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 Les légendes

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Reine des Reines

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MessageSujet: Les légendes    Mer 29 Juil - 23:19

Les Lycans

Enfants de la Lune

Elle s’appelait Rhea Silvia.

Nul n’ignore la légende tout droit venue d’Italie, cette nation, ou plutôt ensemble de duchés ne cherchant qu’à se dominer les uns les autres dans une lutte incessante. Mais si, souvenez-vous, vos précepteurs vous en ont touché mot à plusieurs reprises ! Allons, les noms de Romulus et Remus ne vous disent donc rien ?
Aaaah ! Eh bien voilà ! Je savais qu’ils finiraient par remonter des écumeuses abîmes de votre mémoire ! Je vais vous faire une confidence, approchez, encore un peu plus, n’ayez crainte, je ne vous dévorerais pas. Je ne suis pas comme ... « eux ». Qui donc ? Laissez-moi vous les présenter. Mais avant tout, commençons par le tout début de notre histoire commune ;

Il y a de cela des centaines d’années, dans un lieu reculé ou peu d’âmes osaient s’aventurer, l’obscurité régnait en maîtresse incontestée une fois la nuit tombée et seul le régulier son de la rivière s’écoulant toute proche parvenait à rythmer ce lieu paraissant hors du temps. Ce fut le cas pendant des décennies entières, la forêt pour seule juge et témoin de tout ce qui pouvait se tramer en son sein obscur.

Et puis il y eut cette nuit.

Des hurlements dignes des plus terrifiantes banshees s’élevèrent alors dans les sous-bois, donnant à l’endroit un aspect, sinon terrifiant, au moins déplaisant au possible. Mais en s’approchant malgré tout, contre peur et appréhension, il nous est possible alors de distinguer une forme imprécise sur le sol tout de poussière fait. Cette chose bouge, se cambre, essaie tant bien que mal de se redresser en vain. Plus de doute à présent, les cris proviennent de cette unité semblant paralysée par un mal vicieux qui tord son corps avec le pire des élixirs qui soit. En soit, cette vérité-ci est l’une des rares qui ne fut guère calomniée par la suite, avec les racontars.

Observez convenablement la créature. Qu’en pensez-vous ? Oui, c’est exact, il s’agit là d’une femme remarquablement belle. Mais il n’y a point que cela qui doit attirer votre attention. Reléguons un peu ses superbes cheveux d’ébènes, sa peau luisante sous l’effort et son parfum envoûtant au second plan pour nous concentrer sur son bas ventre, gonflé. Une odeur de sang parvient jusqu’à vos narines, vous donnant presque la nausée. Mais ce spectacle vous hante tant que votre notion du dégout en est elle-même muselée.

Elle donne la vie. Son supplice, dont les animaux forestiers peuvent se délecter au travers de leurs pupilles hétérochromes, dure depuis maintenant des heures et elle prie tous les Dieux et Déesses qu’elle peut connaître pour que quelqu’un mette un terme à son calvaire. Elle n’en peut plus. Nous ne savons rien de cette femme, si ce n’est les marques présentes sur ses poignets et ses chevilles. Oh ? Serait-elle donc une esclave échappée du village romain le plus proche ? Peut-être. Quoi qu’il en soit, nous n’avons point le loisir de nos attarder sur ce « détail ». Un cri perçant vient agiter le manteau d’ébène nocturne. Elle sourit, ignorant que son travail n’est pas encore finit. En attendant, sur l’étendue poussiéreuse, un nouveau-né gigote autant qu’il lui est possible de le faire. Lui aussi a mal, mais dans une intensité bien différente de la femme venant de l’expulser de ses entrailles chaudes et protectrices.

L’attention des habitants des lieux est décuplée lorsque de nouveaux cris se heurtent au manteau de la nuit. L’humaine remet le couvert, malheureusement pour elle qui pensait son calvaire terminé. Mais ce n’est qu’au bout d’une nouvelle heure que tout s’achève pour elle, dans tous les sens de ce terme frigorifiant. La lune se reflète une ultime fois dans les saphirs que les divins lui avaient offerts en guise d’yeux et la vie s’empresse de la quitter définitivement. Son cœur cesse de battre et elle s’endort jusqu’à l’éternel.

Toutefois, les deux petites boules de chair récemment nées sont toujours bien vivantes, elles. Leurs gémissements imprécis se découpent dans le silence de nouveau presque ambiant. Tout parait irréel, encore. Cette nuit marque le glas d’une espèce et la naissance d’une autre, sans doute aucun.

Puis, des dizaines de paires d’yeux resplendissent sous les lumières pâles de l’astre de nuit. L’une de ces créatures s’avance, curieuse. Une louve. Comme elle est belle. Sa fourrure sombre et unie lui donne une allure majestueuse. Le reste de la meute reste en arrière. Après tout, depuis la mort du mâle Alpha, son feu compagnon, c’est elle qui gouverne.

