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 Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

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Humain

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MessageSujet: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.   Lun 26 Sep - 18:53


Prénom

ÂGE ─ 23 ans
ANNIVERSAIRE ─ 26 Février
OCCUPATION ─ Tailleuse
ORIENTATION SEXUELLE ─ Désabusée
CLASSE SOCIALE ─ Bourgeoise
PAYS ─ France
RACE ─ Humaine, paix à son âme
AVATAR ─ Gwendoline d'Odin Sphere

Profil Psychologique

Et si le cachemire ne peut pas réchauffer l'âme
mais que le satin cache les cicatrices
et le velours panse les plaies


Alors Capucine accepte de souffrir encore un peu. Drapée dans ses tissus, concentrée sur la tâche ; moins sur les aiguilles lui perçant le doigt.
Et une goutte de sang roule au sol, rouge, bien plus rouge que l'étoffe entre ses mains délicates. Un soupir, l'âme est blessée. Jamais il ne sera bleu.

Car cette pensée est douloureuse. Capucine lève la tête vers la fenêtre, étrangement nostalgique d'un statut dont elle ne profitera jamais. Elle est née avec ça, cette chose que les gens appellent maladroitement « ambition ».
(Un murmure lui chuchote: « Débris de ton géniteur cupide. »)
Et cette ambition, vicieuse, lui ronge les os ; elle en demande plus, toujours plus. Alors Capucine la fait taire : elle se faufile entre les habits, faufile entre les pensées. Chaque vêtement lui fait un peu oublier, chaque sourire lui rappelle l'argent empoché, chaque demande lui rappelle son statut à envier.
Et,
si le coton ne permet pas d'oublier
mais que le cuir lui rappelle de s'acharner


Alors Capucine se souvient de ne jamais pleurer.

Elle ira prendre votre main, silencieusement. Elle vous fera oublier le monde, si elle le peut, vous emmènera visiter les rues. Elle sera une bonne amie, le sourire aux lèvres, une douce amante, parfois, votre pire ennemie, car certains aiment se détester. Et cette fausseté vous mettra mal à l'aise, pour peu que votre jugement ne soit pas obsurci ;
Car aussi douce puisse être la soie, l'aiguille négligée viendra vous piquer.
(L'âme éméchée)
Capucine a peur. L'adolescente jetée dans un monde d'hypocrites, à contre courant. « Une leçon, de la part de ton père », elle revoit l'image de sa mère.
Une fois noyée, deux fois jamais. L'image de son père plane au dessus d'elle, les mots, les actes, le froid des gestes calculés. L'ambition démesurée d'un homme jamais satisfait, ce souvenir la hante jusque dans ses rêves. C'est sans peine qu'elle chute, perdue entre ce qu'elle veut et ce qui lui est demandé. Une adulte à l'adolescence foulée, Capucine se retient de pleurer. Et pourtant, elle se l'est promis;
(plus jamais)

Alors elle se love dans les étoffes, loin du regard, loin de la confrontation. Elle continue de se piquer avec les aiguilles ;

Bien moins douloureuses que la confiance trahie.
Histoire

Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
et Paris qui bat la mesure
me murmure murmure tout bas


La nuit tombe sur les rues de la Capitale, plongeant âmes solitaires et amoureuses dans la pénombre. On se hâte à fermer les volets, on jette un coup d'oeil aux allées sombres, on prie une dernière fois.
Car les rues de Paris cache bien des secrets, et ça, tout le monde le sait. Capucine écoute les gouttes de pluie tomber. Ce n'était qu'une plaisanterie. Elle ferme les yeux, se glisse sur le rebord de la fenêtre. Allons Capucine, souris. Son poing se resserre, elle grimace. Tu sais que c'était pour ton bien. Elle inspire, son souffle s'accélère.

Une valse à cent temps
une valse à cent ans


Les pieds qui trépignent, dansent, courent. La main du père qui se pose sur l'épaule, un sourire étrange et inexplicable aux lèvres. « Je vais te présenter », des mots cinglants. Et dans les couloirs, la jeune fille déambule, au gré de son paternel qui lui tient fort la main. Une courbette, un sourire, une courbette, un sourire. 1, 2, 4, 8. Les gens et noms défilent, Capucine ne comprend pas. La main de son père n'est plus là, au milieu de tous ces adultes curieux. Elle regarde à droite, à gauche, derrière. Rien, le silence. On la contemple, on juge. « Qui est cette enfant perdue ? » La première voix. « Papa ? » Capucine essaye, timide. « Oh, elle a perdu son père, pauvre enfant! » Aucune main tendue, on retourne à ses conversations. Elle n'abandonne pas, essaie de se frayer un chemin. Elle bouscule, s'excuse. On ne l'entend pas. « Quelle enfant malpolie.. » Le premier murmure. « Ses parents ne lui ont pas appris à s'excuser ? » Le deuxième ; elle s'arrête. « Hm, un problème jolie jeune fille? » Une adulte se penche au dessus d'elle, le sourire aux lèvres. Capucine frissonne.

