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 Burdened no more by nightmares. ; Cinder

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MessageSujet: Burdened no more by nightmares. ; Cinder   Lun 26 Sep - 22:55


CINDER
NOM ─ Le nom emprunté par le chevalier silencieux se trouve être dorénavant "Cinder", symbolique de sa renaissance et de son combat destructeur.
ÂGE ─ Trente deux ans.
ANNIVERSAIRE ─ Le premier novembre.
OCCUPATION ─ Chevalier personnel du Roi de France, protecteur de l'église, chargé des exécutions et mère des dragons. (Je déconne... C'était un loup.)
ORIENTATION SEXUELLE ─ Hétérosexuel, endeuillé par la mort de sa femme il ne s'adonne plus à ces activités.
CLASSE SOCIALE ─ Anobli par le Roi de France en devenant son chevalier.
PAYS ─ Pur produit de France.
RACE ─ Sorcier.
POUVOIRVoile des abysses ; Le voile des abysses fait office d'une sorte de malédiction. Le chevalier se retrouve brusquement enveloppé d'une aura sombre, une brume noire. Cette aura décuple les capacités du colosse, lui permettant de soulever et de manier d'une seule main son imposant Espadon et de bondir à des hauteurs surhumaine. Il entraîne cependant chez Cinder une perte progressive de son contrôle sur lui-même et le fait basculer lentement mais sûrement dans la folie. Convaincu que ce pouvoir est son unique moyen de venir à bout de toutes les créatures impies, il se baigne dans les ténèbres afin de les éventrer de l'intérieur.
AVATAR ─ Artorias ; feat. Dark Souls.



Profil Psychologique

Mélancolie d'une nuit d’automne, Cinder est une idée qui vous détruit. De cette armure épaisse en argent semble se dégager une tristesse infinie, palpable. Les mains d'un Dieu beaucoup trop cruel, d'un destin bien trop sadique, d'un avenir aveugle. Maître de sa souffrance et esclave de sa peine, coupable de ses crimes et pourtant si bienveillant. Tristesse et désespoir sont son quotidien, le sang ce nectar qui hydrate sa peau, l'encre ses souvenirs. Imposant et puissant, le chevalier est faible. Faible au point d'avoir perdu ce qu'il ne pensait jamais perdre, faible au point d'avoir abandonné ce qu'il n'avait encore jamais voulu. Prisonnier de son armure, bourreau du mal en quête de rédemption, poète enfermer dans le mutisme. Le chevalier ne parle pas mais, il pense. Le chevalier ne conquit jamais, il affronte. Le chevalier ne vainc jamais, il perd sans cesse. Il perd sans cesse cette lutte absurde dans laquelle il s'est lancé à l'avènement de sa souffrance, le naïf qui pensait tout acquit, l'observateur qui ne voyait rien. Prisonnier de son armure, elle est aussi une cage pour ce mal poisseux et avide qui cherche à engloutir toute trace d'humanité. Rempart de la nuit, lumière au sein des ténèbres, une flamme qui s'éteint doucement au gré du vent que le malin provoquait de son souffle puant et qu'il cherchait à corrompre de ses doigts tordu. Homme maudit et affaiblit, esprit brisé par la haine, il tient bon. Il tient bon. Il tient bon car s'il n'est pas ce mur inflexible, il a bien peur de devoir continuer à subir ce monde qui se consumait un peu plus chaque jour. Guerrier qui se laissait tomber dans ce gouffre sans fond, dans cette inexorable chute qui emportait les souvenirs qu'il conservait d'Arsan, la première âme qui avait habité son corps. Les souvenirs de Orphélia, la première âme qui avait habité son cœur. Les souvenirs de son Roi, Charles, la première âme qui avait habité son épée. La vengeance, le dernier vestige à habiter son esprit.

