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 Tous les chemins mènent à la capitale

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MessageSujet: Tous les chemins mènent à la capitale    Sam 24 Sep - 18:06

Silence. 1... 2... 3... 4... 5... Non, impossible. Il était impossible à la jeune femme, avec toute la sainte logique de ce monde de savoir où elle avait commis une erreur. Elle se trouvait dans une ville dont elle ne connaissait ni le nom ni la localisation exactement. Les rues labyrinthiques n'aidaient en rien l'égarée à se repérer spatialement.

Après avoir quitté l'Italie et emprunté les chemins coutumiers, Sofia avait fait plusieurs halte ici et là, parfois le temps de quelques jours, parfois plus longtemps selon ses envies et la possibilité de vendre ses diverses espèces floristiques issues de la Vallée. Elle ne réalisait ce genre de voyage qu'une fois l'an, ces derniers lui demandant du temps et des économies. Chacun de ses voyages lui emplissait cependant la tête de rêves et le coeur de toutes sortes d'émotions. Ce n'est qu'après avoir réalisé la dernière étape du parcours qu'elle s'était crée et suivait au fil des ans, que survint un imprévu qui allait prolonger son voyage plus longtemps qu'elle ne l'aurait imaginé.

Alors qu'elle laissait son brave compagnon équin se repaître d'herbe fraîche avant d'entamer le voyage de retour, la jouvencelle avait surpris une conversation entre un couple de paysans à qui elle avait vendu un bouquet la veille. Surprendre était d'ailleurs un euphémisme étant donné la hauteur de leur voix qui s'élevait de plus en plus, attirant d'autres villageois de passage. Il semblerait que l'homme devait se rendre dans le Nord pour effectuer une livraison et que le jeune homme qui devait l'accompagner dans son voyage s'était blessé la semaine précédente lors de récoltes. À l'écoute de la femme qui semblait s'être déliée de toute réserve quant à exposer ses problèmes en publique, tous savaient désormais que si le départ de leurs denrées était retardé, celles-ci risquaient perdre leur qualité et se vendre pour une bouchée de pain, voire pas du tout.
Pour avoir grandi dans le domaine et être initiée depuis longtemps aux contraintes du travail de la terre, la demoiselle se sentait concernée par leur situation. Son esprit chevaleresque ne pouvait la conduire à passer son chemin en laissant ces pauvres gens dans l'embarras. Qui plus est, elle ne perdait rien à prolonger un peu plus son voyage et aurait l'occasion de découvrir une nouvelle contrée. La jeune fille espérait juste que son frère et son père ne s'inquiéteraient pas trop de ce retour retardé. Elle se rassura en se disant qu'elle trouverait bien un moyen de les contacter pour les prévenir. Sa décision prise, elle se permit d'intervenir dans la discussion afin de proposer son aide. Le couple était fou de joie que le ciel soit aussi bon avec eux de leur avoir permis de transporter leur récolte à temps. Ils remercièrent la jeune femme plus d'une fois et lui proposèrent même de l'héberger pour la nuit afin qu'elle et le vieil homme puisse partir à l'aurore le lendemain.

Elle avait eu le temps de parler longuement avec le vieil homme de tout et de rien, mais en toute innocence, Sofia en avait oublié de lui demander où ils se rendaient exactement dans le Nord. Aussi, lorsqu'ils étaient arrivés dans la banlieue de la ville, les deux compagnons de route avaient déchargés les denrées et tandis que le vieil homme poursuivait les préparatifs, il avait encouragé Sofia à aller voir les environs, étant donné qu'elle lui avait avoué ne pas connaître la ville.

En se remémorant la manière dont elle s'était avancée, le petit nez levé de part et d'autre, émerveillée de plonger ainsi dans un nouvel environnement si différent de ce qu'elle connaissait, elle ne put que soupirer.

- Seigneur Dieu, comment ais-je pu me perdre ? Envoyez-moi un signe, qu'importe. Je ne peux passer la nuit dans ces rues qui me sont inconnues !  