Son museau vient tâter les grassouillets petits êtres gesticulant maladroitement. Elle n’avait pas osé approcher avant, car les hurlements de la défunte lui semblaient être des menaces d’affrontement. Mais maintenant que toute vie potentiellement dangereuse pour elle est éteinte, la bête s’autorise cette action si contre nature. L’odeur qui recouvre ces nourrissons éveille en elle cet instinct de protection, peint d’un relent vaguement maternel. C’est une chose contre laquelle elle ne peut lutter. C’est l’instinct qui la régit, plus fort que tout. Finalement, après une minutieuse inspection, elle invite ses camarades à venir dévorer la carcasse encore chaude de la fille d’Eve et transporte les jumeaux jusqu’à la tanière ou réside sa meute. Elle n’a jamais eu de louveteaux et venait de trouver un palliatif à ce problème. C’était parfait ainsi. Cette nuit-ci, tout changea à jamais.

Des années glissèrent sur les plumes de Chronos sans que personne ne sache rien de ce bourgeon amené sous peu à accomplir de grande chose. Les deux enfants grandirent au sein de la meute, vivant comme des loups. Par Dieu sait quelle sombre magie ou autre, ils parvinrent même à morpher leurs sangs en un élixir semblable à celui de leurs compatriotes. Nul ne sait comment ils s’y sont prit ou si cela est tout simplement dû à cette chose que l’on appelle « l’évolution » ; le secret reste entier. Quoi qu’il en soit, sous leurs apparences lupines, ils vécurent en symbiose totale avec la nature, ne redevenant que rarement ce qu’ils étaient autrefois.

Mais… Il fallut que tout soit bousculé. Encore.

Arriva un matin où les deux frères découvrirent un camp des plus étranges. Il y avait des humains, là-bas. C’était la première fois qu’ils en voyaient, même si leur « mère » en avait dépeint un portrait fort peu flatteur. Ils avaient l’apparence d’enfants de dix ans, à l’époque. Curieux et très sûrs d’eux, ils osèrent s’approcher, à la vue de tous, jusqu’à la rive du fleuve les séparant encore de ces « créatures ». Puis alors que les insultes, dûes à la peur, fusaient vers eux, ils reprirent leurs apparences humaines. Tous restèrent ébahis devant ce spectacle. La meute, restée dissimulée en arrière, craignait déjà la suite des évènements.

Les enfants, très jeunes, ressemblaient déjà à leur mère biologique. Et ils ignoraient qu’ils étaient face à certains des personnages ayant voulu les faire tuer avant même leur naissance. Leurs grands yeux céruléens, leurs peaux halées et la forme de leurs visages… Tout chez eux irradiait l’héritage de la prêtresse de Vesta, disparue une décennie auparavant. Il était dit que cette sainte avait été visitée par Mars, le dieu de la guerre, un soir de pleine Lune, ce qui lui avait donc permit de donner la vie, malgré son statut religieux. Les instigateurs de la supposée disparition de Rhéa eurent des frissons qui leurs remontèrent l’échine à la pensée que ces deux garnements pouvaient être ses fils venus réclamer vengeance. Pourtant, une part d’eux-mêmes les rendait curieux face à cette hérésie de la nature et ils s’arrangèrent pour les attirer jusqu’au cœur du village en construction, pour les observer de plus près.

Bien vite, les suspicieux comprirent que ces petits bonhommes ne leur voulaient aucun grief et se détendirent. Mais à présent, ils avaient en desseins de les faire plier à leur volonté pour mieux les contrôler et voir peut-être… les éliminer. Ils restaient une menace malgré tout. Une menace muselée, mais une menace quand même.

C’est de cette manière que plusieurs années s’écoulèrent au rythme des allées et venues des deux « hommes-loups » entre le village et la forêt. Ils y restaient de moins en moins au grand dam de leur « mère » qui pourtant ne fit jamais rien pour les retenir. Ils n’étaient pas de la même espèce, quoi qu’elle ait pu en penser. Elle avait beau les avoir élevé, son sang ne coulait pas dans leurs veines humaines.

Les garçons devinrent bientôt des figures importantes du village et nombre de privilèges leurs étaient accordés. Les plus belles vierges des alentours venaient les voir pour leur faire cadeau de leurs personnes et les bijoux arrivaient par centaines de contrées lointaines, où leur réputation était déjà faite. Mais le piège dans lequel ils étaient tombés commençait à délier ses griffes petit à petit.

C’est à l’aube de leur vingt-cinq ans que la nouvelle tomba. Le village voulait devenir plus beau et plus expansé pour accueillir davantage d’âmes en son sein. Les jumeaux eurent chacun des idées différentes sur la question, qui s’opposèrent immédiatement. Si, dans un premier temps, ils prirent cela au jeu, la manipulation des femmes à la solde des manants et ces derniers eurent tôt fait de leurs monter la tête à tous les deux. Ils en vinrent à ne plus s’adresser la parole dans un premier temps, avant de se déclarer ouvertement la guerre. Aucun ne voulait céder devant l’autre. Pour respecter un affrontement à la loyale, ils entreprirent, chacun de leur côté, après une courte concertation sans houles, de rassembler cinq guerriers chacun afin de s’affronter avec deux factions de taille équivalente.