Une valse ça s'entend
à chaque carrefour


Elle est de retour à Paris, les yeux embrumés. La pluie ricoche sur les dalles, sur ses vitres, dans son corps. Elle descend de la fenêtre, se glisse sur son matelas. Elle tatonne, prudente, à la recherche de son oreiller. Capucine soupire, ferme les yeux.
Et le cauchemar reprend.
(ce n'était qu'une plaisanterie)

Capucine suit l'homme, la main dans la sienne, à la recherche de son père. Il parle beaucoup, de ce qu'elle porte, qu'il ignorait que le père De Lens avait une si jolie fille. Elle retire sa main ; lui explique qu'à son âge, ce n'est pas très bien vu. Il sourit, encore et toujours ce sourire aux dents jaunis. « Et bien éduquée... » Capucine frissonne. Elle ne connait pas ce couloir. Son père n'est pas en vue. Personne n'est en vue. Elle entend au loin les rires gras, les verres qui trinquent. L'homme lui reprend la main. Elle le repousse. Il réessaye. Elle lui lance un regard noir, cachant ses tremblements. Il l'attrape par les cheveux, ruinant sa coiffure. « Eh bien, quel manque de manière.. » Elle retient ses larmes, essaye de se libérer. Il pose la main sur la joue.
(a l'aide)
Elle le mord de toutes ses forces. Il la lache. Elle court, loin, vite, les larmes sur les joues. Elle pousse une porte, arrive au beau milieu d'une salle pleine de monde. Le silence règne, puis un murmure. « Quelle est cette apparence ? » « Il ne faut pas avoir honte, de se présenter de la sorte... » Capucine pleure. « Mais ne serait-ce pas la fille De Lens ? » « On se demande bien ce que font ses parents. » Des pas lourds. Une claque, retentissant parfaitement entre les murs de marbre. « Ma fille, n'as-tu pas honte ? Rentre, sur le champ ! Vous me décevez beaucoup, chère enfant. » Les yeux bleus cherchent l'explication. Les yeux bleus n'y trouvent que la déception. Une main sur la joue, elle disparaît de la pièce. Sa mère la suit de près. « Dire que nous t'avons laisser l'occasion de faire tes débuts, et c'est ainsi que tu nous remercies. Arrange moi ce visage, c'est hideux ! » Capucine n'écoute plus. « Considère cela comme une leçon de la part de ton père. » Elle fixe le sol. « Tu sais que c'était pour ton bien. » Elle a mal à la gorge ; son cœur se serre dans sa poitrine.
(plus jamais)

Le ciel se fend en deux, Capucine se réveille en sursaut. Un grondement, puis un éclair, et enfin un deuxième grondement. Haletante, elle ramène contre elle le drap de soie. Elle chantonne un air de rue qu'elle a entendu, essaye de se calmer. Il n'y a personne. Personne pour se moquer, personne pour critiquer, personne pour la terrifier. Elle continue de chanter, verse une larme. Le souvenir est si loin, il revient si peu. Mais Capucine souffre, car lorsqu'il revient, elle revit cette trahison. Elle souffre car encore aujourd'hui, elle souhaite qu'on répare sa confiance.
Celle qu'on a oubliée quelque part entre les murs du banquet.

Au premier temps de la valse,
toute seule tu souris déjà,
au premier temps de la valse,
je suis seule, mais je t'aperçois
Questionnaire

ÊTES-VOUS AU COURANT DE L'EXISTENCE DES VAMPIRES ET LYCANS? ─ Non, et elle ne s'en porte que mieux.
ÊTES VOUS SATISFAIT(E) DE VOTRE VIE ACTUELLE? ─ Capucine a de quoi être satisfaite: bourgeoise, tailleuse réputée dans Paris, indépendante, le rêve. Mais parfois, seulement parfois, alors qu'elle se rend à la Cour, elle ne peut s'empêcher d'envier les nobles.
SI NON, QUE VOUDRIEZ-VOUS CHANGER? ─ Elle y a réfléchi: Rien. On ne change pas le sang.
VOTRE POINT DE VUE SUR LE MONDE CONNU? ─ Elle le trouve ridiculement sexiste. Capucine l'avait toujours vu d'un oeil privilégié, assise sur son fauteuil de soie et pouponnée par ses parents. Maintenant qu'elle fait partie intégrante de la vie active, elle voit les choses autrement.

Joueur

PSEUDO ─ Crisis
ÂGE ─ 20 ans
SEXE ─ Etoile de mer  
LA COULEUR DE TON PYJAMA ─ Fabuleusement gris


Dernière édition par Capucine de Lens le Mar 4 Oct - 12:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.   Lun 26 Sep - 20:21

OMG CETTE AVATAR, CE DEBUT DE FICHE.
GNNNNNNNNNNNNNNNNNNH J'AI HATE D'EN APPRENDRE PLUS SUR TOI BELLE INCONNUE! EuE ♥
WELCOME!
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Infant

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Statut amoureux: En couple

MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.   Mar 4 Oct - 12:46

••• Bienvenue parmi nous


Eh bien je le redis mais tu as vraiment une très belle manière d'écrire! En peu de lignes, j'ai ou me plonger dans la tête de Capucine, dans son histoire aussi. Ce fut très agréable à lire, j'espère donc pouvoir te relire très bientôt ♥
Tu est donc validée! ♥

Le test d'entrée passé, te voilà désormais une BOURGEOISE HUMAINE.
Tu peux dés à présent aller recenser ton avatar, chercher des partenaires de rp et poster une fiches récapitulative de tes relations que nous te conseillons d'aller consulter pour une intégration rapide.

N'hésites pas, également, à apporter ta pierre à l'édifice d'Ex-Cathedra, nous comptons sur toi. Bon séjour parmi nous et n'hésite pas à nous solliciter si le besoin en est.
Mezariel.
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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.   

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