Ainsi priait la jeune Primavera. Le soir tombait se qui rendait encore plus difficile de simplement retrouver le chemin qu'elle avait emprunté à l'allée. Elle était dans l'incapacité de retourner sur ses pas, dans une ville inconnue, dans la nuit tombante, et pourtant, pourtant elle ne pouvait s'empêcher de s'enfoncer davantage, fascinée comme on ne pouvait l'être devant toutes les lumières qui s'éveillaient comme de milliers de lucioles dans les rues. Elle se retournait sur son passage à plusieurs reprises, écoutant avec attention ce lieu mystique, qui au lieu de s'endormir pour mieux travailler le lendemain, semblait s'éveiller. Ces gens vivaient-ils de manière si différente qu'elle ? Sofia aurait tant aimé arrêter des passants et demander. Apprendre. Découvrir. Expérimenter. Elle en oubliait ses craintes, habitée par le feu brûlant de l'enfant qui succombe chaque jour à une curiosité innocente et primitive.

- S'il vous plaît... Je vous dis que je ne peux pas. Laissez-moi...

Son élan fut subitement interrompu par la voix d'une jeune fille qui semblait plus jeune qu'elle et affichait une expression de malaise. Deux hommes l'entouraient, dans la trentaine, l'un blond, l'autre brun. Ils avaient bonne carrure et une barbe naissante. Leurs habits quelques peu vieillis et rapiécés laissaient deviner qu'ils exerçaient un labeur assez demandant physiquement. Toutefois, ce qui attirait le plus l'attention chez eux, et nullement dans le bon sens, était cette odeur entêtante d'alcool fort. Sofia qui se trouvait à plusieurs mètres pouvait déjà en percevoir les effluves. À n'en pas douter, la jeune femme qui avait capté leur intérêt devait étouffer dans cette atmosphère.

Ni une ni deux, la demoiselle répondit à l'appel de la justice et se fit devoir d'aider cette âme dans le besoin. Arrivant par derrière, elle pinca l'oreille de l'un des deux importuns entre ses doigts, assez fort pour obliger ce dernier à reculer sous cette agression d'une partie plus sensible. Sofia n'était effectivement pas stupide au point de frapper les deux hommes au corps, ce qui leur ferait soyons honnêtes pas plus d'effet qu'une petite tape. Aussi, elle était contre ce genre de violence gratuite. Aussi, elle trouvait plus appropriée sa propre méthode.

- Messieurs, il me semble que vous importunez cette jeune fille. Pourriez-vous avoir l'obligeance de vous éloigner d'elle ?


Dernière édition par Sofia Primavera le Sam 24 Sep - 20:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à la capitale    Sam 24 Sep - 19:41

La Flandre à la rescousse !
Ils ne vous embêteront plus !


Paris, la capitale de la France et quartier général de la milice, une organisation secrète créé par le Roi pour combattre les monstres. Même Paris n'était pas en sécurité malgré les unités militaires qui vadrouiller ainsi que la milice, personne n'était en sécurité nulle part. Heureusement, la capitale ne recevait pas énormément d'attaque, ce n'était pas souvent qu'on croisait des lycans ou des vampires. Malheureusement, les monstres ont des apparences humaines et il est difficile de les repérer la plupart du temps. Le danger se trouvait souvent en dehors des grandes villes de France, les plaines, les forêts, les fleuves ou dans de petits villages. Un conseil à suivre, c'était de ne pas vadrouiller seul lorsque le soleil se couche, c'est là que les monstres apparaissent le plus souvent. Et pour ça, Katherine de Flandre le savait très bien en ayant perdu sa mère et une amie lors d'un voyage en pleine nuit vers Paris.

Depuis déjà cinq ans, Katherine est une milicienne et son secret ne devait pas être dévoilé à quiconque, car les conséquences pouvaient être terrible pour elle. Actuellement, la jeune blonde était de retour sur Paris pour rencontrer d'autres Marquis suite à une invitation royale. Jeanne étant souffrante, elle ne pouvait pas se rejoindre à sa soeur aînée pour lui tenir compagnie. Heureusement, Kathy avait grâce à l'aide de connaissance, obtenu une petite maison de bourgeois pour vivre de temps en temps à Paris. Pour le moment, elle n'avait pas encore la chance d'avoir un appartement dans le Palais-royal comme Mezariel par exemple. Là-bas, elle aurait pu souvent inviter la Reine Diane et Anne-Lise d'Orléans à passer une journée à l'intérieur pour discuter ou s'amuser. Du coup, la blondie devait tout simplement se contenter de vivre dans une simple habitation, ce qui ne la dérangeait pas du tout. peu importe le style de vie, la marquise de Flandre devaient s'y adapter et prétendre avoir de la chance d'avoir un lieu où vivre et dormir.