Le village fut séparé en deux par un mur, dont la construction avait été ordonnée par Romulus lui-même. Cet édifice était présent pour symboliser l’atmosphère de rivalité qui avait alors étreint tout le village dans ses bras squelettique, rempart de la Mort elle-même.

Rémus parti vers l’Est, tandis que son frère préféra le Nord. Leurs exils respectifs durèrent en tout et pour tout deux ans, durant lesquels ils ne se revirent point. Les hommes-loups tirèrent profit de leurs étranges capacités lupines dès lors qu’ils comprirent, chacun par « accident », qu’ils avaient la possibilité de doter d’autres âmes des mêmes particularités dont ils avaient été investis. Après tout, Rhea avait soi-disant été enfantée par Mars lui-même, Dieu de la Guerre. Et quel animal autre que le loup peut représenter cette facette de l’être humain, dont les Dieux sont inspirés ? Mythe ou réalité ? Romulus et Rémus étaient-ils réellement fils de divinité ? A cela, je ne puis vous répondre et vous laisserais vous faire votre propre avis sur la question.

Ayant écumés les terres les plus reculées durant vingt-quatre mois, les frères revinrent finalement vers le village, avec comme promis, chacun cinq personnes pour les seconder. Il y avait en tout trois femmes et sept hommes, tous d’origine et de faciès différents. Cette héréroclycité marquât le début de la diffusion de la lycanthropie.

Une bataille eut lieu, presque immédiatement après les retrouvailles. Les coups fusaient et certains « élus » ne purent résister a se changer en être de Lune au cours du conflit, le rendant à l’état de bataille rangée. Chacun avait son adversaire. Les frères croisaient le fer tandis que leurs suiveurs respectifs donnaient le meilleur d’eux-mêmes.

Mais c’était sans compter Celer.

Il était le premier à avoir suivi Romulus dans sa quête. C’était un centurion jeune et expérimenté, pour son âge. Il avait la fougue et l’envie d’aider au mieux celui qu’il idéalisait, à tort, comme un Dieu. Le meilleur ami de Romulus. Ayant vaincu son alter-égo adverse, il reprit sa forme humaine et se précipita sur Rémus, une pelle à la main – premier objet qu’il avait trouvé à sa portée-, et la lui planta en plein torse, sans que l’un des deux ne puisse rien faire pour empêcher cela. Le sang fusa, arrêtant un instant le cours des évènements. Tous regardaient ce qui se passait à présent. Romulus, à genoux, serrait contre lui le corps de son frère, expirant ses dernières secondes de vie. Il n’eut même pas la force d’abattre Celer de ses propres mains et se contenta de déverser toutes les larmes que son pauvre corps, empoisonné par la quête du pouvoir absolu pouvait contenir.

Rémus fut enterré avec tous les honneurs au Panthéon et Romulus mit également un terme à sa vie peu de temps après, ne pouvant finalement accepter l’idée de vivre sans son reflet aux courbes humaines. Il laissa égoïstement une femme enceinte derrière lui ; l’une de ses guerrières qu’il avait mise enceinte. Elle accoucha d’une petite fille, Prima, et s’exila seule avec quelques-uns des guerriers fidèles encore à Romulus même après sa mort. Ensemble, alors que les autres se disséminèrent un peu partout en Europe et ailleurs, ils quittèrent ce village baptisé Rome, en l’honneur du vainqueur de ce jeu morbide qu’attendait les mécréants avec impatience, et fondèrent la toute première meute lycane.

Ce qu’il est advenu des autres lycans par la suite ? Oh, pardonnez-moi mais à cela aussi, je ne saurais répondre. Cherchez bien, vous n’aurez aucun mal à trouver, je pense, des vestiges de leur passage, un peu partout sur cette terre. Après tout, si l’on occulte Romulus et Rémus ; ils sont « les premiers ». Il est dit que l’âme de Rhea Silvia, depuis le purgatoire, pleura tellement la mort de ses deux enfants que ses larmes se changèrent en chaînes et condamnèrent tous les lycans de sang-purs ou mordus, à une existence éternelle, pour toute pénitence. Cette légende nous guide sur des pas bien incertains… êtes-vous sûr de vouloir en vivre davantage ?

Hum... Bien. Je vous laisse vous faire votre propre expérience, dans ce cas. Bienvenue au sein de l’Enfer sur Terre.





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MessageSujet: Re: Les légendes    Mer 29 Juil - 23:19

Les Sorciers

Origine des salvateurs

Que savons-nous exactement des sorciers et sorcières, si ce n’est que beaucoup – des innocents pour la plupart - , sous ce motif, furent brûlés vifs sur des buchers tout au long du siècle dernier ? Peu de choses, il est vrai. Peut-être que ces quelques lignes saurons apaiser votre brûlante soif à ce propos.

