AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Home (privé. Nao de SaintLouis)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité

Invité



MessageSujet: Home (privé. Nao de SaintLouis)   Dim 2 Oct - 16:47


So I left home, I packed up and I moved

Le soleil trônait si haut dans le ciel en ce bel après-midi, qu'il me fallait plisser les yeux pour ne pas être aveuglé. Chaque dalle, chaque fenêtre… absolument tous les éléments qui composaient les ruelles aux alentours du château royal semblaient s’être animés d’un commun accord pour éblouir chacun des passants y flânant. Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus arpenté les environs. L’architecture classique du quartier m’émerveillait toujours autant que lors de ma toute première visite, cette dernière remontant à des années maintenant. Un sourire étira mes lèvres. Après six mois passés sur le pont d’un navire, il m’arrivait encore de ressentir les remous provoqués par la houle audacieuse, même sans être en mer. C’était l’une des merveilles de mon métier de matelot, sans que l’on puisse l’expliquer autrement que par une question d’accoutumance.
Malgré tout l’amour que je portais à mon choix de vie, je n’en restais pas moins obnubilé par la terre ferme et les villes qui y fleurissaient chaque jour plus nombreuses. Cela faisait un bien fou de poser pied à terre. Et malgré tout ce que l’on pouvait bien dire de la beauté de la France, le quartier environnant le château royal restait l’un de mes coins préférés. Ce qui expliquait sans nul doute le fait que j’arrivais si tardivement dans les quartiers dédiés aux domestiques au service de cette famille fortunée. J’avais une amie de longue date à y retrouver. Bien que je n’avais guère su trouver le temps pour prévenir cette dernière de mon arrivée, je m’étais décidé à aller la saluer en personne. Notre dernier échange épistolaire remontait à une semaine, tout au plus, et Nao n’avait eu que l’opportunité de m’annoncer quelques futilités sur son quotidien au château. Il me tardait de pouvoir parler plus longuement avec elle, quelques lignes maladroitement jetées sur un morceau de papier ne me suffisaient plus. Je voulais l’entendre énoncer de sa douce voix avenante les derniers potins qui avaient circulé en ville depuis mon départ.

Remontant l’allée verdoyante qui menait à l’annexe, je fis un écart vers les cuisines pour aller m’enquérir de l’endroit le plus propice où je pourrais rencontrer ma bonne amie. Une jeune domestique, vive et pleine de sympathie, me certifia avoir vu Nao dans le parc du domaine pour la dernière fois. Aussi, je me dirigeais vers l’endroit que l’on m’avait indiqué, un peu plus loin à l’ombre des jardins, sans perdre plus de temps. Après à peine dix minutes de recherche, mes iris bleus remarquèrent la longue et soigneuse chevelure blanchâtre qui volait au vent, non loin d’un pommier à la taille respectable. Je me décidais à m’arrêter un instant, respirant un grand coup puis, m’approchant le plus furtivement qu’il m’était possible, je me penchais finalement vers l’épaule de l’ingénue pour lui susurrer quelques mots avec malice.

« — Salut, ma belle. » M'exclamais-je, mon amusement pointant dans ma voix.

Il n'y avait nul doute que, si la dite beauté s'avérait bien être Nao, cette dernière - grâce à ses gènes de Lycan - avait dû me flairer depuis l'instant même où je l'avais remarquée. Mais cela importait peu. La surprise résidait dans le fait même que je puisse être là à cet instant, et non pas dans mon habilité à passer inaperçu.

Toujours tout sourire, je fis quelques pas en arrière pour instaurer à nouveau un espace respectueux entre nous. Il me tardait vraiment te pouvoir admirer ses doux traits tiraillés par l'étonnement.

code css (c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas

Lycan

avatar

Messages : 41
Âge du personnage : ~ 100 ans (elle a arrêté de compter)


Mémoire de vie
Race: Mordu
Métier/Rang: Servante / Garde-du-corps
Statut amoureux: Célibataire

MessageSujet: Re: Home (privé. Nao de SaintLouis)   Ven 14 Oct - 14:33


Welcome Home, Son

Croc — fait la pomme alors que je plante mes canines en son sein et la déchire à la force de mes dents. Elle craque, elle cède, elle capitule. Son jus coule entre mes lèvres, le long de ma gorge. Limpide et frais alors que je recueille une goutte imprudente qui s'échappe et roule à mon menton du bout de la langue.
Ce n'es point du sang. Ce n'est ni chaud, ni épais, teinté de cette odeur de fer qui vous oppresse et chatouille vos sens, réclamant d'avantage. Ce n'est ni une proie traquée et accumulée, cédant à la peur et la conscience de sa mort prochaine ; ni un ennemi, dont les crocs claquent et menacent, défiant votre autorité, pariant votre mort prochaine — ou la sienne, réalise-t-il alors que la faiblesse s'échappe de chacune de ses plaies et que ses forces l'abandonnent. Ce n'est nullement l'adrénaline, la satisfaction bestiale, la victoire sanglante et sauvage — ce n'est rien de tout cela.
Ce n'est qu'une pomme.