Katherine profitait du calme et de pouvoir sortir du palais pour se promener dans la capitale. La blonde allait peut-être faire de nouvelles rencontres, en espérant que ce soit intéressant et non une perte de temps. Le temps passait tellement vite, elle en avait profité pour cacher une dague dans une protection accrochée sur sa cuisse gauche. Une noble qui se promène avec une épée, ce n'était pas discret et peu commun. De plus, elle n'avait pas à être milicienne pour ce soir, une sorte de soirée de repos en laissant les autres bossait à sa place. La nuit n'allait pas tarder à faire son apparition, cependant, cela n'inquiétait pas la marquise de Flandre. La jeune femme était tellement habituée à patrouiller la nuit ou à simplement marcher pour penser à autre chose que ses soucis. Dame Sheffield lui manquait beaucoup, la blonde avait tellement de choses à lui demander et à apprendre de sa part. Malheureusement, la blondie ne pouvait pas rester à vie en Suède ni même trop longtemps à cause de sa double vie.

Alors qu'il faisait nuit, la blonde avait eu la mauvaise idée de se rendre dans un quartier peu fréquentable et loin de son habitation. À vrai dire, Katherine pensait retrouver Lyssandra dans l'un des quartiers pauvres de Paris, mais ce n'était pas le cas. La jeune fille n'avait donc pas décidé de revenir sur Paris après tout ce temps, Kathy lui avait sans doute peur ayant agi ainsi. Soudain, elle entendit un hurlement comme si une femme se débattait et se défendait. Apparemment, quelqu'un voulait l'emmener quelque part contre son gré. La blondie ne pouvait pas rester là sans rien faire et peu importe sa belle robe, elle sera tâchée et tant pis, elle le nettoiera plus tard. En arrivant sur les lieux, elle vit une paysanne prendre la défense d'une autre et cela ne semblait pas inquiéter les deux gaillards. L'une d'elles prit la fuite pour aller se réfugier dans un endroit sûr, mais difficile de savoir s'il y en avait un dans ce bas monde.

L'un d'eux allait lever la main sur la brunette, mais Katherine intervient alors au bon moment en lui donnant un coup de pied à l'arrière du genou pour le déstabiliser. Ensuite, elle fit une reprise de volée en plein visage pour l'assommer pour du bon. Hors de question qu'un homme lève la main sur une si belle fille. L'autre en colère, chopa la blonde et la plaqua violemment contre le sol boueux. La robe était foutue, mais ce n'était pas grave. La blonde se faisait étrangler, elle faisait signe à la jeune fille de ne pas intervenir avant de sortir sa dague. Kathy trancha alors les deux avant bras du type avec une rapidité incroyable. Et elle le termina en lui donnant un coup de poing en plein sur le nez. La marquise reprit son souffle avant de voir la brune avec un léger sourire.

« Désolée pour m'être montré violente, ce n'est pas digne d'une femme selon les femmes nobles, mais soit, je ne suis pas souvent leur règle de vie ennuyeuse. » Dit-elle en ricanant et s'étire un peu. « J'ai un peu mal au dos avec tout ça... Ne traînons pas ici, certains de leurs amis pourraient répliquer et ça serait vite embêter pour nous deux. Suis-moi, je vous emmène chez moi, je ne vous laisserai pas repartir seule en pleine nuit. »

Katherine range sa dague et prit la main de l'italienne pour l'emmener rapidement loin de cette endroit. Franchement, ça serait vraiment embêter si d'autres poivrots se ramènerait pour venger leur amis. En effet, Katherine s'était fait mal à son dos et ça aurait été difficile de se battre, en plus de protéger la paysanne. Après cinq minutes à s'éloigner de la zone dangereuse, la blonde reprit une marche normale et moins rapide, sans penser à lâcher la main de la fille.