Il est nécessaire de savoir que les hommes et femmes choisis par le Destin pour porter un tel fardeau ne sont en rien des monstres vomis par les Enfers, comme nous pourrions être tentés de le croire. Bien au contraire. Leurs origines pures remontent bien loin, bien avant même le christianisme ou le culte d’un Dieu unique. La légende des sorciers prend racine sur les terres anciennes de la Grèce Antique. Leur essence n’est autre que le fruit d’une jalousie pourrissante entre Seigneurs du Ciel, entre Dieux mécontents.

Il est vrai, les exploits de la progéniture de Mars sur les terres des Romains étaient bien vite remontés aux oreilles de tous ces puissants colosses aux cultes aussi variés que divers. Et si, chez certains, cela provoqua une exaltation sans nom, ce n’était guère le cas de tous. Zeus, le Roi des Rois, était notamment d’une humeur massacrante, depuis que ces deux « bâtards » l’éclipsaient quelque peu avec leurs aventures. Distrayant la population qui prenait donc de moins en moins de temps pour venir honorer leur dévotion envers sa personne, il sentait que s’il n’agissait pas rapidement, sa vie risquait d’être menacée.

Provoquant Mars en duel, il refusa en revanche de l’affronter directement –pourquoi perdre son temps avec un homologue d’un autre culte après tout ? En lieu et place d’une lutte à l’épée, il proposait une bataille de descendances, ce que le principal concerné acquiesça sans rien avoir à y redire. Il ne se doutait pas du chaos qui était sur le point de s’abattre sur Terre par ces quelques paroles.

Ainsi, Zeus se rendit plusieurs nuits d’affilées dans les temples ou on le vénérait et se glissait entre les murs des chambres de ses prêtresses, les Pythies. Seules femmes autorisées à loger dans le temple car choisies parmi la population, elles ne pouvaient donc être que des mères idéales pour ses desseins de domination sur son comparse de guerre.

Comme prévu, les honorées tombèrent enceintes et accouchèrent successivement de plusieurs enfants. Zeus savait bien qu’ils ne seraient pas en âge de combattre férocement, aussi, il se permis la lubie de continuer ses frasques adultères en capturant la virginité de Danaé, fille du Roi d’Argos Dacrisios. Ayant fait en sorte que l’un de ses oracles mente audit Roi sur le danger que représentait son futur petit fils pour sa propre personne, il put sans aucun mal séduire la jeune princesse et s’emparer de ses vertus. Sitôt son œuvre achevée, il repartit vers les cieux sans se poser plus de questions. Sauf que Danaé attendait également un enfant de lui, désormais. Au nombre de dix, les enfants grandissaient.

Plus le temps passait et plus leurs pouvoirs s’exaltaient toujours davantage. Zeus avait fait en sorte qu’ils soient tous pourvus de facultés qui leur seraient propres. Il n’avait, en revanche, pas déterminé à l’avance quelles seraient ces capacités particulières dont il était question. Aussi, lorsqu’il rendit visite à sa progéniture à moitié divine pour la première fois, il fut surpris de constater que certains pouvaient manier les éléments à leur guise, tandis que d’autres avaient développé des pouvoirs mentaux ou de contrôle sur des animaux. Et encore, ce n’était là qu’un échantillon de toutes les possibilités qui leur était permises. Satisfait de son premier constat, le Dieu retourna sur l’Olympe, narguant Mars de ses trésors de chaire. Bien que son adversaire, issu d’un autre culte, lui annonça que ses fils à lui venaient de succomber tous les deux, cela importait bien peu à celui ayant lancé le défi. Il voulait avoir le plaisir d’écraser les semblables de Romulus et Remus sitôt que cela serait possible.

Il ne se doutait pas que sa mégalomanie n’aiderait en rien sa vénération à se remettre sur pieds, bien au contraire.

D’autant qu’il avait sous-estimé grandement le dernier de ses enfants. Le dixième sorcier. Il répondait au nom de Persée.
Nul n’ignore la légende de cet homme, jeté dans l’océan avec sa mère dans un coffre de bois alors qu’il n’était qu’un nourrisson. Recueilli par un pêcheur, à mesure qu’il grandissait, il s’armait d’un potentiel inédit. En revanche, tout le monde ignorait d’où cela lui venait, puisque son origine divine ne transcendait guère. A l’instar des Lycans de l’époque, ou des Vampires qui écloront plus tard, les sorciers et sorcières n’étaient point particulièrement beaux et belles. Ils restaient dans la moyenne, pour la plupart.

Les décennies se gravèrent dans les mémoires et les exploits du jeune homme commencèrent à construire sa légende, tant et si bien que Zeus lui-même fini par faire le déplacement jusqu’à lui pour l’avertir de ses pouvoirs. Lorsque le métis divin découvrit ce qu’il était réellement, il voulut mettre un terme à sa vie. Il avait combattu guerriers, gorgones et monstres en tout genre, persuadé de n’avoir eu besoin de rien d’autre que son courage et son épée. C’était faux. Il recelait un pouvoir, dans le creux de ses entrailles, qui le différenciait des êtres humains « lambda ». En effet, dans ses mains, n’importe quelle arme devenait mortelle pour quiconque entrait à son contact, même pour une simple égratignure. Tel était le pouvoir de Persée.