Une épée droite, fière, source lumineuse d'une société en déclin. Dernière création du divin, première mission du chevalier. Orné de ses caractères religieux, l'épée pourfend. L'épée écrase. L'épée purifie. Le sang est incolore, invisible. Le sang n'a pas de goût. Cela fait bien longtemps que l'azuré ne trouvait plus de joie dans les combats, dans le sang qu'il pouvait faire couler au nom de sa cause noble. Les corps qu'il tranchait n'étaient en rien ses victimes, ils n'étaient que des sacs de sable. La culpabilité n'avait plus sa place pour le chevalier en déclin, il regrettait déjà beaucoup trop de chose. La tristesse était obsolète, elle était devenue moteur. La relique d'un rêve bien trop lourd à porter, Cinder divague, Cinder erre. Cinder se perd, Cinder oublie son chemin. Un chemin que le malin cachait de tout son être, de sa forme vulgaire. Thésée perdu dans l'antre du Minotaure, il devint le Minotaure lui-même. Il déchire, il tue pour retrouver le réconfort, les motivations de cette âme qui depuis 7 années ne faisait plus que de survivre. Chaque effusion de sang l'aidait à se souvenir de ce sourire qu'il avait adoré, de ce visage qu'il avait embrassé, de cette femme qu'il avait épousé, de cette vie dont il avait rêvé. Solitaire sur un chemin glissant, le chevalier tombe et le malin se gausse, il se moque de lui. Il pointe du doigt le chevalier, l'humilie, il rit de sa cause. Que peux bien faire un simple humain comme toi ? Mais peu importe, Cinder se relève. Sur son armure, pas une fissure. Dans son âme, pas un doute. Dans ses yeux ne se reflètent que le chemin tâché du sang des mauvais, des bandits, des criminels, des hérétiques. Aucune hésitation. Et à mesure que le chevalier avançait sur le chemin sombre, de son allure décharné, son armure elle brillait. Elle brillait de mille feux, plus qu'elle ne l'avait jamais fait. Elle indiquait au perdu le chemin qu'il se devait de suivre, elle lui offrait la lumière qu'il pensait avoir perdu. La noblesse de sa cause. Et c'est seulement au moment où l'épée sacrée du guerrier se plantera dans l'être difforme et tapis dans l'ombre, que le bien reprendra vie. Le sang de la bête sera cette rivière qui aidera le paysan à effectuer ses récoltes, son corps sera l'engrais qui permettra la pousse d'un nouveau monde.

Mais avant cela, il est nécessaire pour le chevalier de continuer sa route. D'être le paria, celui qui se plongera pleinement dans les ténèbres pour aller en débusquer toutes les créatures les plus obscènes pour les pourfendre. Il endossera ce rôle, car ce n'est que ce qu'il mérite, lui a ôté la vie à celle qui lui donnait un sens. Son fardeau, son péché. Il se laissera corrompre par le mal afin de le purger, d'en provoquer la chute. Ce n'est que lorsqu'il sera le dernier symbole de ces ténèbres, de ce mal dont il sera imprégné, que le guerrier blessé s'autorisera le repos. Il plantera sa propre lame à l'intérieur de son corps épuisé et amaigris par cette lutte éprouvante, la froid de la lame sera la sensation d'une douce délivrance. Le sang incolore réchauffera sa vieille carcasse, il sera la preuve que depuis toutes ces années, il était en vie. Ses muscles atrophiés se relâcheront, délivré. Il verra une dernière fois son aimée, sa promise. Il la rejoindra alors que son corps se consumera et ne laissera rien de plus qu'un tas de cendre, emporté par le vent, une idée transmise à une prochaine génération. Devenu bien plus que des cendres. Pour le moment, le chevalier marche, divague, se perd, cherche, combat sans jamais se reposer. Pour l'instant, il est Cinder.
Equipement chevaleresque

