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 nec spe, nec metu ••• edward

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Humain

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MessageSujet: nec spe, nec metu ••• edward   Ven 23 Juin - 16:21



La haine. Sentiment fort et oppressant. Elle était à présent celle qui t'animait, elle était celle qui t'avais amenée jusqu'ici. Tu étais cet animal en danger, cet animal prêt à tout pour sa survie. Tu te tapissais dans l'ombre, tu observais, tu surveillais, mais tu n'étais pas sûre de toi.
La peur. Elle te coupait le souffle. Tout se mêlait dans ton esprit, tes propres douleurs et sentiments étaient des plus confus. Tes jambes te portaient à toute vitesse à travers les nombreuses rues et autres passages dérobées à la vue. Il te fallait fuir, de nombreux assaillants étaient à ta poursuite, enfin c'est ce que tu croyais. Ta propre terreur t'avait peu à peu ôter tout bon sens, il y avait fort à parier que toute cette tension te rendait des plus paranoïaques. Tout n'était qu'illusion. Ces êtres à ta poursuite n'était que le fruit de ton imagination.

Alors tu réalisais. Tu étais certainement malade, atteinte d'une quelconque folie. Une déraison qui pourrait te conduire à ta perte. Pourtant tu marchais, aussi vite que tu pouvais, encore et encore. Incertaine fugitive, cherchant à échapper à ce que toi-même tu ne pouvais désigner. Telle était la tristesse de ton existence, le fardeaux de tes jours.

Aujourd'hui, tu le savais, ce qu'il te fallait c'était trouver un sens ta vie. Pour cela, tu avais besoin d'un but, un objectif à atteindre, une énigme à résoudre. Au fond de toi, tu savais ce que cela représentait. Tu avais compris que pour pouvoir évacuer de tout ce mal-être, de tous ces maux, tu allais devoir accomplir le pire. Tu sentais soudain monter en toi cette colère démesurée. Depuis la première fois depuis quelques temps, tu te retrouvais enfin. Tu le sentais, tu bouillonnais tandis que tes yeux criaient vengeance pour ton âme meurtrie.

Avant même que tu ne le réalises, tu te étais face à l'une des grandes fontaines présente en ce lieu. Tu la regardais, comme absorbée, hypnotisée par les perles d'eau qui retombaient de toutes parts. Hormis quelques promeneurs, tu étais seule face à elle et quoi de plus normal à cette heure tardive. Tu te mis à regarder lentement autour de toi. Il aurait suffit d'un rien. Tu connaissais très bien les lieux. A quelques pas d'ici, tu retrouverais le passage dérobée, cette porte secrète vers l'autre monde. Vers l'horreur et le savoir.



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MessageSujet: Re: nec spe, nec metu ••• edward   Ven 23 Juin - 23:58


Nec spe, nec metuPandore & EdwardIl était difficile pour moi de définir véritablement ce qui m'avait poussé à mettre les pieds en Italie, et tout particulièrement au Vatican. Quand bien même j'arborais une croix sur le front et possédais une bible chez moi, je n'avais rien d'un homme pieu. Je n'allais aucunement à la messe, ne prêchait pas plus la bonne parole. Pour moi, ce n'était qu'un consensus d'ignare et de fanatique d'un créateur tout sauf réel. On m'aurait mis au bûcher pour un quart de ce que je pensais, mais c'était ainsi. Au cœur de la papauté et de la sainteté même, j'arpentais les rues sans véritablement savoir si maroute allait me mener dans un endroit intéressant. Le voyage, le tourisme n'étaient pas des notions que je possédais de la même façon qu'un autre. Je n'avais pas préparé un programme précis avant mon départ et une fois en terre italienne, cela n'avait pas changé. Je m'installais à une table afin de commander un café. J'avais appris que ce breuvage encore boudé dans ma contrée était ici succulent. Je devais avouer en l'ayant goûté qu'il avait tout d'un liquide appréciable. Je payais comme l'aurait sans doute fait n'importe qui à ma place, tant le café le méritait.