« On sera en sécurité ici en attendant d'être arrivée chez moi. Je m'appelle Katherine de Flandre et vous mademoiselle ? » Demanda-t-elle avec le sourire. « Ma robe est sale à cause de ce type, si boueux ces rues...va falloir que je me changes. Est-ce que vous habitez dans le coin ? Ou vous êtes une simple voyageuse ? »

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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à la capitale    Sam 24 Sep - 21:20

Quel malotrus pour ainsi oser se préparer à attaquer un représentant de la gente féminine. Sofia ne se limitait cependant pas aux restrictions morphologiques et codes de la société et bien qu'elle doutait d'être capable de mettre hors d'état de nuire son assaillant, elle avait au moins pu permettre à l'autre demoiselle de s'enfuir et se sentait, quant à elle, capable d'esquiver le coup à venir. Une intervention extérieure ne lui laissa toutefois pas le temps de réaliser des prouesses. Clignant des paupières à plusieurs reprises, de prime abord surprise, la jeune femme observa sa sauveuse s'occuper avec grâce des deux hommes, l'un après l'autre.

Bien qu'elle aurait préféré éviter que les évènements prennent une telle ampleur, au point de voir du liquide rougeâtre couler sur le sol, l'italienne ne pouvait s'empêcher d'admirer la grâce de la nouvelle venue qui faisait peu de mouvement inutile.

*Qu'elle est belle...* pensa Sofia *Elle est sans doute de rang noble*

Sortant de sa rêverie alors que la blondinette se relevait et les éloignait de la scène de crime, elle hocha la tête en signe d'approbation et suivit la belle femme sans se faire prier. Après tout, cette dernière contrairement à notre innocente jouvencelle, ne savait absolument pas où se rendre. Alors que les deux aventurières s'éloignaient dans un endroit plus calme, Sofia put enfin lui répondre tandis qu'elles poursuivaient leur route.

- Bien que ce soit dans des conditions un peu spéciales, c'est un plaisir de vous rencontrer mademoiselle Katherine. Je me nomme Sofia Primavera.

Étant encore peu accoutumée à l'étiquette en vigueur, elle relâcha la main de Katherine pour attraper les pans de sa robe et fit une légère révérence, sans être sûre que ce soit la bonne manière de faire.

* J'espère ne pas avoir l'air trop bête ...*

- Pardonnez-moi de n'avoir pu vous remercier plus tôt de votre intervention. Vous m'êtes venue en aide et bien que je n'aime que peu la violence, de la part de femmes ou d'hommes, je ne peux vous en tenir rigueur alors que vous n'aviez que de bonnes intentions.

Elle reprit son chemin, ravie d'avoir trouvé une compagne avec qui parler. En dehors des jeunes filles du villages dont elle était originaire, elle comptait parmi ses connaissances, peu de personnes de son âge, d'autant plus des filles, avec qui la demoiselle pouvait tenir des conversations. Mademoiselle de Flandre en revanche, venait sans conteste d'un monde différent du sien et semblait connaître des choses différentes de ce que Sofia avait toujours appris. Elle qui tenait tant à découvrir le monde extérieur, elle tenait une occasion inouïe de pouvoir interroger sans que cela ne paraisse déplacer d'arrêter un passant. Mais avant de pousser l'interrogatoire plus loin, la jeune fille aux cheveux châtains devait encore quelques réponse à la noble femme.

- Pour vous répondre, je ne suis qu'une simple voyageuse venue d'Italie. Je vendais des fleurs dans les régions du sud-est lorsque j'ai rencontré un vieil homme qui avait besoin de quelqu'un pour l'aider. Il doit être à ses affaires maintenant, mais je vous avoue pour ma part m'être égarée. Je ne sais même pas où nous sommes exactement...