Fort heureusement, sa femme le dissuada de se suicider et il accepta, avec peine cela dit, de conserver sa vie telle qu’elle était, avec ses attributs et ses victoires. Quand est-il de ses frères et sœurs, enfants de Pythies ? Eh bien, tandis que le dixième de leur fratrie devint Roi, eux s’étaient donnés comme mission de combattre les créatures lycanthropes qui régnaient en maîtresses incontestées des forêts et territoires alentours des villages. En ayant assez d’entendre les doléances des villageois au sujet de ces bêtes du Diable, ils s’étaient tous et toutes mobilisés pour vaincre. Et ils y parvinrent. Le résultat ne se fit point attendre, surtout lorsque Persée vint finalement les rejoindre, ne pouvant ignorer une lutte se déroulant si près de chez lui.
Les dix divins réunis, plus rien ne semblait pouvoir les arrêter.

Non, rien. Sauf le temps, peut-être.

Ils n’étaient pas immortels et leurs corps avaient donc une durée de vie très limitée, comparé à leurs adversaires. Conscients de cette faiblesse probante, après de longues discussions, huit d’entre eux choisirent de quitter les temples les ayant vu naître pour partir s’exiler ailleurs, où ils pourraient porter secours à d’autres populations tout en essayant de distiller leurs pouvoirs à d’autres et ne plus lutter indéfiniment seuls face au fléau.

Ce fut un échec.

Aucun pouvoir ne se transmettait par la simple volonté. C’était par le sang que tout se jouait. Lorsqu’ils l’eurent tous comprit, chacun multipliât les amantes et les grossesses, dans l’espoir que cette marche à suivre était celle qui leur apporterait le salut éternel. Aujourd’hui encore, on ignore combien d’enfants chacun de ces sorciers et sorcières, premiers et premières du nom, purent avoir. Sans doute énormément, mais rien n’est moins sûr. On murmure que certains seraient allés jusqu’à enfanter sur d’autres territoires comme la Gaule, la Haute-Bretagne ou encore dans les territoires de l’Est et du Nord. Est-ce vrai ? Nul ne saurait le dire.



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MessageSujet: Re: Les légendes    Mer 29 Juil - 23:20

Les Vampires

Les origines du sang corrompu

De toutes les lignées présentes sur Terre, malgré les croyances populaires, les Vampires sont la plus « jeune ». Pour eux, tout commençait au sixième siècle après Jésus-Christ, sur les terres reculées de la Scandinavie, et plus précisément, sur les territoires de l’actuelle Suède. Les guerriers vikings, encore non convertis au Christianisme, parcourraient l’entièreté de l’Europe pour commercer, piller et étendre leurs territoires.

Mais ces forces de la nature demeuraient tout de même bien faibles face à un fléau tout particulier ; les loups. Et pas n’importe lesquels : Les lycans. Cela faisait déjà plus de mille ans que ces monstruosités se multipliaient aux quatre coins de la planète, apportant dans leurs sillages, nombres de malheurs. Ils étaient puissants, véloces et sournois. Nul ne savait les différencier de la population lambda et les sorciers et sorcières étaient malheureusement les seuls à pouvoir passer outre leurs enveloppes traitresses de chair. Mais ainsi ils devenaient alors des proies de choix pour ces vicieux prédateurs. Pour chaque lycanthrope tué, quinze hommes perdaient la vie ou devenaient comme la bête fraîchement abattue. C’était un cercle sans fin. Du moins d’apparence.

Las de ce constat qui ne faisait que saigner à blanc les âmes de ceux qu’il côtoyait souvent, le chef d’un village viking décida un jour de mener une grande traversée de l’Europe, accompagné de ses trente meilleurs combattants. Le but était de dénicher un moyen de vaincre ces abominations de la nature qui les spoliaient très régulièrement.

Une immense fête eut lieu la veille du départ, et le lendemain, tous levèrent le camp, adressant adieux aux femmes et aux enfants, pour cette quête dont ils n’étaient point sûrs de revenir en un seul morceau, sinon vivants.

Le périple dura cinq années, en tout et pour tout. Ils écumèrent, bien souvent à pieds, les terres de la Scanie, mais aussi les pays baltiques, les Empire Roman, Germanique et Ottoman, et s’enfoncèrent jusque dans les méandres de la basse Europe. C’est là-bas, sur les régions de la Roumanie, appelée aussi Transylvanie, qu’ils mirent la main sur ce qu’ils pensaient être la clef de tous leurs problèmes à poils.

