elle s'était jurée à elle-même d'au moins revenir constater les choses d'elle-même, quelques années après.
Force était de constater que le destin jouait en sa faveur puisqu'il avait lui-même eu besoin d'elle à son service. Aranea jubilait.

Se rapprocher de lui avait ensuite été une petite partie de plaisir. Tant charnel qu'oratoire. Elle lui envoyait des piques autant qu'il les lui rendait, et elle s'y plaisait. Autant qu'une enfant à qui on venait d'offrir un jouet. Oui, voilà, Philippe était devenu son jouet. Son intimité ? Elle s'en fichait, titillait ses limites, jouait avec ses nerfs autant qu'avec le reste parce que ses réactions l'amusaient. Tout simplement. Parce qu'il l'occupait. Tout simplement. Une distraction du moment qui ne la lasserait que lorsqu'elle finirait par mourir, elle aussi.

Questionnaire

ÊTES-VOUS AU COURANT DE L'EXISTENCE DES VAMPIRES ET LYCANS? ─ « Vaguement. Je m'en fiche un peu. »
QUE PENSEZ-VOUS DES LYCANS/VAMPIRES ─ « Rien de spécial, ils font ce qu'ils veulent. »
QUEL EST VOTRE POINT DE VUE A PROPOS DES INFANTS ET DES SANG-MÊLES MAUDITS? ─ « ... Vous vous rendez compte de l'inutilité de vos questions ? Je m'en fiche. Ca ne regarde qu'eux. »
ÊTES VOUS SATISFAIT(E) DE VOTRE VIE ACTUELLE? ─ « Plutôt, oui. »
SI NON, QUE VOUDRIEZ-VOUS CHANGER?  ─ ...
VOTRE POINT DE VUE SUR LE MONDE CONNU?
─ « Pour le peu que j'en ai vu... Disons que je l'aime assez. »

Joueur

PSEUDO ─ Ran.
ÂGE ─ 5 et demi de moins que mon perso.
SEXE ─ Non merci. (Femelle.)
LA COULEUR DE TON PYJAMA ─ Qui a dit que je portais un pyjama ?
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I. Aleera Rău
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Lun 14 Aoû - 16:27
Bienvenue sur le forum officiellement! mouton
Bon courage ♥️
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Mar 15 Aoû - 14:21
Je te dis encore bienvenue ~

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Mar 15 Aoû - 22:48
YOU'RE SO BADASS.
(j'adore le paradoxe entre les icons du bas et du haut, c'est trop cute xD)

Je t'ai déjà dit bienvenue ? C: ♥
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Lun 21 Aoû - 16:11
J'ai fait ma malpropre à ne pas vous répondre alors je le fais maintenant. ♫

Merci beaucoup Aleera ! ♥️ Mon histoire va être loooongue. x)

À toi aussi, Francis. Ma chère compatriote ! ♥️

Et merci Philippe. Tu me l'as déjà dit mais tu peux te répéter, écoute.
Je te retourne le compliment. ♥️

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may your smile on that day
lovingly disappear.

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Lun 21 Aoû - 19:44
••• Bienvenue parmi nous


Eh bien comme je te l'ai déjà dit, j'aime beaucoup! Tant au niveau de la fluidité de la plume que du personnage en lui même, je suis vraiment charmée et curieuse de savoir ce que tu nous prépare avec elle ♥♥♥
Te voici validée! ♥

Le test d'entrée passé, te voilà désormais une Citoyenne vampire.
Tu peux dés à présent aller recenser ton avatar, chercher des partenaires de rp et poster une fiches récapitulative de tes relations que nous te conseillons d'aller consulter pour une intégration rapide. Également, le serveur Discord du forum est tout près à t'accueillir. ♥

N'hésites pas, également, à apporter ta pierre à l'édifice d'Ex-Cathedra, nous comptons sur toi. Bon séjour parmi nous et n'hésite pas à nous solliciter si le besoin en est.
Mezariel.
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