Mes pas me guidaient inlassablement vers des rues qui, à l'égal d'un labyrinthe me perdaient de plus en plus. Je ne savais aucunement où j'allais me retrouver ni sur qui ou quoi j'allais tomber. Le fait d'appartenir au peuple d'Angleterre ne se voyait pas sur mon visage, mais mon accent pouvait me trahir si simplement. Si l'on découvrait qui j'étais, je n'avais hélas aucune parade solide contre cela. J'arpentais donc les rues de plus en plus avant de tomber sur une place, dont son centre arborait une massive fontaine. J'avais déjà vu ce genre de construction, mais de cette taille, c'était une première. Je restais quelque peu dubitatif de l'ampleur de la chose avant de remarquer qu'une présence, enfin une personne se trouvait ici également. Je ne savais pas la raison de sa venue dans cet endroit, mais en tout cas, elle ne semblait pas perdue, elle. Je m'approchais d'un pas lent en marquant un espace vital suffisant pour ne pas paraitre envahissant ou trop proche. Je ne lui adressais pas un regard, préférant plonger mes pupilles dans ce liquide aqueux. Difficile de ne pas serrer le poing surtout après avoir passé une partie de mon voyage en bateau auprès d'un homme qui avait une peur monstre de l'eau justement. Je haïssais ce don que mère nature m'avait donné autant que je pouvais le trouver dangereusement attirant. Je pouvais savoir les faiblesses des autres, leur faille les plus secrètes, enfin s'il y avait contact prolongé.

Je soupirais face à l'onde pure ne remarquant que difficilement la couche de pollen sur l'eau et les mouvements de cette dernière. L'heure était tardive et comme je n'étais pas un animal de la nuit, un vampire ou un lycan. Je n'avais aucun moyen de voir assurément loin, mais pourtant, je restais quelque peu curieux de savoir qui se trouvait près de moi. Je ne connaissais aucunement son genre ni son identique et mes méthodes d'approches ne portaient que rarement leur fruit de façon positive. Je croisais les bras en fronçant les sourcils non sans avoir passé par réflexe ma main sur, ce qui avait été marqué au fer rouge sur mon front : cette croix. Je grimaçais après l'avoir touché avant de me tourner légèrement vers cette forme inconnue sans aucun doute humaine. Je me raclais d'abord la gorge afin d'avoir un ton on ne peut plus calme et agréable. Agresser quelqu'un n'aurait eu aucun avantage surtout dans une ville dont j'ignorais presque tout sauf son nom. Je laissais plusieurs secondes s'écouler pendant lesquelles je réfléchissais encore et encore à comment aborder cette personne. Au final, je me lançais aussi assuré que l'aurait été le Edward de mon enfance.

« Bonsoir, Madame ? Monsieur, enfin, passons. Je ne suis aucunement de cette ville, mais je dois avouer que vous semblez hypnotisé par l'onde pure devant vous. Y aurait-il quelque chose qui vous tracasse ? Je suis un étranger, mais depuis tout à l'heure ou du moins, ma venue et sans doute bien avant, vous n'avez pas bougé. Alors, peut-être que je perturbe votre quiétude et que vous allez vous emporter, mais si je peux glaner des informations et trouver ma route, je tente le risque. »

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MessageSujet: Re: nec spe, nec metu ••• edward   Jeu 29 Juin - 23:51



Monsieur ? Il était certes très tard, mais tu t'offusquais de cette remarque qui te paraissait bien désobligeante. A en juger par ta carrure, nul doute n'était possible concernant ton genre. Petit. Frêle, que dis-je chétive, il aurait fallu être bien benêt pou pouvoir penser que tu puisses êtres un homme. Et si toutefois, tu t'étais révélée être homme, bien des gens auraient eu de la pitié pour toi. Tu aurais fait un piètre homme, mais pas dénué de courage.