Un soir qu’ils s’arrêtèrent dans un village, ils purent assister aux prêches de la doyenne dudit lieu. Attentifs et curieux, ils prirent le temps de s’arrêter autour du feu de camp, avec les autres villageois, et se firent traduire les dires de la vieille aveugle. Vingt ans plus tôt, une sorcière de ce domaine aurait fauté pour prémunir les êtres lui étant chers contre les lycans. Ils écoutèrent, abasourdis. Elle était si belle que personne ne pouvait rien lui refuser. Mais comme toute sorcière, sa vie était limitée dans le temps, et elle n’avait en aucun cas le droit d’user de son don contre des êtres humains normaux, c’était la règle.

Un jour pourtant, se sachant enceinte, elle ne put résister à l’envie de débarrasser son peuple de cette menace sous-jacente à n’importe quel prix. Cela lui prix huit long mois de préparation, durant lesquels son ventre ne cessa de gonfler, pour obéir à la loi naturelle. Elle réunit quatre volontaires, deux hommes et deux femmes. Ses meilleurs amis. Ils voulaient l’aider et auraient fait, à ce titre, n’importe quoi. Elle récita une étrange prière en un dialecte ancien tout en leur faisant boire en même temps qu’elle, une mixture suspecte. Ce rite était censé l’aider à partager son don divin avec eux. Et si rien ne se passa au départ, une fois qu’elle eut achevé ses psaumes funèbres, les quatre autres adultes commencèrent à se tordre de douleurs. C’était dur, mais nécessaire a leur devenir en tant que concurrents des loups et anéantisseurs du fléau que ces derniers représentaient.

Pècheresse. Elle l’ignorait, mais au moment même où ses acolytes se mutèrent en d’effroyables créatures hideuses et primaires, son ventre ne portait plus la vie. Ou plutôt, plus celle de son véritable enfant. Assaillie d’une violence douleur, elle poussa un hurlement qui ameuta le reste du village sous sa tente, ou tous et toutes purent voir, innocent, le fruit de ses offenses au ciel. Ses viscères furent déchiquetées de l’intérieur, jusqu’à ce qu’elle ne pousse un dernier souffle d’agonie. Elle venait d’instaurer une étrange malédiction qui avait touché son bébé par la même occasion. Il était lui aussi, devenue une créature immonde.

Les villageois prirent peur et s’armèrent de fourches et de torches pour tenter d’abattre les monstres, mais rien n’y fit. Les engeances partir tous les cinq dans les bois et on ne les revit plus. Seuls quelques rares témoignages faisaient étalages de leurs apparitions, combattant des loups et… les anéantissant sans autre forme de procès pour mieux les dévorer. D’ailleurs depuis, les alentours étaient relativement calmes et les lycans se faisaient rares. Cette malédiction avait donc son quota de bonnes choses.

De plus, persuadé que pour apaiser les divinités, il était nécessaire d’agir, chaque année, aux alentours de décembre, le village envoyait une jeune vierge dans les reins forestiers des montagnes avoisinantes, en guise d’offrande aux bêtes qui s’en emparaient toujours avant de disparaitre à nouveau. Rituel barbare, mais aux yeux de tous, nécessaire pour la sécurité de chacun.

Et cette année, cela allait encore recommencer.

D’ailleurs, il ne restait qu’une semaine avant Noël et le sacrifice annuel allait avoir lieu sous peu. Cette année-là, c’était la petite fille de la doyenne qui avait été désignée comme tribut pour la funeste cérémonie. Mais les vikings voulaient désormais capturer ces affreuses créatures pour les ramener chez eux et les dresser à tuer les loups de légende. Ils se gardèrent bien de dévoiler leurs intentions peu scrupuleuses aux habitants du village, mais se proposèrent d’agir de manière à ce que la fillette de treize ans ne trépasse pas en ce mois froid et inhospitalier. C’est avec joie que les habitants des lieux les aidèrent dans leur entreprise saugrenue. L’un d’eux, le plus jeune et le plus frêle, fut travesti en jeune femme, et amené jusqu’au lieu du sacrifice habituel, l’entièreté de ses compagnons d’armes dissimulés derrière les arbres et rochers tous proches. Il disposait de plusieurs dagues dans ses manches, il n’était donc pas vulnérable pour autant.

Le vent leur était favorable et les odeurs avaient été masquées au mieux grâce à un enduit à base de terre. Ils patientèrent ainsi bien longtemps. Puis, soudainement, alors que leur attention se relâchait, un bruit furtif et peu ordinaire. Cela ressemblait à s’y méprendre à un sifflement, sobre, mais qui pouvait vous faire hérisser les poils des bras en un clin d’œil.

Et enfin la première créature fit son apparition, à tâtons, sur la plateforme de pierre ou les offrandes avaient lieu d’ordinaire. Le petit jeune fut pris d’une terreur sans nom en voyant cette chose approcher de lui. En soit, elle n’était pas bien grande, sans doute moins d’un mètre au garrot, mais son apparence rebutante provoqua l’effroi. Un derme grisâtre, quatre « pattes », pas d’yeux et d’une manière singulière de se déplacer. Qu’était-ce donc ? Voici donc ce qu’il restait des pauvres hères ayant servis aveuglement la sorcière ? En effet, c’était bel et bien le cas. Le jeune viking en eut la confirmation lorsque d’autres de ces immondices sortirent des sous-bois pour s’approcher de lui. Ils étaient cinq en tout. Tout coïncidait avec la légende racontée par la vieille atteinte de cécité.