La jeune femme regarda à droite puis à gauche comme pour confirmer ses dires de par ses actes. Si au moins elle pouvait apprendre le nom de cet endroit. Il lui tardait d'être au lendemain pour mieux observer chaque détail que la nuit dissimulait à ses yeux. Elle se demandait si Katherine serait d'accord pour lui montrer le chemin une fois de plus, sans que cela ne soit une gêne pour la blondinette. D'ailleurs en parlant de cette dernière, Sofia s'arrêta à nouveau, sa mémoire venant de lui rappeler un détail crucial. Il n'était pas question de demain mais du moment présent. Or, il n'avait pas échappé à la jeune femme que lors du combat avec son assaillant, Katherine avait été projetée assez violemment au sol.  

- Sans parler de vos vêtements, comment allez-vous ? Vous avez tout de même heurté le sol de plein fouet... Avez-vous mal quelque part ?  
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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à la capitale    Mar 27 Sep - 18:35

Une belle rencontre
Euh oui, j'ai mal !


Après s'être occupé de ces gaillards qui avaient eu l'audace d'attaquer de jeunes innocentes, Kathy allait se voir mettre l'unique civil rester sur place en sécurité. En effet, l'une d'elles avait pris la fuite et la blonde espéra qu'elle allait trouver un lieu sûr pour la nuit. Franchement, il fallait chercher à mourir pour marcher seul dans une rue comme celle-ci et particulièrement pour une femme. Cela pouvait se retourner aussi contre la marquise, cependant, elle savait se battre et elle était habituée à vadrouiller dans la nuit parisienne. Cela dit, discuter longtemps n'allait mener à rien du tout ni même rêvasser. Sans trop attendre, Katherine emmena la brune assez loin de cette rue et la mettre ailleurs pour éviter d'autres soucis. Ce serait embêtant que leurs amis viennent en renfort et les venger pour une telle humiliation de la part d'une femme. Et se promener avec une telle robe, difficile de ne pas croire que ce n'est pas une noble.

Katherine l'avait pu amener assez loin et dans une rue un peu plus sécurisante. Cependant, il était hors de question de rester statique et il fallait bouger pour se rendre dans un lieu clos sans danger. La blonde avait déjà dans l'idée de savoir où vivait l'étrangère afin de l'amener là-bas ou si la brune n'avait rien où se réfugier, la blonde l'amènerait dans ses appartements pour la nuit. En effet, elle lui avait sauvé la vie, ce n'était pas pour rien alors autant s'assurer qu'elle voie un lendemain. La marquise s'adressait à la brune pour mieux la connaître, comme son prénom, où elle vivait enfin les questions basiques. La civile prit la parole suite à cela, il était clair que les conditions de leur rencontre étaient un tant soit peu spécial et mouvementé. Elle s'appelait Sofia Primavera. Un sourire s'affichait alors sur le visage angélique de la blonde. Ensuite, Sofia retirait sa main de celle de la milicienne et adressait une révérence en guise de salutations. La jeune femme semblait avoir appris les bonnes manières, mais elle n'y était pas obligée d'en arriver-là.

Sofia ne semblait pas avoir fini de parler, du coup, la blonde ne cherchait pas à l'interrompre pour le moment. Apparemment, la brune venait de la remercier d'être venue à son secours. Ceci dit, elle semblait ne pas apprécier la violence injustifiée en écoutant bien ses paroles. La violence de la marquise de Flandre n'était pas choquante, car cela partait dans de bonnes intentions comme protéger son prochain. Rien qu'en parlant si peu avec la Primavera, Katherine commençait à bien l'aimer. Une fille pacifiste et qui clamait cela à haute voix, ce n'était pas tous les jours que la blonde rencontrait ce genre d'individu. Si seulement les hommes pouvaient être comme elle, il n'y aurait plus de guerres ni de conflits afin de vivre en paix et en harmonie tous ensemble. Du coup, la jeune blonde fait une légère révérence à la brune même si elle n'était pas en état de le faire.

« Je comprends vos sentiments, Dame Primavera. Je ne tolère guère la violence gratuite de la part de quiconque. E pour vos excuses, ne vous en faites pas. Il vaut mieux tôt ou tard pour les remerciements et je préfère que vous me les dites quand on est en sécurité. Sur ce, continuons de marcher, ma Dame. » Dit-elle avec le sourire.