Un étranger. Il aurait mieux fait de fuir. Cette contrée. Cette ville. Sa cité. Il n'avait rien de bon par ici et tu le savais parfaitement. Il y avait une fièvre dans ces rues. Un mal qui venait ça et là. Une calamité qui avait gangrené, faisant du moindre habitant de ses rues...Un de ses plus fervents partisans. Un trouble passionnel qui ravagerait tout. Tu le savais.
« Un voyageur ? Fuyez cette forteresse. Fuyez ses gens et leur dévotion démentielle. Il n'y a rien de bon entre ces murs. Rien. »
C'était une mise en garde. Sincère et dite avec conviction. Oh bien évidemment, il allait probablement te prendre pour une aliénée, ce que tu étais d'un certaine façon dans ta colère névrosée. Pourtant, cette fois-ci, bien que ta fureur s'éprenait toujours de toi, tu avais prononcer ces mots avec un certaine sécheresse, mais un calme qui n'était pas des plus naturels. Habituel. Lui ne pouvait savoir, mais tu avais connaissance. Peut-être, étais-tu en train de changer. C'était ce que tu surprenais à souhaiter.
Douce hérésie.
« Il y a fort à parier que les idées qui traversent mon esprit ne vous regardent nullement. »
Tu étais somme toute agacée. Irritée par cet inconnu qui venait troubler le cheminement de ta pensée. Égarée, il avait rompu le fil d'un désir et d'un châtiment qui n'aurait su tarder. Tu t'agitais quelques peu. Tu étais désorientée, interloquée, jamais encore ou à de rares occasions, quelqu'un s'était enquérit de savoir ce qui pouvait t'affoler ou t'émouvoir. C'était tout nouveau pour toi. Tu ne savais pas mettre de mot sur la sentiment que cela t'intimait...Alors, ce fut la fureur qui reprit le dessus encore une fois.
« Tentez. Demandez. Puis disparaissez.»Ton ton était sec. Cassant. « Personne...Je ne veux de  personne, encore moins d'un ignorant. »
Car c'était la vérité. Il ignorait tout de toi et de ce que pouvait être ton passé. Il se permettait, il t'interrompait, mais c'était bien présomptueux. Il s'octroyait des droits qu'il n'avait pas. Si tu étais présente ici, seule et ce capuchon cachant tes traits, c'est qu'il devait y avoir une raison. C'est que tu étais une isolée, ou pire encore, peut-être est-ce toi qui t'étais éloignée des autres.

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MessageSujet: Re: nec spe, nec metu ••• edward   Sam 1 Juil - 15:44


Nec spe, nec metuPandore & EdwardJ'avais côtoyé des pourceaux et des rustres, mais cette femme avait plus de virulences dans les mots et les pensées que tous ces hommes réunis. Tel un glaive dans le poitrail, elle avait lancé des mises en garde et des paroles avec un ton digne des plus rudes hivers. Je ne savais que dire de son comportement, mais il était clair que oui, je n'étais aucunement le bienvenu dans ses rues ou à ses côtés, pourtant, je ne voulais aucunement partir. Une partie de moi avait la ferme intention de savoir ce qui torturait cette femme, et même si je risquais gros en continuant de chercher à savoir le fin mot de l'histoire, je ne voulais pas reculer pour autant. Elle me lançait rapidement que je pouvais tenter avant de devoir disparaître, une façon de me dire de partir, un peu plus fine. La colère, la haine se percevait dans ses paroles et le ton de sa voix. Elle était un véritable chaudron de lave des enfers bouillonnant jusqu'à ce qu'une parole ou un acte la fasse déborder et faire un malheur. C'est ainsi que je la voyais et en m'approchais alors un peu plus de l'onde pure, je posais mon regard plus longuement sur l'eau avant d'apercevoir une très légère partie de son visage.