Il émit un hoquet de surprise en prenant conscience de la situation, ce qui provoqua une réaction pour le moins vive chez le groupe de bêtes. Ils s’orientaient aux sons et aux odeurs, probablement. Intelligence de la nature dans toute sa splendeur. Le premier chargeât alors le pauvre travesti, bientôt suivit par les quatre autres, légèrement plus grands. Bien vite la confrérie viking en embuscade vint tenter de tirer le malheureux de son sort. Le combat fut acharné, bien qu’inégal en matière numérique. Dix valeureux y laissèrent la vie car ces choses étaient fortes et rapides, à l’image des loups. Il fallait presque avoir de la prescience pour déterminer leurs coups à l’avance et les esquiver ou les contrer. Mais les hommes du Nord finir victorieux. Ils enchainèrent les engeances solidement avec des chaines de belles fabrications, pouvant retenir un lycan, forgées dans les pierres issues des terres nordiques. Ces outils de séquestration étaient rares et précieux, ils les utilisèrent donc convenablement.

Les choses trouvèrent le nom de « FANTAST », ce qui signifiait littéralement « Monstre », en suédois. Rapatriées sur les carrioles nordiques gardées par le village, elles entamèrent alors un périple qui les mèneraient jusqu’au cœur des terres Nordiques. Les villageois, dans un premier temps, s’opposèrent à ce que l’on leur enlève leurs « précieux » protecteurs. En réponse, ils furent abattus et leur village pillé avant que les vikings ne repartent vers leur lointaine contrée.

Ce qui étonna les vainqueurs dans un premier temps, c’était l’aspect étrange de ces bêtes mais surtout leurs spécificités. En essayant de les toucher alors qu’ils étaient bien enchainés, les étrangers s’aperçurent que leurs corps ne dégageaient aucune chaleur. De même, aucun battement de cœur ne fut perçut après un rigoureux examen. Ces choses n’avaient donc pas vraiment de vie sous leur solide carapace. Qu’importe, tant qu’elles pouvaient venir à bout du démon lycanthrope, le reste importait peu.

Mais un imprévu raya tous les projets des Vikings.

En effet, alors qu’ils allaient bientôt rallier leurs terres natales, leur drakkar fut pris dans une puissante tempête qui les fit s’échouer sur les récifs du rivage. Heureusement, il n’y eut aucune victime humaine, mais les dégâts furent tout de même considérables. Les créatures se retrouvèrent libérées de leurs entraves et s’enfuirent en direction des profondeurs des terres, pour recouvrer leur liberté jusque-là bridée. Le plan des hommes nordiques fut donc un échec cuisant. Ils ne se mirent pas à la recherche des bêtes, décrétant qu’ils étaient partis de chez eux depuis bien trop longtemps pour recommencer une quête de ce genre et restèrent dans leur village. Ils espéraient néanmoins que les lycans seraient tenus à bonne distance d’eux avec ces choses dans les parages.

Ce ne fut pas le cas. Et les guerriers crurent alors que les bêtes avaient dû mourir de froid ou de faim.

Mais, quinze ans après leur périple, l’une d’entre elle fit une brève apparition près du village, fidèle au souvenir qu’on se faisait d’elle. Elle captura un jeune enfant et l’emmena sans doute jusqu’à son repaire pour mieux le dévorer. Le vieux chef, mourant, voyait là les germes d’une menace supplémentaire pour son peuple, voulut mettre en place une ultime expédition d’extermination. Ils avaient ramenés un danger encore plus grand que les loups sur leurs terres glacées, ils se devaient de l’éradiquer eux-mêmes.

Malheureusement, il mourut quelques jours après, laissant ainsi à son fils la charge de cette mission. L’homme, charismatique et extrêmement doué en matière de stratégie, réuni les douze plus adroits chasseurs de son village et des communes avoisinantes. Les personnes motivées pour se joindre à lui ne manquaient point mais il voulait être à la tête d’un corps expéditionnaire très qualifié. Huit hommes et quatre femmes constituèrent son équipe et ils purent tous partir, avec chiens, traineaux et armes, en direction du Grand Nord, là où ils étaient plus susceptibles de croiser la route des FANTAST. Le voyage dura trois jours avant qu’effectivement, ils ne tombent sur le repaire des féroces monstres venus d’Europe centrale. Les lieux étaient jonchés de cadavres plus ou moins décomposés et d’une grande quantité d’ossements lupins, signe que leur régime alimentaire n’avait pas trop évolué malgré tout.

Armes en mains, ils se lancèrent à l’assaut des bêtes qui firent de même.