Elles reprirent la marche pour se diriger vers un endroit clos, loin du froid de la nuit et des dangers qui pouvaient s'y trouver. En regardant bien Sofia, Katherine pouvait déjà deviner qu'elle n'était pas une noble ni une bourgeoise rien qu'en voyant sa tenue. Cependant, elle semblait bien apprise et avec de bonnes manières. Les gens qui disaient que les paysans n'étaient que des barbares, ils avaient torts et Sofia était la preuve vivante qui y avait du bon en eux. Après tout, la blonde a toujours été proche des habitants de la Flandre et de la ville où elle siégeait. Maintenant qu'elle y pensait, la blondie s'était fait peut-être une nouvelle amie avec ce problème de violence. Or, sa tenue n'était pas digne d'une noble, mais vue les circonstances où c'était arrivé, elle n'y pouvait rien. Sa robe était tâchée de boue et elle sentait que ses cheveux ainsi qu'un peu de son visage l'étaient également. En plus de cela, elle avait mal à son dos, ce type avait dû lui casser quelque chose.

La brune répondit aux questions que Katherine lui avait posées un peu plus tôt. Alors comme ça, c'était une simple voyageuse venue d'Italie, c'était intéressant à savoir. Elle est venue jusqu'à Paris avec un marchand qu'elle avait rencontré au sud-est de la France alors qu'elle vendait des fleurs. Alors comme ça, c'était une fleuriste dans son pays si elle comprenait bien la chose. En plus de cela, Sofia est quelqu'un de serviable, il y avait de quoi aimer cette femme. Cependant, elle semblait égarée dans ce pays, ça devait être la première fois qu'elle y venait et il était sûr que Sofia ne devait pas avoir de logement où passer la nuit. Du coup, direction la maison.

« Je vois, vous êtes quelqu'un de gentille et proche de son prochain, vous êtes admirables. Pour notre position dans la ville, ne vous inquiétez pas, on se dirige vers mon habitation. Comme vous n'avez pas de logement, vous passerez la nuit en ma compagnie et inutile de refuser. Je ne veux pas vous savoir seule dans Paris en pleine nuit, c'est dangereux. Compris ? »

Sofia se mit à s'arrêter, il semblerait que la jeune femme se soit rappelé de quelque chose de crucial. Est-ce la proposition de la blonde qui la mettait mal à l'aise ? Apparemment, ce n'était pas encore le cas, mais ça viendra surement après cela. La fleuriste s'était rappelé que la blonde s'était fait éjecter violemment contre le sol par l'un des assaillants. Du coup, elle demandait à la noble si son état n'était pas trop grave et si tout allait bien. De bonnes questions, Kathy avait beau lutter contre la douleur, mais elle ne pouvait tromper personne sur l'importance des dégâts qu'elle avait encaissés. Ses mains tremblaient ainsi que son corps à cause de la douleur, or Katherine allait encore jouer à la forte qui ne se laisse pas voir comme étant faible. Elle se posa contre un mur, autant se montrer faible devant une femme qu'un homme, c'était mieux que rien.

« Disons que j'ai l'impression d'avoir eu plusieurs os de casser, j'ai horriblement mal, mais je peux encore supporter jusqu'à mes quartiers, Dame Primavera. Si ça ne vous dérange pas, pouvez-vous m'aider en me laissant porter contre vous jusqu'à notre destination ? Je suis désolée, vu que je suis très sale avec cette boue, je risque de vous salir. » Dit-elle avec une légère grimace de douleur. « Je...tâcherai de vous donner l'une de mes robes par remerciement de votre bonté. »

Dès que la brune acceptera de l'aider, la blonde l'emmènera jusqu'à ses appartements et là-bas, elle se soignera et lavera. Franchement, elle ne pensait pas finir blesser lors d'une soirée de repos. En y pensant, Katherine avait quelque chose à lui demander.

« Dame Primevera, voulez-vous rester un peu en France en ma compagnie ? Vous êtes une voyageuse et vous voulez sans doute découvrir certaines choses. Ça vous dirait de venir en Flandre ? Et d'être mon amie, je dois dire que je suis tombé sous le charme de votre bonté de venir en aide à votre prochain. Sachez que même si vous êtes une paysanne, ça ne me dérange pas. Je n'ai jamais fait de différences entre les classes sociales. Alors acceptez-vous mes demandes ? »

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