Le chevalier est un colosse d'un mètre 85, habillé d'une armure symbolique de l'église. Cette armure a été fabriqué et béni par l'église elle-même, afin d'apporter une aide conséquente au bras armé de l'ordre français dans sa lutte contre les créatures nocturnes. Les inscriptions qui ornent son armure nommé Τάρταρος (Tartare en grec ancien) symbolisent sa dévotion à l'église et ses préceptes, lui assurant une protection contre les créatures maléfique bien plus importante que peut le faire les simples plaques d'argent qui recouvrent son buste. Cette armure permet au géant de se battre de manière sereine, conscient qu'elle ne devient autre chose qu'une armure lambda qu'en face des créatures qu'il combat. Elle lui assure aussi une détection simplifié des lycans et des vampires, ces derniers étant incapable de toucher cet objet à caractère saint sans en subir les conséquences qui s'imposent. Il en va de même pour son Espadon (épée à deux mains), nommé quant à lui L'Egide. L'Espadon possède des écritures saintes, tire directement de la bible, gravé sur son ricasso et ses quillons (plus ou moins la garde de l'épée en question, wikipédia pour plus d'informations). Cette arme possède un poids conséquent que le colosse ne peut soulever qu'en raison de son importante force physique et qu'il ne peut magner qu'à l'aide de sa taille gigantesque (Oui, 1m85 pour l'époque, c'est gigantesque). Une arme sur mesure qu'il brandit afin de procéder aux purifications rituelles des créatures nocturne, sa lame étant en argent, un métal que ces monstres maudit craignent tout particulièrement.

L'azuré ne quitte jamais son armure, sous aucun prétexte, conscient qu'elle est nécessaire dans n'importe quelle situation, le danger étant toujours présent et bien plus proche que ce que nous pourrions penser. Personne n'a encore vu son visage, camouflé par son casque et le tissu azur qui entoure son visage. Personne à l'exception de son Roi et de sa femme, décédée il y a 7 ans de cela.
Questionnaire


QUE PENSEZ-VOUS DES LYCANS/VAMPIRES ─ D'exécrable créatures. Il est incapable de se contenir lorsque l'existence de ces bêtes sont évoqués. Plus que quiconque, il est conscient du danger que représente ces esprits malsains et calculateurs. Il exècre leur manière de se fondre dans la société, de se mouvoir tel des rampant dans les hautes instances, le rôle qu'ils incarnent. Il hurle sa haine à ces êtres contre-nature qui lui ont pris celle qu'il aimait, il hurle si fort que sa voix est dorénavant éteinte dans un mutisme religieux. La mort de ces démons signera la libération du chevalier, le temps du repos.
QUEL EST VOTRE POINT DE VUE A PROPOS DES INFANTS ET DES SANG-MÊLES MAUDITS? ─ De pauvres diables perdu entre deux mondes qu'ils ne comprennent pas eux mêmes. Pitié et dégoût sont deux sentiments qui se mélangent, la mort est la libération la plus douce. Purification obligatoire pour ces choses qui n'auraient jamais dû naître, tabou même au sein de la société de l'ombre.
ÊTES VOUS SATISFAIT(E) DE VOTRE VIE ACTUELLE? ─ La satisfaction n'existe pas, seul le combat guide sa vie. Il n'obtiendra la satisfaction que lors de son repos, une fois sa dernière flamme éteinte, une fois devenu cendre et victorieux des ombres rampantes.
VOTRE POINT DE VUE SUR LE MONDE CONNU? ─ Il y a encore du bon en ce monde, m'sieur Frodon.

Joueur

PSEUDO ─ OKL, OPM, Wang, so many pseudal.
ÂGE ─ 22 ans.
SEXE ─ Masculin.
LA COULEUR DE TON PYJAMA ─ T-shirt du PSG, y'a quoi ?


Dernière édition par Cinder le Lun 3 Oct - 22:34, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Burdened no more by nightmares. ; Cinder   Dim 2 Oct - 19:27

Histoire




La légende des cendres, les divagations d'un esprit torturé. A l'ombre d'un arbre et sous la protection d'une armure sacré, le martyre solitaire couchait sur papier ses pensées, ses souvenirs, son héritage. Un héritage sanglant, une quête destructrice, une passion brûlante, une vengeance froide. La plume voyageait entre les doigts du chevalier dorénavant habitué à exécuter des tâches du quotidien comme l'écriture. Des pensées sombres, des poèmes doux, des larmes silencieuses. Son esprit s'envolait, il était l'encre de ses écrits. Il se remémorait doucement les premières années de sa vie, celles d'un enfant naïf, avide de découverte.

Chapitre 1 ; Grown ups are complicated creatures, full of quirks and secrets.