Peau de craie, traits fins, elle avait tout l'air de faire partie de cette étoffe que j'arborais tout autant. Nous étions aussi humains que l'homme dans les cieux l'avait voulu, mais par notre apparence, nos talents, nous étions différents. Je ne savais pas si elle était une sorcière, même si son comportement me laissait perplexe. Après tout, je n'avais encore rencontré qu'un seul sorcier et depuis il n'était plus de ce monde.Nous étions tous obligés de nous cacher, de nous dissimuler sous des identités ou des rôles afin de ne pas dévoiler nos talents. Alors, pourquoi n'aurait-elle pas pu être une sorcière après tout ? Vu son attitude, cela trahissait bien une peur ou une angoisse bien présente. Je croisais les bras sur mon poitrail en restant là, immobile à observer l'eau de la fontaine toujours en mouvement alors que je dépassais légèrement de ma stature celle de la femme, près de moi. Il allait donc falloir plus que quelque parole afin de savoir ce qui la hantait à ce point. Je devais sans doute la rassurer chose dont j'étais totalement incapable. J'étais un as pour savoir identifier les peurs, les combattre ou en faire une arme contre ceux qui méritaient d'en souffrir. Je n'étais pas un bon samaritain qui enlaçait les femmes malheureuses. Un soupir m'échappait alors que je plongeais ma main dans la poche de mon manteau pour en extraire un carnet. Il contenait tant de secrets sur la peur de ceux que j'avais pu aider ou tuer. Elle ne devait pas le lire, mais curieusement, je l'avais tout de même sorti.

« Si je vous ai mal jugé en vous appelant monsieur, me traiter d'ignorant est aussi mauvais juge. Vous ne savez rien de moi et je ne sais rien de vous, soit. Je ne suis pas venu au Vatican pour rencontrer les pieux et les fous religieux, mais bien des gens plus terre-à-terre. Vous me repoussez avec une certaine hardiesse comme si vous n'aviez aucunement l'habitude qu'au lieu de vous fuir, quelqu'un s'intéresse à vous. Vous savez, on peut arborer le visage d'un moribond et attirer le curieux malgré tout. »

Je fouillais dans la poche de mon pantalon cette fois-ci afin d'en sortir une pièce que je jetais alors dans l'eau devant nous dans un son humide, mais bref. Sans demander la moindre autorisation, je venais saisir légèrement une des mains de la femme afin de me crisper en la relâchant plutôt abasourdi par cette brève connexion. J'ignorais si ce que j'avais senti était de la peur ou un mal plus fort, mais il était insupportable. Je ne trouvais pas les mots pour identifier cette sensation et encore moins pour savoir ce qu'elle ressentait. La mort avait-elle mit son voile sur cette femme ou avais-je la berlue ? Je secouais ma tête en essayant de chasser ces étranges mirages encore présents devant mes yeux avant de fermer le poing. Je devais aider cette femme quand bien même elle le refusait. C'était jouer avec le feu tout en étant assis au-dessus de ce dernier, mais avais-je d'autres choix, surtout après avoir osé tant déjà ? Les questions se bousculaient dans ma tête comme un troupeau de bête sauvage et incontrôlable. Je me raclais la gorge en reprenant un peu de contenance, de celle que j'avais perdu après avoir vu ces…choses ? Je ne devais pas me montrer faible ou trop perturbé si je voulais lui venir en aide.

« Vous savez que me repousser à l'aide de menace n'aura son effet que de façon éphémère ? Un mal vous ronge les entrailles ou du moins, cela vous enveloppe dans un miasme étrange. Je ne suis aucunement devin, mais ce que j'ai ressenti en prenant votre main est assez déstabilisant. Alors, au contraire de ce que vos menaces et vous tentiez de faire, je ne compte pas m'enfuir. Vous attisez ma curiosité par votre férocité à me repousser de la sorte. Je ne cherche pas à avoir votre cœur, s'il est encore vivant d'ailleurs ou votre couche, mais à trouver un moyen d'apaiser votre mal. Tout le monde souffre d'une peur, d'une angoisse profonde et chaque fois, j'ai su trouver un remède ou un placebo pour y remédier. Je me nomme Edward quand même cela ne vous soit pas bien utile dans votre vie et je suis, ce que l'on peut appeler… Sorcier. J'irais sans doute encore plus facilement au bûcher si vous répétez cela à qui que ce soit, mais si au moins cet aveu peut atténuer votre rage envers ma personne, alors je tente effectivement. Il faudrait être fou pour continuer de vous défier et de rester, mais après tout, n'y a-t-il pas une part de folie en chacun de nous ? »

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