À l'abri des regards et à l'écart de la vie humaine, j'apprécie un bref et trop rare instant de solitude. Paris m'étouffe, m'enserre le cœur. Oh ; je ne me plains pas de ma vie ici. Je suis là pour mon jeune maître après tout, pour Mezariel. Et je demeurerais ici, cent ans, mille ans, si c'est là son vœu. Tant qu'il aura besoin de moi, je serais fidèle à mon devoir, pareil aux gargouilles de Notre-Dame.

Mais Dieu ; que la capitale est prison pour l'âme sauvage que j'enferme dans ce carquois de chaire et de tissus de seconde main. Les forêts me manquent, la liberté de pouvoir revêtir ma forme de Bête se fait désirer. Ici, impossible. Sans cesse je dois prendre garde, ne rien laisser paraître. Je dois m'attraper par certains soirs la gorge à deux mains pour m'empêcher de hurler à la lune, mes instincts luttant sauvagement en mon sein pour se laisser aller comme je les y autorisais depuis presque un siècle déjà. Je me languis presque de ce temps ou je battais campagne et recoins reculés de pays, à la recherche de l'infant disparu de mon maître ou même, et là est ma honte, quand je traquais les proies des De SaintLouis afin d'abattre sur ces dernières la sentence du vieil Alpha. J'étais alors une bête, une créature du diable donnant raison à toutes les rumeurs sordides et les légendes forgées par la crainte sur les lycans. Mais, dans mon infortune, j'avais prit goût à ces démonstrations de force et de violence.

Je faillis perdre mon humanité, en ces temps ou Denovan n'était présent en la demeure familiale, parti répondre aux exigences de son rang. Mais mon salut vint sous la forme d'un enfant — encore une fois. Marceau, tendre petit être au regard voyageur et déjà épris d'une liberté dont il continue d'être l'amant aujourd'hui, voguant sur les flots au gré des exigences de son travail et de ses envies. J'ai conservé de cette époque, une profonde affection pour la famille Dugommier et ce bambin dont j'eus la responsabilité à maintes occasions, qui m'appelait “tante” et me souriait de la manière la plus douce du monde. Marceau a grandit depuis, il n'est plus cet enfant maladroit que je regardais apprendre à marcher, cependant notre lien n'a en rien failli. Nos échanges épistolaires sont pour moi source de joie et je guette ardemment chacune de ses lettres, les conservant précieusement dans un coffret sous mon lit.

Ma pomme achevée, je craquais le trognon rachitique entre mes doigts et le laissait tomber entre les herbes, m'essuyant le plat de la mai sur mon tablier que j'avais omis de quitter en m'esquivant pour m'aérer dans les jardins. Je repensais à nouveau à Marceau. Sa dernière lettre remontait à bien une semaine désormais, je lui avais répondu presque aussitôt, mais sa réponse ne m'était encore parvenue et je l'attendais avec une certaine fébrilité. J'avais grande hâte de le revoir en chaire et en os également.

Tant et si bien que voici que j'imaginais son odeur, portée par la brise qui venait jouer avec ma chevelure et faisait gonfler les pans de ma robe avec malice. Mon flair me tromperait-il ? Pourtant, c'était impossible, le lycan amoureux de l'océan était à cette heure sur les flots et — « Par tous les saints ! » m'exclamais-je en me retournant à cette voix familière et désirée, susurrée contre mon oreille. Je contemplais la tignasse noire, inspirais les relents d'iode encore imprégné à sa peau et plongeais mon regard dans ces prunelles vibrantes de l'amusement et de l'accomplissement d'un méfait accompli. « Marceau ! »

Ma voix ne contenait nullement ma surprise et mon émotion et je demeurais un instant à le regarder, béatement, me demandant si je ne m'étais endormie sous le pommier et rêvassais actuellement. Je repris contenance, le blâmant faussement, la tendresse et l'affection faisant vibrer ma voix. « Freluquet va, c'est ainsi que tu te manifeste après tant de mois passés, à te jouer de moi comme un enfant ? »

Puis, faisant brièvement fit des règles de bienséance, je m'approchais et prenais ses joues entre mes mains pour contempler son visage ; il était plus grand que moi désormais, depuis longtemps même. Pourtant, il restait encore un peu mon “petit Marceau”. « Tu n'as pas changé. À ma grande joie. Il est si bon de te revoir, cette journée n'aurait pu devenir plus belle. »

code css (c) black pumpkin


_________________



• kit par mon jeune maître adoré ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://firewhisky.forumactif.com/forum
 
Home (privé. Nao de SaintLouis)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Nouvelle structure de la Partie Privée
» Entraînement chasse ! (privé Nuage de Corbeau)
» Le combat des Alphas [Privé] [Lexy vs Blackmist]
» Ed, Détective privé
» La patte dans le sac [privé Tempêtes de feuilles et Etoile d'argent]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
EX CATHEDRA :: La France :: Le Château de Paris :: Les Jardins :: Château des domestiques-