Le premier novembre vit la naissance d'un jeune homme doux et aimant. Asran de son prénom, fils de Armand et Eve. Le garçon était un enfant bercé dans la religion, dans l'amour de son prochain et le respect de toute forme de vie. Très vite intéressé par l'art, il s'attela rapidement à la confection de superbes toiles et à l'écriture de diverses poésies. Le garçon aimait ceux qui l'avaient élevé, le garçon aimait l'odeur particulière de la petite bâtisse dans laquelle il habitait, le garçon aimait les animaux dont ses parents faisaient l'élevage. Il aimait tout simplement la vie dont il jouissait, qu'il découvrait chaque jour, dont il profitait jusqu'à plus soif. Par dessus tout, il aimait les visites de son ami le plus précieux, le fils du Roi Henri de France et prince de ce même glorieux pays. Un invité prestigieux qui, faisant fit de toute différence sociale, accordait au garçon compassion et complicité. Plus jeune de quelques années, le prince écoutait les histoires que pouvait bien inventer le garçon afin de distraire son invité si cher à son cœur. Ils jouaient, il racontaient, ils s'évadaient. Des visites secrètes dont l'ébruitement provoquerait une punition brutale pour le jeune prince et une probable interdiction de visiter en dehors du château. C'est pourquoi ils conservaient ce secret précieusement, signe du lien qui unissait le garçon banal et le noble promit à la gloire.

Et c’est au fil de nos sourires que se noua le premier fil. Et c’est au fil de nos désirs qu'il se multiplia par mille.

« Mais pourquoi viens tu tout le temps me voir, prince Charles ? N'as-tu pas des occupations bien plus importantes que d'écouter les histoires d'un illustre inconnu ? » s'exprima le garçon, bien curieux de connaitre les raisons d'un tel intérêt.
« C'est parce que tu es un ami précieux, Asran. » dit-il d'un ton rassurant

La vie n'était pas compliqué pour le garçon. Rythmé par la poésie et la douceur de son nid familial et les préceptes de l'église, il trouvait ses marques de manière naturelle et profitait de chaque seconde de son temps livre pour adorer le seigneur et inventer de nouveaux récits pour son ami et prince. Il ne connaissait la faim que très rarement, dormait dans un lit suffisamment confortable pour ne pas se réveiller plus de deux fois par nuit et bénéficiait d'une éducation stricte et complète à l'aide des livres et de l'ordre religieux de Paris, désireux de faire de lui un de leurs adeptes. Et pourtant déjà le garçon s'interrogeait. « Père, pourquoi les pauvres sont ils pauvres et les riches sont ils riches ? Pourquoi les nobles sont ils nobles ? » demandait le garçon, toujours plus avide de comprendre. « Le monde est ainsi fait, mon fils. Tout est une question d'ordre. Mais chaque situation ne signifie pas le bonheur. Il arrive que les pauvres soient heureux et les nobles malheureux. » expliqua le patriarche protecteur.

La vie n'était pas compliqué pour le garçon. Il n'était pas malade, il avait un cerveau suffisamment développer pour lui permettre de s'intéresser au monde qui l'entourait et poser des questions. Insouciant, affectueux, délicat. Il partageait sa vie avec les animaux dont son père faisait l'élevage afin de subvenir à leurs besoins. Il gardait tout particulièrement en affection le chien de son père, un canidé à la fourrure grise, dressé pour éloigner les autres animaux mal intentionné. Était-ce donc ça, le bonheur ? Cette chose à laquelle aspirait chaque être humain ? A cet âge déjà, le garçon s'intéressait au concept même du bonheur, à son aboutissement, à sa recherche. Et pourtant, toujours, le garçon s’interrogeait. « Mère, pourquoi cherchons nous le bonheur ? Et comment pouvons nous savoir lorsque nous sommes réellement heureux ? » questionna le garçon. « La réponse est simple, mon chéri. L'amour. » dit-elle avec une douceur et une tendresse que seule cette femme était capable de lui apporter.

Brusquement, les doigts du chevalier sous son armure se crispèrent à la simple évocation de ces heureux souvenirs. Le crâne sous son casque tremblait, atteint par l'émotion que lui faisait ressentir ses écrits. Un gémissement, un questionnement, une supplique.