Le combat dura un bon moment et fit, là encore, son lot de victimes. Il fallut que les chasseurs puisent dans leurs ultimes ressources pour venir à bout de leurs irréels adversaires. Seuls sept des dépêchés survécurent à ce massacre, enterrant leurs défunts camarades avec tous les honneurs qu’il était possible de rassembler alors. Il ne restait plus que deux femmes et cinq hommes, dont le fils du chef du village.

Fatigués, déboussolés, il leur était nécessaire de faire le bilan avant de retourner vers leurs villages respectifs. Ils avaient froid, soif et surtout faim. Toutes leurs provisions ayant été consommées, ils n’eurent d’autres choix que d’allumer un feu précaire et de s’alimenter avec la chair des monstres. En soit, cette viande n’avait pas un goût repoussant bien que particulier au palais. Au moins, cela leur permettait de subvenir à leurs besoins. Ils ignoraient que cela aurait des conséquences irréversibles sur eux. Emmenant des réserves de nourriture et brulant le reste, ils regagnèrent leurs foyers, non sans avoir fait une dernière halte auparavant, pour se nourrir, encore une fois. Ceci scella à jamais leurs destins.

Le génome artificiel qui se trouvait dans les hideuses créatures se répandit dans leurs corps, les rendant plus forts, plus agiles, plus rapides mais aussi et surtout, bien plus beaux, tous autant qu’ils étaient. Ils devinrent les prodigieux héros de toutes la Suède et bientôt on ne parlait que d’eux, surtout lorsqu’un jour, l’un d’entre eux put venir à bout d’un loup... À mains nues. Ce changement leur plaisait énormément mais bien vite, leur bestialité s’éveilla également. Ils furent investis d’instinct souvent bas et le premier fut bien évidemment de se reproduire. Chacun étant mariés, ils firent ce qu’il fallut pour faire en sorte de faire tomber leurs femmes enceintes (ou inversement pour les chasseresses encore en vie) ainsi que leurs maitresses, s’ils en possédaient.

Les résultats ne tardèrent pas à se faire voir et l’année suivant le massacre des premières neiges, plusieurs naissances vinrent égayer les maisonnées du village. Tous les enfants étaient prodigieusement beaux, bien plus que la moyenne. Personne ne trouvât rien à redire, d’autant que leurs aptitudes physiques étaient décuplées par rapport à tous les autres. Les pauvres gens ignoraient encore qu’ils avaient devant eux les premiers sang-purs vampires, encore inconscients des possibilités qui s’offrait à eux.

Les parents valeureux de ces gamins avaient involontairement transformé tous les partenaires en être fantastiques, tout comme eux, pendant les ébats. Il était donc normal que les descendants de telles unions soit supérieurs en tous points. Mais puisque tout ou presque s’était fait sans douleur, rien ne trouvât à être redit contre eux. On les aimait bien, même. Ils protégeaient les villages et leur population.

Mais vint un jour où leurs géniteurs ayant combattu les bêtes comprirent que quelque chose n’allait pas. Ils se réunirent avec leurs enfants et ouvrirent une grande discussion. Ceci avait été motivé par l’absence de battements de cœur chez l’un des bambins qui grandissait tout de même. Bien vite les autres furent soumis au même traitement et eux aussi se révélèrent dépourvus de chaleur. C’était catastrophique. Ils firent le lien entre les récits qu’ils avaient entendus à propos des FANTAST durant leur adolescence et ce qu’ils avaient tous fait en dévorant la chair de ces créatures.

De plus, l’état des adultes paraissait se dégrader de jours en jours. L’un était déjà mort, littéralement tombé en morceaux pour aucune raison apparente. Ils ignoraient que leur sang, infecté par le génome des FANTAST, était bien trop puissant pour leurs enveloppes charnelles. Ils se détruisaient de l’intérieur, contrairement à leur descendance qui était, elle, immunisée contre ce problème puisque née vampire. Ils furent tous emportés par ce mal étrange qui les réduisait à l’état de poussière, devant des enfants et adolescents qui avaient maintenant une vague idée de ce qu’ils étaient réellement. Mais ils se décidèrent à garder cela secret pour le moment. Les sept ainés attendirent d’atteindre l’âge de vingt-cinq ans et d’avoir tous et toutes des carrures d’adultes digne de ce nom. L’on commençait à s’interroger sur leurs cas. Mais ce fut là une erreur. Ils passèrent à l’action et éradiquèrent tous ceux et celles ayant pour dessein de s’opposer à eux. Les villages étaient passés sous leurs dominations toujours grandissantes.

Ils se regroupèrent sous sept familles différentes dont les initiales formaient l’anagramme FANTAST. Car ils ne voulaient jamais avoir à oublier les causes de leur existence vampirique.
Suite à cela, ils se disséminèrent plus ou moins aux quatre coins du monde, semant leur mal et rassemblant sous leur coupe – lorsque cela était possible – de nouveaux serviteurs qu’ils pouvaient se créer sans mal aucun. Parfois ils changeaient de noms pour brouiller les pistes. Une nouvelle ère s’exaltait. Les loups venaient de trouver des adversaires à leur mesure.

Telle est la véritable légende des Vampires en ce monde.


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