Ô toi qui m'a abandonné depuis si longtemps, toi qui change de direction aussi vite que le vent. Pourquoi de toutes les formes pour me punir, tu as choisi de n'être plus qu'un souvenir.

Chapitre 2 ; You know you're in love when you can't fall asleep because reality is finally better than your dreams.

Le garçon grandit, le garçon laissa au temps faire son oeuvre. D'abord conquit par la religion et ses préceptes, il se tourna finalement vers les chemins sanglants de l'armée, caressant du bout des lèvres l'espoir d'un jour servir son Roi et ami, Charles de France. Un ami bien plus important qu'une religion, un ami bien plus précieux que les promesses du paradis. Pour lui, il tâchera de sang son âme immaculé. Pour lui, il débarrassera le monde de ses ennemis, des comploteurs, des infâmes. Être au service de son pays, à la gloire de ses terres, mourir pour son seul véritable ami, lui rendre ce qu'il lui avait apporté en le gratifiant de sa compagnie malgré les punitions diverses que lui infligeait Henri, le roi de France. Pourtant, jamais son âme ne fut conquit par la violence et le meurtre. Jamais le garçon pur ne songea à tirer plaisir des batailles et de l'horreur. Son cœur n'appartiendra jamais au combat. Il ne lui appartiendra jamais car son cœur appartenait déjà à une jeune femme. Une jeune femme qu'il rencontra à l'âge de quinze ans, à Paris. D'une chevelure blonde rayonnante, d'un sourire éclatant, d'une douceur unique, d'une tendresse propre aux anges. Elle captura son cœur la première fois que ses iris d'un vert éclatant croisèrent les yeux ternes du garçon. Il le savait, c'était l'amour dont sa mère lui avait parlé. Ô ma douce Orphélia, pourquoi ?

Ils tombèrent rapidement amoureux se marièrent avant la départ à la guerre du garçon. Lui qui avait passé toute sa vie à adorer les préceptes de l'église, à vivre selon ses lois et ses codes. Lui qui avait passé sa vie à observer d'un œil curieux allait enfin vivre pour quelqu'un, pour eux. La promesse d'un foyer, la promesse d'un retour, la promesse d'un héritage. C'est cette promesse qui protégerait son cœur et son âme du sang qui coulera brutalement le long de sa lame de violence, au nom de ses couleurs, de son drapeau, de son roi, de son ami. Ni regret ni appréhension, le garçon était un combattant pieux et de ce fait, se lame n'indiquait que le chemin de la justice. Si cette guerre était approuvée par l'église et son royaume, celle-ci ne pouvait pas représenter le moindre mal. Le garçon est naïf, préceptes souillées et vie gâchée. C'est pourquoi, persuadé du bien fondé de cette guerre, il prenait les armes. Mais le garçon n'était pas violent, le garçon n'était pas mauvais. Prendre la vie d'un autre Homme ne pouvait apporter le bien, prendre la vie d'un autre être humain ne pouvait apporter la paix. C'est pourquoi le garçon, bien trop faible pour l'horreur de la guerre, s'écarta de l'armée et des champs de bataille à la première occasion afin de retourner auprès de sa femme et de sa tendre église. Son roi comprendrait, il comprend toujours. Son ami.

De retour dans son foyer, tardivement et à l'âge de 23 ans, le garçon oublia ses 8 années de combats sanglant et sa propre faiblesse dans le bonheur que lui procurait sa bien aimée, ce cocon dans lequel il se réfugiait pour palier à la faiblesse de son cœur. Ma douce, ma belle Ophélia...

Le chevalier stoppa de nouveau brusquement ses écrits face à cette émotion bien trop forte, ce désespoir qui l'absorbait, qui assimilait son âme de manière si lente que cette cruauté ne pouvait qu'être l'oeuvre du démon. La plume hésitante, il brisa à nouveau son silence littéraire en reprenant le fil de ses pensées et de son histoire, la légende de l'azuré déchu.

Chapitre 3 ; Anything cracked will shatter at a touch.

Bonheur compagnon, le garçon vécu ce sentiment pendant près de deux années. L'avenir dans les yeux, une promesse au bout des lèvres, un désir à l'esprit. L'envie d'enfanter, de procréer, de léguer, de vivre encore plus. Le garçon profitait du retour de sa vie calme afin de préparer un foyer stable pour pouvoir, à la manière de son père, instruire une jeune vie. Guider cette flamme nouvelle et l'observer brûler de mille feux. Il élèverait, toujours dans les traces de son père, un animal canidé au pelage aussi gris d'un ciel pluvieux. Sif serait son nom, il sera cet ami, ce support infaillible, le même qu'a été le Roi de France pour le garçon naïf. Et confortable assis dans son siège de patriarche, il observera cette flamme couvrir l'éclat de la sienne, avec fierté en compagnie sa douce Orphélia. Une vie complète et sereine, celle qu'il s'était promis, celle qu'il avait promis à son aimée. Et celle qu'elle accepta en répondant à son désire de faire venir au monde un enfant. Processus mis en marche, une nuit torride et quelques mois plus tard, la superbe blonde était confirmée comme porteuse de son enfant. Respectueux de ses promesse, le garçon adopta un chien à la fourrure aussi grise qu'un ciel de pluie et, patiemment, l'éleva dans l'attente de la naissance de son futur enfant. Un doux rêve, un bonheur resplendissant. Destruction. Mort. Faiblesse.

Un jour, une créature pénétra dans la respectable bâtisse du garçon, à la recherche de la mort. Dans une expédition punitive ou le simple besoin de ce nourrir, cette créature qui possédait pourtant forme humaine prit l'apparence d'une bête gigantesque, d'un loup colossal à la fourrure sombre. La peur envahi le garçon, les séquelles d'une période de guerre beaucoup trop longue, l'hésitation. L'hésitation du combat. L'hésitation qui l'a empêché de s'emparer de son arme suffisamment vite. La punition. Mis à terre, humilié par la créature. Par simple sadisme ou goût du jeu, l'immondice enserra l'épaule de la douce Orphélia de sa mâchoire brûlante pour y imposer sa morsure maudite, sa marque. Sans plus tarder, la créature pris la fuite. Le garçon découvrira plus tard que cette créature n'était autre qu'un lycan et la signification douloureuse d'une morsure maudite. Les deux jours qui suivirent ne furent qu'agonie pour la douce femme et culpabilité pour le garçon faible. Elle hurlait, perdait le contrôle, perdait la vie, souffrait. Cette créature impie avait empoisonné l'âme de sa tendre, il avait fait d'elle sa marionnette, il lui provoquait toute cette souffrance. Jusqu'au moment fatidique de la demande interdite.

- « Asran, mon beau Asran. Toi qui m'a toujours accompagné, toi qui a toujours fait de moi une femme heureuse. J'ai mal. Je souffre. Je perds. Je perds ce combat qui m'est imposée. Je ne suis pas aussi forte que toi, je ne peux tenir cette promesse de retour. Je veux que tout cela cesse, Asran. » dit-elle, ses mots entrecoupés de grimaces de douleur.
- « Orphélia, ma belle Orphélia. Toi qui m'a toujours soutenu, toi qui a fait de moi un mari comblé. J'ai mal de te voir souffrir. J'ai déjà perdu ce combat. Incapable d'incarner l'homme fort dont tu rêvais, je t'ai laissé tombé, toi et notre enfant encore dans ton ventre. Je suis faible. Je ne peux continuer sans toi. Si tu dois partir, je partirais avec toi. » fit-il en agrippant la main faiblarde de son amour en souffrance.
- « Asran, ce combat, tu ne l'a pas encore perdu. Prends ton épée et libère moi de cette malédiction. Protège notre enfant de toute cette peine, de toute cette souffrance. Et ensuite, retrouvons nous. Je t'attendrais, mon beau Asran. » s'exprima elle, faiblement, à mesure que ses yeux se fermaient.

C'est donc, pris d'une immense peine et d'un chagrin inconsolable, que le garçon porta un coup fatal à la femme et son enfant. Il abrégea les souffrances de celle qu'il ne n'acceptait pas de voir souffrir, il a tué celle qu'il n'acceptait pas de voir mourir. Assassin. Faible. Monstre. Lui qui avait abandonné l'armée par lâcheté et par faiblesse, par idéologie et naïveté. Si seulement il avait été plus fort, il aurait protégé sa famille. Son épouse. Son enfant. Morts. De ses mains. De sa faute. Scélérat. Démon. Pantin. Et ce chien au physique si similaire à celui qui avait fait de son paradis un enfer. Son fardeau. Aujourd'hui, Asran s'en ira. Et quelqu'un d'autre prendra sa place.

Ne pouvant se résoudre à fuir une nouvelle fois et mettre fin à sa propre vie, le garçon pris les armes. Incapable de vivre sans sa douce Orphélia, il devint Cinder. Incapable de fuir son fardeau, il conserva son chien Sif. Incapable d'abandonner son combat, il se réincarna en chevalier courageux, celui que méritait sa tendre. Dorénavant équipé de son armure sainte béni et fabriqué par l'église et de son Espadon destiné à purger le monde de ses ténèbres, il prit la marche, plonger dans le mutisme. Il marcherait au cœur des ténèbres pour porter ce fardeau, lui qui était déjà mort une fois. Il deviendrait le détester et le reclus. L'abandonné et le paria. Pour protéger ce qu'il n'avait su protéger, ce qu'il n'avait su garder. Pour retrouver sa femme un jour et observer son sourire dans l'éternel. Cinder est en marche. Cinder purge le mal.

Alors qu'il continuait sa rédaction scrupuleusement, des larmes coulèrent le long des joues du chevalier. Il était fatigué. Fatigué de toute cette peine qu'il affrontait depuis maintenant 7 longues années. Fatigué de voir les Hommes s’entre tuer et les créatures de l'ombre rire d'eux. Épuisé de n'avoir plus de bras dans lesquels se blottir, solitaire et blessé. Relâchant brusquement sa plume et son livre, Cinder agrippa son casque de ses deux mains tremblantes, son corps longiligne recroquevillé sur lui même, entouré d'une épaisse brume noire. Encore elles. Elles me veulent. Elles me réclament. Elles hurlent. Complètement possédé par cette brume, le chevalier brisé reprit sa plume et son livre pour y inscrire frénétiquement, le bruit de sa plume couvert par sa râle de désespoir : "NAÏF. DESTRUCTION. MORT. FAIBLESSE. SCÉLÉRAT. DÉMON. PANTIN. ASSASSIN. FAIBLE. FAIBLE. FAIBLE. FAIBLE. FAIBLE."

Finalement libéré de l'emprise malsaine de sa malédiction, le chevalier s'écroula au sol, aux pieds de son arbre. Les joues humidifiées par ses larmes, le visage grimaçant d'un homme blessé, dissimulé sous un casque de guerrier. Combien de temps ce fardeau allait-il encore durer ? Combien de temps allait-il devoir survivre sans sa belle Orphélia ? Pourquoi le monde devait-il être si cruel ? Qu'il aimerait que sa mère apparaisse et lui parle à nouveau d'amour, d'un ton rassurant. Qu'il aimerait que le patriarche le guide. Ce qu'il aimerait que son Roi soit toujours le même. Et c'est pour toutes ces raisons qu'il continuera à se battre, à marcher entre la frontière de la vie et de la mort. Car il lui reste encore à l'écrire. La légende de Cinder.

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MessageSujet: Re: Burdened no more by nightmares. ; Cinder   Mar 4 Oct - 10:46

••• BIENVENUE PARMI NOUS


Je le redis ici parce que je le vaux bien j'ai envie, mais tu as une plume superbe! J'adore l'histoire de Cinder et j'espère que les choses s'amélioreront au moins un peu pour lui IRP ;v;

Passons! Tu as passé le test d'entrée, faisant donc de toi un NOBLE HUMAIN, encore bravo!
Tu peux dés à présent aller recenser ton avatar, chercher des partenaires de rp et poster une fiches récapitulative de tes relations si cela te tente!

N'hésites pas, également, à apporter ta pierre à l'édifice d'Ex-Cathedra, nous fondons beaucoup d'espoir sur toi!
Profites de ta jolie couleur ♥

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